vendredi 15 juin 2007
La Guinée, dans une nation pillée, violentée, appauvrie abusivement et finalement enclavée à la misère et au désarroi économique, les Guinéens et guinéens ont de façon suicidaire et fatale, commis l’erreur de confier leur avenir à des dinosaures rescapés de la vielle garde du Général Lansana Conte. Le retour des mammouths sans vision d´avenir, sans concept et sans idées nouvelles ne feront que retarder le changement tant souhaité par la majorité des Guinéens et Guinéennes, volontairement appauvris par cette oligarchie militaro-mafieuse à la tête du pays depuis plus de deux décennies.
Les Guinéens continuent de tourner autour du pot. On continue de recycler les mêmes ordures politiques, les mêmes fossoyeurs de l’économie et les mêmes responsables des crimes de sang et de délits économiques. Il faut comprendre que cette permutation cyclique de ceux là mêmes qui ont mis le pays à plat ventre, ces criminels et fossoyeurs des intérêts légitimes du peuple de Guinée, qui ne seront jamais des héros, encore moins des exemples vertueux de responsabilité politique et d’amour de leurs concitoyens, constitue une insulte à l’intelligence des Guinéens. Il faut être clair et dire la vérité. Il faut appeler le chat par son chat, et chasser ces cancrelats de la tête de l’administration du pays. Il est irrationnel de vouloir utiliser l’aspirine pour soigner une hémorragie.
La Guinée (le camion) est en panne de moteur (leadership). Il remplacer le moteur (Lansana Conte) au lieu de changer de chauffeur (Sidya Touré, Lamine Sidimé, Cellou Dalein Diallo, Eugène Camara et maintenant Lansana Kouyaté).
« À force de tourner en rond comme de vielles toupilles, les Guinéens perdent le sens des réalités et celui de l’urgence alors le chemin à parcourir est long et tortueux, et il (le chemin) exige de chaque citoyen une séparation claire et précise entre la graine et l´ivraie, couplée d’un effort et d’un courage indéfectible à changer les choses en Guinée ».
Si les Guinéens continuent à tourner toujours autour du pot, ils risquent d’égarer de plus ceux qui ont plus de difficultés à s’orienter et à saisir la portée exacte de la problématique du combat pour le changement en Guinée, ses exigences et ses priorités imminentes. Au-delà des larmes, des lamentations, il faut une volonté irréversible de changement pour une Guinée libre, indépendante, souveraine et consciente de ses devoirs envers elle-même.
Celui qui ne voit pas l’urgence de changement en Guinée, au regard de toutes les erreurs, de toutes les humiliations, toutes les vicissitudes auxquelles la nation s’est exposée depuis un demi-siècle et plus particulièrement depuis l’arrivée du plus grand criminel que la Guinée ait connu, le Général Lansana Conte, celui-là possède un cœur de bois, ou ne connaît ni l’histoire, ni la portée réelle des maux, des intrigues et de la rapace cupidité qui se sont abattus sur le pays.
Si les Guinéens (guinéens) veulent le changement, ils (elles) doivent y mettre la main. Personne ne viendra faire le travail des Guinéens en leur place. Personne ne viendra remplacer les Guinéens sur la ligne de front pour le combat du changement et si les Guinéens laissent d’autres se battre pour eux, ils perdent leur valeur humaine (honneur, fierté et dignité).
Les Guinéens (guinéennes) doivent prendre à cœur qu’ils sont des êtres humains et non des bêtes sauvages irresponsables. Ils ont des devoirs envers eux-mêmes, envers les générations futures, envers la société humaine.
Si les Guinéens veulent grandir dans leurs cœurs et garder le respect de leur propre identité, celle de leurs enfants, il faut réclamer, œuvrer et imposer leurs droits et devoirs, défier ceux qui veulent les imposer la souffrance, braver ceux qui leurs vouent à la pauvreté et à la misère la plus rance, affronter ceux-là qui leurs refusent toute humanité et montrer que derrière cette apparente résignation populaire du peuple de Guinée, que les Guinéens (Guinéennes) ont un sens de l’histoire aussi aigu que téméraire.
« Face aux moments difficiles et aux défis, celui qui ne se lève pas pour se battre, celui qui n’organise ni la lutte, ni le changement est celui-là qui a déjà tout perdu ». Il n'est pas question que les Guinéens s’exonèrent de leurs responsabilités, car le Général Lansana Conte n'est pas le seul responsable des grands maux qui frappent notre pays. Chaque Guinéen est en parti responsable par soit par action directe en connivence avec le régime esclavagiste de Lansana Conte, soit par inaction face aux dérives qui saignent le pays. Ne dit-on pas que : « qui ne réagit pas consent ».
