vendredi 08 juin 2007
Après un temps normal de patience, je trouve que le moment est venu pour examiner la situation actuelle de notre pays sous l'ère Kouyaté.
Saluée par tout le pays (si je peux le dire ainsi), l'arrivée de Monsieur Lansana Kouyaté comme Premier Ministre de consensus avait donné un grand espoir à plusieurs guinéens, même si les sceptiques objectifs (comme nous) sont restés tout droits dans leurs bottes.
Dans l'éphorie, plusieurs mesures furent prises et saluées par le peuple. Et les jours se suivaient mais sans jamais se ressembler, et...
Aujourd'hui la réalité commence à gagner sur le rêve : la situation est loin d'être maîtrisée. Les prix ont commencé à grimper, les anciens délinquants de la république retournent aux affaires et cette fois ci bien vitaminés et requinqués! Comme à la BCRG.
C'est pourquoi sans jeter de l'anathème à personne, je commence par sombrer dans la déception à l'instar de certains. La misère n'est jusqu'ici criarde. Conakry est sous le noir dans plusieurs de ses quartiers. Les militaires pour un rien pillent les boutiques.
Les coupeurs de routes font leurs chasses. La commission d'enquête pour les crimes n'existe pas encore, les gouverneurs et préfets sous Conté sont encore là. Les routes interurbaines sont vétustes. Les jeunes chômeurs sont là autour du thé ou dans les cafés du matin à X heure, les victimes de la répression sont oubliées.
On parle, on propose, on promet. Pas plus...Même les devises ont grimpées. Donc pratiquement, qu'est-ce-qui se passe ?
Tout en reconnaissant qu'on ne peut pas changer un pays en trois mois mais en voulant nier une évidence aussi nettement visible qu'une bosse sur le dos d'un dromadaire, le gouvernement Kouyaté et ses avocats supporteurs s'adonnent à une pratique fort bien tournée en dérision par le défunt humoriste Coluche: "Fermez les yeux pour voir".
Pour nous (sceptiques?),il faut avoir les gouttes d'acides dans l'œil et le cerveau en liquéfaction pour dire: "Le pays bouge bien sous Kouyaté".
Nous restons toujours convaincus d'une chose: en Guinée, il faut chasser le Président Conté et son pouvoir, si non tant qu'il est aux commandes, nous n'allons jamais aspirer au bonheur souhaité. Et cela quelque soit l'expertise des premiers ministres nommés, Lansana Conté et son système sont à chasser. C'est la première condition pour un véritable décollage de notre pays.
A nos consciences !
Ansoumane CAMARA
Président du comité d'initiative du journal Nouvelle Jeunesse
Porte Parole de l'Action de la Jeunesse Guinéenne pour l'Alternance Démocratique et la Prospérité (AJGADEP)
Contact : ansoumanecamara2000@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com