lundi 11 juin 2007
Le climat qui règne actuellement à travers toute la Guinée est indescriptible tant sur le plan social, politique qu’économique.
Malgré la révolte des syndicats et la société civile pour l’amélioration des conditions de vie des Guinéens, une révolte qui avait conduit à la signature des accords tripartites entre les manifestants et le Gouvernement dont les points saillants des revendications étaient d’interdire la sortie des produits locaux du pays, le choix d’un Premier Ministre de consensus, chef de Gouvernement, aujourd’hui, sur le terrain, la réalité est tout autre; la misère a battue le record dans la compétition des maux dont souffrent les citoyens qui ne savent plus par où se diriger pour sortir de cette galère extrême.
La violation des accords tripartites est flagrante, les produits locaux continuent de prendre d’autres chemins. Les pauvres ménagères ne parviennent plus à trouver du poisson au marché, les prix des denrées alimentaires ont galopé. Le coût du carburant reste élevé, cette situation fait que certains travailleurs ne se rendent qu’une voire deux fois par semaine au travaille.
Les gens ont faim, ils sont déçus du retard du changement tant attendu. Partout à travers la ville de Conakry, le slogan est le même : le premier ministre sera-t-il à la hauteur des attentes de la population ? Le Président Conté le laissera-t-il jouer son rôle ? Pourquoi le changement tarde à venir ? Ce sont là autant de questions que tous les Guinéens de posent. Autre réalité qui accentue la désillusion des pauvres citoyens, la Première Dame et l’épouse du PM passent la journée à circuler ensemble dans de grosses voitures au vu de tout monde.
Quant à la chère maman du premier ministre, le domicile du Président Conté à Bouramaya est devenu sa seconde maison.
Tout les Guinéens pensaient que le régime actuel était une opportunité offerte à la Guinée pour oublier le passé peu appréciable du régime défunt. Le paradoxe est que chacun cherche à faire savoir aux dirigeants qu’ils font correctement leurs devoirs.
Le peuple a eu confiance à ces dirigeants mais hélas, entre gouvernants et gouvernés la route est mal balisée et le résultat de la coopération est unilatéral au détriment des gouvernés. La Guinée est mal partie, elle s’est égarée dans un tourbillon de laisser-aller.
Au lieu que l’exemple vienne d’en haut et l’imitation d’en bas comme l’a dit l’autre, chez nous, c’est tout le contraire. Généralement, les recommandations s’avèrent vite vaines si le comportement de ceux qui sont aux postes les plus avancés n’est pas conforme au discours officiel.
M. Elhadj Diallo, directeur de publication de guineecitoyens.org
La rédaction de www.guineecitoyens.org
pour www.nlsguinee.com