lundi 25 juin 2007
Première Partie
La misère est une chose terrible… ; qu’elle soit morale ou matérielle.
Elle est la « cause essentielle de la délinquance » ! Cependant, ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes ; il faut sérier les cas :
1) La délinquance nuisible des pillards sans foi ni loi regroupe:
- la classe corrompue « aux pouvoirs » ; - les délinquants en « col blanc » ; - les « gens d’affaires louches» ; - les trafiquants de toutes spécialités, dont certains surfent au summum avec les drogues et les armes… etc. Celle-là instrumentalise et utilise les petits malfrats et autres coupeurs de routes ; Elle constitue la pègre qui manipule et gangrène tout le pays ; elle n’a aucune barrière ethnique car c’est une organisation mafieuse.
2- La délinquance « noble ? » (Compréhensible, tolérable), que l’on peut prévenir si on est honnête, juste et équitable. C’est celle qui a poussé un honnête citoyen pauvre, à « voler » du pain pour nourrir des enfants affamés (relisez Les Misérables de Victor Hugo).
Les étudiants guinéens dont les parents sont pauvres, savent de quoi je parle ; car, pendant qu’ils s’échinent à réussir des études dans une précarité absolue, ils observent le train de vie de certains de leurs camarades, qui ne foutent rien… !
Le pouvoir guinéen a sapé et précarisé les militants et les leaders d’opposition fragiles, en se réservant tous les budgets démocratiquement prévus pour faire fonctionner l’ensemble des formations politiques du pays… ; On n’est guère surpris alors, de voir souvent des militants (et parfois des leaders) aux abois, franchir le RUBICON de la corruption, des trahisons et des compromis tous azimuts, pour continuer à exister… ; « l’argent étant malheureusement le nerf de la guerre ».
Le dénuement complet, pose aux plus fragiles un problème de choix cornélien. Et c’est en cela que dans certains cas, je « tolère » certaines défections, certains retournements de veste car, nous sommes très peu nombreux à « supporter » la liberté dans la pauvreté, à l’opulence dans l’esclavage… ; La dignité n’aura jamais de prix pour Nous.
Après ce préambule, une petite mise au point n’est pas superflue, pour étayer certains propos de mon précédent article « CLIMAT Délétère et Mythomanie », parue le 13 juin dernier sur Kibarou.com
Deuxième Partie
Vérités et Mensonges sur la CAGF (Coordination des Associations Guinéennes de France)
… Le bureau sortant de la coordination des associations guinéennes de France (CAGF) présidé par M. Ibrahima Sorel Kéita, a achevé son mandat de deux ans, par la tenue de l’assemblée générale du 27 mai 2007. Pour rappel, il avait été plébiscité le 29 mai 2005 avec plus de 65 % des suffrages exprimés, contre M. Younouss Bah que, dans un esprit de rassemblement et d’ouverture, Nabbie Ibrahim «Baby » Soumah avait proposé comme secrétaire général. Cette proposition fut validée par le Conseil de coordination.
Le jour même où les associations Guinéennes de France, portaient Sorel Kéita, à la tête de la coordination, la France rejetait par un « Non ! » massif (55 %), le projet de traité constitutionnel européen. J’étais à l’époque, membre du bureau sortant de M. Lamine Oularé (2003-2005) ; Je fus réélu avec l’équipe de Sorel (2005-2007) pour mon « dévouement » désintéressé aux causes de notre communauté.
Je suis un des membres fondateurs de la CAGF :
1) J’ai participé à sa structuration en 1996, au sein d’un quatuor dont les autres membres étaient : Dr Moustapha Diop, Alhassane « Singuéléma » Bah, Ibrahima Sorel Kéita ; ce dernier fut choisi comme président et porte parole de ce bureau provisoire, chargé de coordonner les travaux d’élaboration des statuts (entre autre).
2) Nous avons organisé et dirigé l’élection du premier bureau le 2 novembre 1997.
