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    Guinée : Cent jours depuis le 26 février 2007

     lundi 04 juin 2007   

    La plupart des gouvernements nouvellement composés ont pour coutume de mesurer leurs premiers résultats au bout de 100 jours. Pour l’anecdote « le plan des 100 premiers jours » tire son origine des années 1930 quand le président américain Franklin D. Roosevelt proposa son plan d’action pour combattre la grande dépression aux USA.

    Le premier ministre guinéen a été nommé par décret par Lansana Conté le 26 février 2007. Le gouvernement du premier ministre quant à lui a été nommé, par un autre décret présidentiel, un mois plus tard.

    La question qui se pose donc est de savoir quand débutent les 100 premiers jours du premier ministre, le 26 février ou le 27 mars 2007 ?

    Une exception bien guinéenne. Pour notre part, nous considérons le 26 février comme date de départ car la formation d’un gouvernement est aussi un acte politique. D’aucuns diront que cela peut être débattu, certes.

    Le Constat

    Alors pourquoi les 100 jours? C’est à notre avis, une date symbole qui n’a pour but que d’annoncer la couleur ou les règles du jeu. Le but n’étant point d’atteindre tous les objectifs en ce délai bien bref, mais plutôt d’établir les grandes lignes (ou fourbir les armes politiques) qui marqueront par des actes concrets la rupture avec le passé et le renouement avec le renouveau.

    Alors après 70 ou 100 jours, respectivement depuis la nomination du gouvernement et la nomination du premier ministre, que constatons-nous ?

    Un bilan mitigé

    1)- Une « agitation » des militaires et autres forces armées.

    2)- L’établissement de la liste des victimes et blessés des périodes douloureuses de janvier – février 2007 ainsi que la création d’une commission d’enquête.

    3)- Une lueur d’espoir plane sur la Guinée du point de vue du citoyen lambda.

    4)- L’omniprésence de Lansana Conté en dépit du fait qu’il est la source de tous les maux et l’impératif non réalisé de sa disparition du nouvel échiquier politique guinéen. Il est certes omniprésent car tous les discours lui sont attribués: grâce au Général-président, au nom du Général-président, chargé par le Général-président, j’en passe bien d’autres.

    5)- La violation des accords signés fin janvier 2007 par Lansana Conté (notamment son ingérence dans la nomination aux fonctions civiles de l’Etat comme documenté par les journaux).

    6)- La communication régulière des actions du gouvernement par son porte-parole, en notant au passage un point de presse du premier ministre.

    7)- L’incertitude économique et le déséquilibre macro-économique persistant ainsi que la chute du cours des devises (sans ajustement structurel) non suivie de réajustements substantiels au niveau du panier de la ménagère.

    8)- La croissance de l'insécurité, de la violence et de l'anarchie y compris la montée de l’intégrisme islamique et de l’intolérance dans la société.

    9)- La persistance du désordre et de l’absence de l’Etat sur l’étendue du territoire.

    10)- La non libéralisation effective des ondes et le non octroi de nouvelles licences pour les radios ou télévisions privées.

    11)- Le report à une date ultérieure (décembre 2007) des élections législatives – avec l’accord de tous.

    12)- La confirmation du maintien de Lansana Conté jusqu’en 2010 (au minimum).

    13)- La retraite du gouvernement - « consacrée à l’exposé, à l’analyse et l’adoption des plans d’action sectoriels des différents ministères pour le très court, le court et le moyen termes ».

    14)- L’instauration de la grève, de la protestation et du blocage comme méthode de revendication et négociation.

    15)- L’effort médiatique de plus d’un à systématiquement ergoter et supputer sur toutes les actions, bonnes, mauvaises ou neutres du gouvernement et ce dans un dessein peut-être machiavélique.

    16)- Une année scolaire déséquilibrée pour les élèves et étudiants, sans véritable plan de rattrapage assorti de moyens significatifs marquant la rupture avec le laxisme endémique des calendriers scolaires et prouvant que l’éducation est au centre du changement voulu par tous.

    17)- Un premier remaniement gouvernemental avec le départ du ministre de la défense, inaugurant les mini et micro-remaniements ministériels auxquels est rompu Lansana Conté.

