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    Libre Opinion : Le danger qui plane sur la Guinée

     mercredi 06 juin 2007   

    Depuis l'arrivée de Lansana Kouyaté à la primature les choses bougent à grande vitesse en Guinée: l'espoir, le désordre, les changements de veste, les manœuvres politicienne etc.

    Comme Barros Diallo l'a écrit dans son article du 12 février sur soc.culture.guinea-conakry (la nouvelle indépendance), et comme Ben Daouda Touré l'a aussi affirmé dans son article de 4 juin sur Kibarou.com (réveil), le peuple guinéen et particulièrement la jeunesse guinéenne doivent se réveiller et ne pas laisser la nouvelle chance d'un véritable changement s'évanouir comme en 1984. Il faut se méfier des séducteurs opportunistes du genre Sékou Touré de 1958 et du CMRN de 84.

    Aucun leader politique guinéen actuel ne mérite notre confiance au point de lui remettre notre pays après Lansana Conté dont ils ont contribué à renforcer. Quand Lansana Conté a proposé le bipartisme qui aurait certainement mis fin à son propre règne, les opposants guinéens se sont battus corps et âme contre cette mesure qu'ils ont qualifiée de restriction à la démocratie. Mais tous ont soutenu la mesure qui dit que pour être candidat aux législatives ou aux présidentielles il faut impérativement être membre d'un parti politique. Ils sont tellement égoïstes, anti-patriotiques et méchants qu'ils ont préféré déchirer davantage le tissu social en créant des regroupements ethniques et en se garantissant le monopôle de la vie politique du pays.

    Tout Guinéen désireux de servir le pays ou ayant des ambitions qu'ils ont ne doit avoir d'autre choix que de se ranger derrière eux ou former un parti satellite. Parce qu'ayant déjà procédé à un partage ethnique du pays, un nouveau parti ne pourrait se fonder qu'avec des cercles familiaux des membres du bureau. Et même là, ce serait difficile de rallier les inconditionnels qui pensent plutôt à la chance de l'ethnie. Ainsi, ils se contentent juste de tirer leur part avec des postes de député et chefs de partis vivant des collectes du peuple et des commerçants ou des affaires louches.

    Le meilleur de tous les partis, dans sa composition, est sans doute l'UFR. Mais en examinant à la loupe le parcours et les manœuvres de Sidya Touré, on est en droit d'avoir peur, très peur pour l'avenir de la Guinée. Sidya a évolué en Côte d'Ivoire y étant connu comme Ivoirien. Il y aurait même des documents administratifs selon lesquels il serait né en Côte D’Ivoire. Alors qu'en Guinée il serait Guinéen né en Basse Côte!

    Comme M. Kyle Diallo l'a dit dans une de ses brillantes analyses, il arrive que l'on change légalement de nom mais pas de date et lieu de naissance. Les partisans de Sidya réagissent bravement à chaque fois qu'on parle de l'homme mais plutôt pour énumérer "les bien faits" et "preuves de bonne gestion" de leur idole, comme pour détourner le débat de la vraie question posée!

    Sidya a évolué comme fonctionnaire dans l'administration ivoirienne avant d'être promu Premier Ministre et chef de gouvernement en Guinée. Il est un des hommes les plus riches du pays et fait des affaires. D'où a-t-il cette fortune?

    Bon, jusqu'à preuve du contraire, disons qu'il a honnêtement gagné cette fortune étant fonctionnaire qui se débrouille dans les affaires. Ça doit être très rare mais admettons-le! Le problème, c'est que Sidya est prêt à toute sorte de manœuvres pour arriver à ses fins et le Guinéen est devenu un genre de marchandise-bon-prix après 26 années de sékouisme suivies de 23 années de contéisme.

    Les regroupements politiques sont salutaires et je souhaite que d'autre fasse de même. Mais ceux qui ont soutenu Conté jusqu'à la grève pour le quitter maintenant en faveur de Sidiya ne sont pas des patriotes qui pensent au changement. Ce sont des marchandises tout court. Bientôt Lansana Conté ne serait plus ou aurait du mal à payer. Alors ils se donnent à celui qu'ils croient bientôt arriver à la place de Conté. Et Sidya passe de plus en plus pour le favori. Cela, il le prépare depuis son arrivée en Guinée.

    Analysons biens les choses : les partisans de Sidya aiment se venter de son passage brillant à la "Primature". J'avais été très fan de cet homme moi aussi avant. Mais, à bien étudier les choses, j'ose déclarer que Sidya n'a fait que tromper et corrompre le peuple guinéen tout ce temps.

    Voyons les faits : Premier Ministre, il vient avec son équipe spéciale (qui est autour de lui aujourd'hui) et place ses hommes à tous les niveaux. Il installe et renforce ses affaires qui génèrent davantage d'argent grâce à sa position. Il prend des mesures populistes et très coûteuses pour l'Etat pour émerveiller les populations (restriction de train de vie et de vol pour les petits fonctionnaires, courant électrique et eau courante dans les quartiers).

    Malgré que Sidya avait bénéficié de beaucoup d'aide financière, l'homme qui ne voulait qu'être populaire et préparer son arrivée sur la scène politique n'a pensé qu'à des solutions passagères à effet immédiat, juste pour le temps qu'il est là. C'est pourquoi après lui, l'Etat guinéen n'a fait que boiter avant de tomber définitivement en 2006. Pendant que Sidya luttait contre la corruption et les détournements des petits fonctionnaires, les membres de son gouvernement, comme les frères Fofana, pillaient le trésor public et ses amis placés à la BCRG ouvrent les comptes de l'Etat à Mamadou Sylla. Les plus grandes violations des droits de l'homme et de l'Etat de droit se passeront sous le gouvernement de Sidya :

    • Kaporo Rail : des milliers de Guinéennes et de Guinéens verront leur existence détruite par le gouvernement de Sidya alors qu'ils avaient légalement acheté leurs terrains et investi des fortunes là-dessus.

