jeudi 28 juin 2007
Verser dans quelques catastrophismes que ce soit, sans jouer les oiseaux de mauvais augure, nous n'en pensons pas moins que l'heure doit être à la vigilance. Car, aujourd'hui, toutes les conditions d'une instabilité sociopolitique, sont en train d'être réunies par ce groupe d'ethnocentristes guinéens éparpillés à travers le monde. Et qui, à terme, risquent fort d'assombrir le destin de ce pays la guinée, nous étant commun.
C'est pourquoi, ce n'est pas par simple clause de style que nous nous demandons s'il ne faut pas s'inquiéter de la guinée avec ces xénophobes ?
Evidemment, il y aura toujours des personnes promptes à se référer à ces Saints reposant chez nous et dont la "Baraka" continue et continuera, quoi qu'il arrive ou puisse arriver, à "couver" la guinée. De grâce, qu'on laisse ces grandes figures dormir en paix.
Du reste, qu'avons-nous de mieux ou de plus que les autres pays n'ont pas ?
Il faut se dire la vérité, plutôt que de jouer à cache-cache avec elle. La vérité, c'est que ces sectaristes, ces régionalistes parce qu'en panne d'inspiration et/ou d'opportunités, ne font plus rêver ; ne peuvent plus faire rêver. Un peu pour souligner, pour s'en offusquer, que le peuple guinéen a toujours été le "dindon de la farce".
Ces agrégés guinéens récemment nés sont des véritables professionnels de "l'escroquerie politique". Plus soucieux de leurs intérêts propres que de ceux de nos compatriotes. Qui, malheureusement, n'ont pas su et n'ont pas pu résister au "charme envoûtant" des discours démagogiques. Hélas, c'est ça aussi leur politique. Surtout quand celle-ci a fait le deuil de l'éthique et de la déontologie. Au demeurant, c'est cette pénurie d'éthique qui fait qu'on se doit de s'inquiéter de la guinée. Alors qu'il n'y a guère, notre pays était considéré comme exemple et modèle à suivre, aujourd'hui, de tels acquis sont en train de fondre comme beurre au soleil.
A qui, il faut imputer la faute ? A nous tous, à la triade (Fulbhès, Sousous, malinkés), guerzés, tomas, kissiens, bagas, landoumas, mikiforés, et j'en passe, aux acteurs du jeu politique et syndical.
De nos jours certains intellectuels offrent un "cocktail explosif" qui est en train d'être préparé ou mijoté, dans la perspective que voilà. Malheureusement, le pire est à craindre ; il faut s'attendre au pire. Si tant est que, de part (l'ethnocentrisme, le sectarisme, le régionalisme dominent le débat sont tout, sauf rassurants. C'est dire que, sauf miracle, la guinée aura toutes les (mal)chances de basculer dans un cycle infernal de violences aux conséquences difficilement évaluables.
Pessimisme exagéré ? Nullement. Ce dont il s'agit, c'est de faire preuve de lucidité pour prévenir et contenir tout débordement. Au lieu de se dire que "quoi qu'il puisse advenir, force reste et restera toujours à la loi". Fort bien. La réalité, cette réalité crevant les yeux, c'est que dans cette guinée d'aujourd'hui, plus personne n'a peur de quoi que ce soit.
Toutes les bonnes vertus qui, jusque-là, nous distinguaient des autres, sont en train de mourir ou, à tout le moins, d'agoniser. Dans un tel contexte, comment ne peut-on pas s'inquiéter de la guinée, ne devrait-on pas s'alarmer pour le présent et l'avenir de ce pays que nous prétendons aimer au plus profond de nous-mêmes ?
Etant entendu "qu'il vaut mieux prévenir que guérir", nous avons, sur la base de signaux ne présageant rien de bon pour notre si cher pays, voulu, très humblement, tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit tard.
Je m'inquiète comme bons nombres de mes frères et sœurs à travers le monde qui souhaitent une guinée unie et prospère, Une Guinée solidaire.
Par Alpha Kabinet Sidimé, depuis Dakar
Contact alpha.sidime@gmail.com
Pour www.nlsguinee.com