3) Je rappelle que je suis entièrement bénévole ; Je n’ai jamais été rétribué par quoi que ce soit, ni par qui que ce soit et je ne m’abaisserai même pas à lancer un quelconque défi à qui que ce soit, pour prouver quoi que ce soit de travers me concernant.
4) Etant un acteur au centre de la vie de la CAGF, je vais relater la réalité des faits sur l’affaire du compte bancaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, au point de pousser des compatriotes très « bienveillants », à alerter des personnes et des structures étrangères à notre communauté…
Au lendemain de l’élection du 29 Mai, de Ibrahim Sorel Kéita, Mr. Lamine Oularé, fut sollicité pour trouver une date, pour les modalités de passation de service. Il voyagea sans le RDV, pour Conakry vers la mi-juin, « pour une semaine »… ; Mais depuis lors, nous sommes sans nouvelle de lui ; il se serait installé en Guinée pour des raisons que nous ignorons, mais que nous respectons.
Retenez que plus de deux ans après, il n’y a jamais eu aucune passation de « pouvoir ». Le secrétaire général sortant, qui était conservateur de tous les actes administratifs et internes de la CAGF, ne fut jamais en mesure de transmettre le moindre document, au nouveau bureau, présidé par Ibrahim Sorel Kéita.
Le nouveau trésorier M. Tolomsè Camara, et son adjoint Amara Camara, n’ont pu recevoir le moindre document comptable du bureau sortant.
Nous contactâmes alors Madame Makhissa Fadiga, trésorière du bureau sortant de M. Lamine Oularé… ; Elle nous répondit par les révélations inouïes suivantes:
a) M. Lamine Oularé avait pris l’initiative personnelle et individuelle de changer la domiciliation bancaire de la CAGF (donc il avait ouvert un nouveau compte inconnu de tous);
b) M. Lamine Oularé ne lui a jamais communiqué la nouvelle domiciliation bancaire de la CAGF, ni un solde, ni un état quelconque des comptes ou des opérations bancaires.
Nous avions cherché à entrer en contact avec M. Lamine Oularé, nouvellement installé à Conakry, sans succès. Et, pendant ses nombreux voyages au pays, Sorel Kéita a cherché à le rencontrer en vain, malgré des rendez-vous pris par téléphone.
D’où l’embarras et le calvaire, pour le nouveau bureau élu en Mai 2005, qui partait plus bas que zéro, juste avec sa bonne foi et sa volonté de servir la communauté et le pays.
1. Où trouver le nouveau compte bancaire ouvert par Lamine Oularé qui n’en a pas référé à ses collègues du bureau sortant ?
2. Quel est le solde de ce compte ? Et surtout, La CAGF ne serait-elle pas interdite bancaire, par la Banque de France ?
Ces interrogations légitimes n’ont jamais ébranlé notre confiance, en Lamine Oularé, que je respecte et qui fut un fidèle et dévoué serviteur de notre communauté. Il avait été élu pour son honnêteté, sa probité morale et son dévouement, en janvier 2000 et réélu en 2003.
Notre premier président Mr Alhassane Barry (1997-2000), a suivi de très près tout ce scénario et participait à toutes nos réunions, y compris pendant sa période de présidence du FORIM.
Tous les acteurs significatifs de notre communauté auraient pu vous répéter exactement, tout ce qui précède… ; Donc, le bureau élu en Mai 2005 a hérité d’une situation inhabituelle, déconcertante et déstabilisante pour démarrer quoi que ce soit. Par exemple, les chèques à l’ordre de la CAGF, depuis cette date, n’ont servi à rien et pour ceux qui étaient sans ordre, j’ai personnellement proposé au trésorier principal, Mr Tolomsè Camara, de les encaisser sur son propre compte bancaire et de les remettre ensuite en espèces au nouveau bureau, avec des attestations et des reçus, pour éviter toute accusation de malversation financière.