    • Des députés de la commune de Ratoma seront arrêtés pour avoir protesté, altraités, illégalement déchus de leur mandat par le gouvernement et emprisonnés. Aussi, on excise la démocratie naissante en Guinée en remplaçant les élus locaux par des nominations.

    • Alpha Condé a été arrêté par le gouvernement sous Sidya et exhibé comme un vulgaire bandit à la TV alors qu'il était député et chef d'un grand parti politique guinéen.

    Si Sidya était démocrate ou sensible aux droits de l'homme et à la souffrance des Guinéens, il aurait pris distance à l'époque si ces décisions tombaient sans lui. Est-ce que cet homme doit encore mériter notre confiance pour apporter un changement démocratique en Guinée ?

    Quand Sidya a été renvoyé par Lansana Conté, on apprend un beau jour que l'UFR, dont il n'était pas membre, l'a investi à sa présidence! Sans bruit aucun avant! Comment cela a- t- il été possible avec une telle facilité ?

    L'explication que je trouve est la suivante : de même que Sidya a créé des organisations pour infiltrer ou constituer la Société Civile afin de rester incontournable et le contrôleur de tout en Guinée, soit ce parti n'était qu'une œuvre non déclarée de Sidya, soit il l'a acheté comme le cas des satellites du PUP maintenant.

    Nous devons faire attention en Guinée. Sinon, on risque de connaitre l'expérience amère du Pérou. Connaissant d'énormes difficultés économiques et sociales, ce pays a élu en 1990 un certain Alberto Fugimori à sa présidence. Le sentier lumineux, il incarne alors l'espoir d'une modernisation et des solutions aux problèmes péruviens.

    Après 2 ans seulement, on se rend compte de la bêtise nationale : il se maintient au pouvoir par un coup d'Etat civil en 1993, gagnant, à cette occasion, son surnom de Pinochet. Il lance son pays dans une guerre hasardeuse contre l'Equateur en 1994-1995. La conduite autoritaire du Pérou se retrouve en butte à des conflits de personnes et à des scandales répétitifs atteignent l'entourage du Président ainsi que sa personne. Déconsidéré, il ne peut même plus envisager une nouvelle réélection et c'est du Japon qu'il annonce son abandon du pouvoir à la fin 2000.

    Après avoir saccagé le Pérou, Fugimori a simplement fait valoir sa nationalité japonaise pour rester là-bas et échapper à la justice péruvienne.

    Je ne dis pas que la Guinée peut connaitre un tel cas avec Sidya; mais j'aurais souhaité que ce genre de personnes ne prennent pas tout de suite le pouvoir après Lansana Conté et avant que l'Etat guinéen ne soit restauré. Le risque est trop grand et l'homme est capable de tout. Est-il d'ailleurs un hasard si son parti est le seul à avoir un poste dans le gouvernement de Kouyaté avec M. Baidy Aribot ?

    Je ne veux en rien mettre les qualités de l'intéressé en doute ici. Je l'aime bien d'ailleurs. Mais il fait partie de ceux qui avaient été arrêtés dans l'affaire de l'UFR et Kouyaté voulait laisser les partis hors de son gouvernement.

    Fofana et Kouyaté sont devenus très proches. Kouyaté enrichit Mamadou Sylla et Santulo qui sont des amis de Conté. Il accepte la nomination des cadres de la BCRG qui sont aussi proches de Sidya que Conté et Fofana vient bénir leur passation de service à l'insu de ses collègues. Nous avons observé ces jours passés des mouvements et des programmes entre Mamadou Sylla, Dr Fofana et certains cadres de l'UFR à Paris!

    Qu'est-ce qui se concocte sur le dos du peuple guinéen? Nous devons nous réveiller: Sidya est fort et est prêt à tout, Mamadou Sylla est un parent et riche: les deux peuvent tout acheter et vendre!

    Je crois que Kouyaté fait son propre jeu. Il ménage Conté et fait des projets qui peuvent être appréciés par le peuple. Ainsi, il s'assure rester jusqu'à la mort du président ou être populaire au moins. Mais il doit savoir que les deux sont très difficiles à concilier : satisfaire Lansana Conté et le peuple!

    Aux jeunes étudiants et autres couches fragiles, je demanderais de la patience et de la retenue. Certes certains ministres de Kouyaté font du bon travail.

    C'est notamment le cas de celui de l'Information, de la défense, de l'éducation, de la justice, des mines etc. Cela ne doit pas pousser les élèves et étudiants à vouloir tout exiger maintenant et faire des troubles à tout moment. Cela pourrait fragiliser Kouyaté et détruire le vrai espoir de changement. Car, Kouyaté ne doit pas nous donner des bonbons comme Sidya a fait. Laissons-le faire des projets durables et préparer la transition démocratique avec les élections législatives de décembre. Il ne peut pas tout faire d'ici là.

    Alors donnons la priorité aux réformes démocratiques qui nous ouvriraient la porte aux autres opportunités!

    Sadio Barry, depuis l'Allemagne
    Pour www.nlsguinee.com


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