    18)- La nomination de l’ancien vice-gouverneur de la Banque Centrale en qualité de Gouverneur de la BCRG dans les conditions qui méritent plus de transparence et de respect des accords de janvier 2007 réclamant l'indépendance de l’institution bancaire vis-à-vis de la Présidence de la République.

    Sur le bilan listé plus haut, nous limiterons notre commentaire à 4 points.

    1)- La création d’une commission d’enquête

    Il est impératif non seulement d’identifier les bourreaux, mais aussi et surtout d’identifier la chaîne de commandement ayant permis un tel massacre. Car le soldat qui a tiré a bien obéi à un ordre donné par un supérieur à lui. L’ordre de tirer est à notre avis la source et le véritable problème. Tant que les commanditaires ne seront pas identifiés, le problème d’impunité persistera. Le jour où nous Guinéens commencerons à valoriser la vie de chaque Guinéen, comme la vie de tous les Guinéens, alors et seulement alors pourrons-nous en finir avec cette banalisation outrageante de la vie et de la mort, avec ce permis de tuer accordé aux forbans au pouvoir et à leurs sbires. C’est seulement quand chaque famille se battra pour la famille voisine comme si c'était elle qui avait perdu un des siens, que commencerons-nous à éviter les futurs carnages et crimes contre notre propre peuple. Commençons à nous battre pour toute vie guinéenne sans distinction de genre, d’âge ou de classe sociale.

    2)- Une « agitation » des militaires et autres forces armées

    Beaucoup ont brillamment écrit sur le sujet. Le titre adéquat aurait du être: « le médecin après la mort, l’enterrement et le deuil de 40 jours ». Le peuple ne demandait rien d’autre que la neutralité ou la passivité de l’armée en janvier et février 2007, mais en vain. Nous répétons encore une fois « en temps de crise, ceux qui ont le pouvoir d’agir ont le devoir de le faire ». Les forces armées guinéennes ont choisi un général contre leur peuple. Cette séparation, car c’est bien une séparation et non un divorce, ne pourra prendre fin qu’après le retour de l’armée dans les casernes et la remise du commandement de l’armée aux civils comme dans tout pays démocratique. C’est le prix à payer par l’armée guinéenne si elle veut un jour se réconcilier avec son peuple. Ainsi comprendra-t-elle que son avenir sera plus radieux sous le contrôle des civils et reprendra-t-elle le rôle et la place qui lui reviennent dans un pays démocratique, sans Lansana Conté comme président. Une armée républicaine de par le monde bénéficie de privilèges, car le sacrifice consenti pour le pays est énorme, et l’armée républicaine guinéenne ne saurait y faire exception. Que les forces armées soient donc conscientes que le statut de l’armée ne dépend pas du caprice de quelqu’un, mais relève plutôt des prérogatives d’une nation. La manière de traiter l’armée sous Lansana Conté est loin d’un modèle, d’une référence ou encore d’un point de départ acceptable. L’équation étant faussée dès le départ, de solution il n’y pourrait point en avoir, surtout en suivant la manière Conté de gestion de l’armée.

    L’armée est et demeurera toujours dans un statut particulier et privilégié. Aucun président élu, premier ministre ou autre responsable national ne mettra ce point en cause. Mais ce particularisme et ce privilège ont un prix, c’est la stricte obéissance à la volonté et aux décisions des élus du peuple. Une situation particulière et privilégiée pour l’armée d’accord, mais sous l’ordre des élus du peuple. Le privilège contre l’obéissance, nous pensons que tout soldat ou officier des forces armées acceptera volontiers cet échange.

    3)- L’absence de nouvelles radios, télévisions privées

    Toujours pas de nouvelles licences octroyées. L’opposition se bat pour les dates des élections libres, les listes électorales à reprendre, etc. des causes certes importantes nous l’admettons. Mais l’opposition n’a toujours pas le moyen de communiquer son message à son aise. A notre humble avis, avoir les radios libres dans toutes les préfectures de la Guinée où les idées et discours vénérant le général-président n’assourdiront plus le peuple est le meilleur outil pour les élections et le changement en Guinée.