Chaque Guinéen (Guinéenne) doit devrait se poser la question de savoir : « qu’il (elle) a fait pour empêcher cette descente dangereuse aux enfers de la Guinée ? »
La niaiserie serait elle génétique chez les Guinéens (Guinéennes) ?
Il a fallu 26 années, et cela seulement après la mort de Sékou Touré, pour faire comprendre aux Guinéens que le pays était nourri par de la propagande et les mensonges, pour en acclamer le régime de la deuxième république dirigé les militaires qui ont promis du lait et du miel aux Guinéens qui venaient d’ouvrir leurs yeux pour voir l’état de régression économico-politique de la Guinée.
Alors commence, la période de Lansana Conte et les Guinéens tombent dans la léthargie mentale, s’endorment et bouchent leurs oreilles pour se réveiller après 24 ans pour constater que : au lieu d’avancer, le pays a reculé de façon très dangereuse et suicidaire.
Pourquoi, a-t-il fallu une autre période de 23 ans pour faire comprendre aux guinéens que le pays marchait renversé sur sa tête au lieu de marcher avec les pieds ? Le cerveau dans la boite crânienne des Guinéens a-t-il été remplacé par la bouse de vache ? Combien de temps encore, pour que les Guinéens réalisent que le Nouveau Premier Ministre leurs rôle dans la farine, dans une litanie de promisses vides de contenu, irréalisables et visant à prolonger l’agonie des Guinéens ?
On ne peut construire une maison sans une fondation et tout comme on ne peut pas bâtir une nation sans un Etat de droit, et pour qu’il y ait un Etat de droit, il faut le départ de Lansana Conte et tout sa clique militaro-mafieuse.
Il est grand temps que les Guinéens et Guinéennes cessent de croire à la facilité et au père Noël, à tous ces concepts du jeu des dupes et situations bancales qui, n’a aboutiront jamais à l’amélioration des conditions de vie des citoyens mais qui malheureusement entraîneront plus profondément les Guinéens dans le gouffre amer de leur négation.
Combien d’illusions bienfaisantes, trompeuses et faciles, de promesses de la lune sur la terre, de miracles de grandeur « développemental » qui se sont révélées plus tard n’être que de cruels mirages, que les Guinéens en un demi siècle ont laissé derrière eux ?
Il est essentiel de reconnaître maintenant et dans le futur, les choses seront encore plus complexes, plus difficiles qu´elles n’apparaissaient hier. Les promesses d’hier étaient plus facile à tenir que celles d’aujourd’hui et seront encore plus difficile à honorer dans le futur. Les Guinéens ne doivent pas tomber dans des illusions naïves que Lansana Kouyaté est venu pour régler le mal, la malédiction et la misère des Guinéens. Il est loin d’être une « Messie », une « divinité », une « sainteté », « l’homme providentiel ».
Le Général Lansana Conte a choisi Lansana Kouyaté parce que ce dernier était le moindre mal pour permettre de récupérer ce qui est récupérable de son régime, pour réinventer une nouvelle stratégie pour se pérenniser au pouvoir en attendant de choisir celui va le remplacer. Eventuellement, Lansana Kouyaté évitera l’affrontement avec son maître, Lansana Conte, pour lui permettre de continuer à bâtir sa fortune, gagner de l’argent, et éventuellement, à repartir si les choses se détériorent ou encore, destitué s’il ne répond plus aux « orgasmes politiques » de Lansana Conte.
D’ailleurs, tout comme les autres Premiers Ministres qui l’ont précédé, Lansana Kouyaté croient fermement au cirque politique que : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».
Les Guinéens doivent avoir le courage et l’honnêteté de dénoncer les tares de la société, dire haut et fore ces vérités dérangeantes que le pouvoir en place veut absolument cacher, et travailler à la mobilisation des citoyens, la société civile, les syndicats et l’armée pour l’éveil de leur conscience pour sauver le pays.
Quarante neuf ans après l'indépendance, les résultats sont catastrophiques sur tous les plans en Guinée. Les dirigeants Guinéens n’ont qu’un seul sport : « l'enrichissement personnel ».
