Afrique (Pauvreté) : Espagne: nouveau drame de l'immigration, 3 morts, 14 disparus
02 octobre 2005
Trois candidats africains à l'immigration en Espagne sont morts. Quatorze sont portés disparus après le naufrage de leur embarcation aux larges des îles Canaries, rapporte la radio publique espagnole.
Dix-sept personnes ont pu être secourues mais les garde-côtes ont peu d'espoir de retrouver les disparus vivants, précise la radio.
Par ailleurs, 150 clandestins originaires d'Afrique du Nord ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de franchir illégalement le détroit de Gibraltar.
Cette semaine, cinq candidats à l'immigration ont été tués en tentant de franchir la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta. Le ministère espagnol de l'intérieur a diligenté une enquête sur cet incident, deux des personnes décédées ayant été tuées par balle. On ignore l'identité de l'auteur des coups de feu.
Source : www.lematin.ch
© SDA-ATS News Service
Espagne: premiers transferts d'immigrants de Melilla vers la péninsule
Au moins 200 immigrants du centre d'accueil saturé de l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc, seront transférés vers des centres d'accueil de la Péninsule ibérique avant mardi, a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture de Melilla.
Ces premiers transferts depuis les tentatives d'infiltration massive de lundi et mardi se feront par petits groupes, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la préfecture qui a indiqué que 56 personnes avaient déjà quitté Melilla samedi soir pour Madrid à bord d'un avion affrété par le gouvernement.
Parmi les 200 immigrants envoyés sur le continent européen, 58, dont des femmes accompagnées d'enfants, seront autorisés à rester en Espagne.
Le reste risque de se voir délivrer un ordre d'expulsion, impossible à appliquer dans la pratique pour la majorité des cas, les immigrants se déclarant originaires de pays n'ayant pas signé d'accord de rapatriement avec l'Espagne.
Jusqu'à présent, seuls l'ont fait l'Algérie, le Maroc, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Nigeria et le Ghana, selon le ministère de l'Intérieur.
Si leur nationalité n'a pas pu être établie, les sans-papiers sont laissés en liberté au bout de 40 jours avec en poche un avis d'expulsion qui les empêche de travailler légalement.
Beaucoup ne suivent pas cet avis et restent en Espagne, porte d'entrée de l'espace Schengen (13 pays de l'UE, plus la Norvège et l'Islande, entre lesquels la circulation se fait sans contrôle).
Dans une réponse au groupe parlementaire de Coalition Canarienne (CC), parti de l'archipel des Canaries, autre porte d'entrée de l'immigration clandestine en Espagne, le gouvernement espagnol avait affirmé en avril que "la signature d'accords était prioritaire avec les pays d'où viennent la majorité des clandestins", c'est-à-dire le Cameroun, la Gambie, la Guinée, le Mali et le Sénégal.
Le Centre d'accueil temporaire (Ceti) de Melilla est saturé depuis qu'un millier d'immigrants africains ont tenté de passer en force le grillage-frontière entre Melilla et le Maroc lundi et mardi. Environ 300 avaient réussi à passer.
Pour héberger des dizaines de personnes restées aux portes du centre, le gouvernement de Melilla avait dû déployer une vingtaine de tentes samedi après-midi et une cinquantaine de volontaires supplémentaires pour les besoins du centre, dont 149 résidents sont des femmes, beaucoup avec des bébés.
Source : www.lematin.ch
© AFP Agence France-Presse
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