    Ce n’est point une coïncidence si la presse écrite a tendance à être plus libre que la radio. Ne nous trompons pas, Lansana Conté sait très bien que la majorité de ses concitoyens ne savent pas lire, et que parmi ceux qui savent lire, la majorité ne peut se permettre le luxe d’acheter les journaux régulièrement. Or l’écrasante majorité des Guinéens a la capacité d’écouter, d’entendre, de comprendre, et d’analyser. Toute élection, n’ayant pas pour corollaire la libéralisation des radios et de la télévision ne pourra, à notre humble avis, refléter la nature de l’électorat guinéen et ne traduira pas la volonté du peuple de Guinée.

    4)- La croissance de l'insécurité, de la violence et de l'anarchie y compris la montée de l’intégrisme islamique et de l’intolérance dans la société

    La Guinée devient petit à petit mais sûrement une zone de non-droit, où seul règne la force. Les exemples des militaires, des barbus attaquant les jeunes filles, de certains élèves rejetant toute forme d’autorité, etc. indiquent que la société commence à glisser vers l'anarchie. L'argument de la force prend le dessus sur la force des arguments. Nous n'acceptons plus le débat des idées mais plutôt le combat de rue. Cela est une conséquence directe des différentes négociations à tous les niveaux avec les bandits en treillis militaires, les criminels déguisés en tenues d'élèves en hijabs ou encore en djellabas, etc.

    Certes, tant que Lansana Conté restera président, l'Etat ne pourra pas asseoir son autorité, car ayant perdu la confiance du peuple.

    Face à cette chute de l'Etat, que faire?

    Nous le répétons, le départ de Lansana Conté est la seule solution. Faute de quoi, l'anarchie, la violence s'installeront dans les mœurs de plus d'un, aux conséquences que nul ne peut pronostiquer et encore moins ignorer. Il est impératif de rétablir la sécurité, le respect de l'autorité, et la responsabilité de tout un chacun.

    Une fois le nouveau président élu (avant 2009 – c’est utopique peut-être), la nouvelle assemblée élue, le minimum que nous devrions faire comprendre à tous ceux qui revêtent la tenue militaire ou celle des forces de l’ordre est que chaque tir de sommation non justifiée sera susceptible de la cour martiale pour son auteur. À tout citoyen ou manifestant, que chaque jet de pierres et chaque détérioration ou destruction de bien public ou privé seront poursuivis avec toute la force de la loi. À tout détourneur de deniers publics, que chaque cauri sera recherché où qu’il se trouve et le coupable sera puni sévèrement par la loi. L'ordre sera rétabli et appliqué à tous et à toutes, à commencer par le nouveau président élu. Une société se doit de suivre ses règles établies.

    Les acquis

    Evidemment, la liste ne saurait être exhaustive. C’est une photo et non pas un film. On la prend et on l’analyse. Toutefois il est à noter, qu’il y a dans l’esprit du Guinéen lambda un semblant d’accalmie et de changement. Plus que le changement, je dirai l’espoir. Certes le changement est difficile à définir dans le « Contéxte » guinéen. De ce fait, nous nous « Conténtons » donc des nouveaux visages pour justifier le changement à la Conté, mais oublions volontairement les indicateurs d’un changement en profondeur car cela demande de l’audace, du courage et du sacrifice de la part des leaders (le peuple lui a déjà montré son sens de l’abnégation et sa détermination pour un changement profond et durable).

    L’acquis depuis le 26 février 2007, est nous le reconnaissons tous maintenant, le réveil de la population guinéenne. Mais nous avons beau être réveillés, on peut toujours nous tromper, et cela en plein soleil. Le réveil est une chose, la connaissance en est une autre. Alors posons-nous les questions suivantes:

    1- Qui est prêt à prendre les décisions qui secoueront le bateau et la cocoteraie Conté?

    2- Qui est prêt à dire les choses qui se disent tout bas pour un changement véritable?

    3- Qui est prêt à éclairer le peuple de Guinée dans sa quête du bonheur?