Les tares et les anti-valeurs héritées de la période de la première république ont été amplifiées, glorifiées pendant la période autoritaire et esclavagiste de Lansana Conte. Elles sont encore très présentes dans la culture politico-économique de la Guinée, elles se sont accentuées avec la crise socio-économique. Aujourd’hui comme hier, tout se marchande: les âmes, les hommes, les voix, le pouvoir, la légitimité, la légalité, etc.
Où va le pays ?
La Guinée n’avance guère, parce que la complicité et la corruption des « élus » et autres cadres imposés dans l’administration, minent inexorablement la légitimité des institutions et leur fonctionnement efficace.
La Guinée ne peut pas continuer à être « gouverné » comme un bien sans maître. La Guinée offre image effroyable d’une sorte de bateau ivre sans maître à cause des tiraillements dans l’espace présidentiel et le déficit de leadership. Pour être plus spécifique, les Guinéens se voient collectivement embarqués à bord du « Titanic » qui fonce à toute vitesse contre un iceberg….Et ceux qui sonnent les sonnettes d’alarmes sont ignorés, les tenants du pouvoir pouvant se permettre le luxe d‘ignorer le danger et les conséquences de leurs comportements irresponsables.
Quelque soit l’issue de ce suicide politique programmé, la Guinée a besoin d’une troisième république et la mise en place d’un gouvernement dynamique et ambitieux, capable de faire face aux énormes défis de la reconstruction nationale et la reforme en profondeur de l’administration publique et de la justice qui sont incontournables.
Les Guinéens en ont marre de cet éternel recommencement de faillite sous la houlette d’une équipe dirigeante passive et immobile, incapable d’imprimer son impulsion sur les orientations fondamentales de la vie politique de la nation.
Le Nouveau Premier Ministre et son équipe chantent des discours très contradictoires. Ils se réclament et parlent au nom du peuple mais restent à la fois absolument aveugles à la misère du peuple et sourds à son cri de détresse et à ses appels de justice contre les crimes commis, de facto légitimant l’impunité comme modèle de gouvernance.
Les projets de démocratie, de justice, de liberté d’expression et de reconstruction dont ils se disent porteurs ne sont que de vains slogans. Leur seul et unique objectif est de se maintenir à tout prix au sommet de l’Etat, d’accéder à l’argent facile, d’acquérir biens et matériel, vivre aux frais de l’Etat; bref, de préserver les avantages acquis.
Après quarante neuf (49) ans d’indépendance, la raison, la science et la sagesse ont complètement déserté la « conscience » des dirigeants du pays rendant la Guinée orpheline de personnalités fortes et respectées incarnant la conscience nationale, orpheline des chefs politiques dignes de nom ou porteurs d’un projet social pour le pays, ayant une vision de refondation de l’Etat, de construction et de modernisation du pays.
Les dirigeants actuels et les cadres de l’administration devraient se regarder la vérité en face et admettre sans honte qu’ils ont manqué à leur devoir d’être des serviteurs du peuple, qu’ils ont manqué de courage pour dénoncer les dérives et les anti-valeurs et pour résister à la corruption du pouvoir politique. Ils se sont tous laissés piéger, entraînés et corrompre par le plaisir de la chair, l’argent facile, le matériel, etc. C’est une tragédie nationale.
La lutte pour le changement sera encore plus âpre et plus onéreuse, demandant plus de sacrifices (vie et sang) avant que les Guinéens ne commencent à voir le bout du tunnel. Peut-être que cette génération passera sans l’avoir jamais vu si l’hésitation continue…
Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com
Partenaire de www.nlsguinee.com
NB : Mamadou Diallo est Médecin (Physician)
American Academy of Family Physician Board (AAFP) Certified
United Stated Medical Licensing Examination (USMLE) Certified
Educational Commission of Foreign Medical Graduate (ECFMG) certified
Member of the American Medical Association (AMA)
Dr. Diallo has completed a three years Family Practice Residency Program (Médecine Générale) at Lutheran Medical Center and Maimonides Medical Center (Pediatric Emergency and Psychiatry), Brooklyn in New York, USA
Presently, Dr. Diallo is working as a Family Practice Physician (Médecin Généraliste) at the Indian Health Service (IHS) in Idaho, USA
Dr Diallo is laureate of many awards in Medical Research Projects in New York.
(Dr Diallo est récipiendaire (lauréat) de plusieurs prix en Recherche Biomédicale à New York, USA)