Mais Tolomsè Camara, pour des raisons qui lui sont propres, n’a pas mis en application cette suggestion entérinée par le bureau ; d’où l’incertitude actuelle, de tirer quelque chose de ces chèques trop anciens, et pourtant, un nouveau compte a pu être crée récemment, mais très difficilement, en raison du passif et des contentieux légués par les prédécesseurs.
Soulignons au passage, que la gestion de Tolomsè a été rigoureuse, à ceci près qu’il ne pouvait rien se passer, vu l’absence de compte bancaire. Les entrées possibles, à ma connaissance, sont assurées par les cotisations des associations membres, ou par des financements de projets. Soulignons immédiatement, que rien ne peut trouver financement en France, sans passer par des virements bancaires et une fois les projets réalisés, un rapport doit être présenté systématiquement aux bailleurs, dans le cadre d’une restitution organisée pour justifier le moindre euro dépensé. On ne fait pas n’importe quoi dans ce pays.
La chance de la CAGF, réside dans le fait que son président, est également président de BDM (Banlieues du Monde). La coordination a ainsi pu utiliser le siège, les moyens et les structures de BDM, pour travailler et pour soutenir certaines associations car nous n’avions plus accès à « Pantin ».
Conclusions : Ces informations partielles, éviteront à Mr Ismaël Bah, dont j’ai la lettre de menace sous les yeux, de perdre son temps à nous traduire devant la justice française pour détournements. Il est allé jusqu’à promettre des papiers et du travail à ceux qui le renseigneraient sur les agissements de la coordination. C’est tout de même étonnant car, j’ai rencontré et sympathisé avec le personnage et je ne l’ai jamais attaqué sur sa « Fédération des Associations des Guinéens et Africains en France ».
Au lieu d’aller à l’ambassade de France jusqu’à Conakry, pour « tirer sur nous », et menacer nos membres sans papier, nous attendons plutôt qu’il convie tous les guinéens à une première AG, ou une simple réunion publique et il constatera que sa fédération n’a jamais subi, et ne subira jamais aucun préjudice moral ou matériel de la part de la CAGF et de tous ses sociétaires.
C’est l’occasion importante de savoir, que sur la centaine d’associations guinéennes partenaires de la Coordination, seulement seize ont payé la cotisation annuelle de trente euros, depuis deux ans. Donc, 30x16=480 euros. Quelle fortune ?
Lorsque notre président a réussi à ouvrir le nouveau compte bancaire de la CAGF en toute transparence, il en a avisé les membres du bureau et aussi toute la communauté guinéenne, notamment par l’appel à collecter des fonds pendant les évènements, et pour participer au rapatriement de la dépouille de Ibrahima Sylla, l’étudiant lâchement assassiné à Marseille.
Voilà la réalité des faits, sur un des aspects des problèmes financiers et des activités du bureau sortant.
Incapables de l’attaquer sur son bilan général salué et approuvé par la quasi totalité des associations membres, certaines personnes tentent de « salir » Sorel Kéita, en essayant de semer le doute dans l’esprit de nos compatriotes, sur sa moralité, son honnêteté...
La communauté guinéenne est avertie et vigilante; elle sait reconnaître en son sein, ceux qui sont soucieux de l’intérêt général, et n’utilisent pas la CAGF comme un tremplin, un marchepied pour assouvir leur intérêt privé, et leur dessein inavoué.
Le bureau sortant répondra sereinement, avec preuves à l’appui, à toute accusation mensongère à son encontre.
La vérité vaincra et balaiera toujours le mensonge, les affabulations et les complots!
A bon entendeur salut !
Oumar Cissé
(Membre fondateur et Secrétaire à l’Organisation de la CAGF)
Tel : 06 60 95 23 58 / 01 46 42 14 79
Contact : essikleduc@yahoo.fr ; essic04@hotmail.com
Correspondance de :
Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH, France
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