    Le peuple réveillé, veillera à son propre bien-être et restera sur le qui-vive prêt à défendre ses intérêts. Pendant que beaucoup voient en ces populations des pauvres, des affamés et des illettrés, nous voyons un peuple assoiffé de connaissance, de justice et ne demandant rien d’autre que l’égalité de chance et d’opportunités. Cette égalité est la clef du renouveau de la Guinée. Quand un élève se dit meilleur à un autre, parce qu’il est plus courageux, plus dynamique ou plus assidu que son voisin on le comprend, mais qu’il tienne le même verbe alors que le voisin n’a pas accès à l’école et aux mêmes opportunités que lui, on se pose alors des questions.

    Pour notre part, nous faisons entièrement confiance au peuple pour défendre ses intérêts supérieurs. Mais dans l’esprit de beaucoup, la Guinée commence à se réveiller et s’apprête à se lever du lit pour une longue et ardue journée de travail. Une chose est à reconnaître, la Guinée commence à changer, cela quelles que soient nos affinités, aigreurs ou jalousies.

    L’éléphant dans la salle

    Notre vocabulaire n’étant pas si fertile, nous ne savons plus de quelle manière dire ou répéter que tant que Lansana Conté est là, le problème guinéen persistera. Dans ces périodes d’espoir, le peuple cherche juste une amélioration de sa condition de vie dans un premier temps, tant la situation globale est critique. Donc le plus petit des actes est salué comme une action grandiose, non pas par manque de vision, mais simplement du fait de la situation de quasi-désespoir dans laquelle se trouve le pays.

    Alors avec Lansana Conté comme président, quel changement espérons-nous ?

    Là est toute la question. Nous le répétons, il faut être audacieux et ambitieux pour la Guinée. Le premier ministre et son équipe, sont venus après des négociations, auxquelles ils n’ont pas participé. Pour reprendre un exemple du football, on ne peut donc pas demander à une équipe qu'on a choisie au pied levé, sans préparation ni entraînement, de gagner la coupe du monde, surtout quand l'objectif de départ était de se qualifier pour la CAN. Bref, on demande que le PM fasse ce que le peuple demandait, chasser Lansana Conté du pouvoir.

    Au moment des choix, les négociateurs ont négocié autre chose que la volonté initiale du peuple ; ils ont trouvé la troisième et élusive voie. Comme on dit « It is what it is » (la situation est telle qu’elle est), nous devons donc en tirer le meilleur profit. Malheureusement, la Guinée accuse du retard chaque jour qu'on s'attarde à changer fondamentalement le pays. Je le répète, il faut être courageux, audacieux, et ambitieux pour la Guinée. Et cela demande de prendre des décisions très impopulaires pour l'équipe gouvernementale mais aussi de s'opposer à Lansana Conté et à son clan. Le jour où on entendra que Lansana Conté veut renvoyer le PM et son équipe, alors les choses auront vraiment commencé à changer en Guinée.

    L’avenir : Les neuf prochains mois À quoi doit-on s’attendre pour la première année du PM et de son équipe?

    1- Un rapport final sur les journées douloureuses de juin 2006 et janvier-février 2007.

    2- L’organisation d’élections législatives libres, crédibles et transparentes.

    3- La détermination de la date exacte des futures élections présidentielles.

    4- La libéralisation complète des ondes (audio-visuelles).

    5- L’établissement de la feuille de route de chaque ministère avec des actions concrètes.

    6- Un discours du PM sur l’état du pays devant les membres de la nouvelle assemblée nationale (le président n’ayant pas la capacité ou la volonté de le faire).

    7- L’organisation des conférences nationales sur les domaines de l’éducation, l’énergie, et l’économie (fiscalité, etc.).

    8- La publication des résultats et recommandations des différents audits de l’administration publique.

    9- La création d’une archive pour chaque ministère.

    10- La publication des statistiques officielles pour chaque ministère par la direction des statistiques de l’Etat.

    11- La réaffirmation de la laïcité de l’Etat guinéen pour contrer la montée du fondamentalisme religieux.

    La sécurité et l’autorité de l’Etat doivent être restaurées. Il faut garantir la sécurité des citoyens, car sans elle, il ne pourrait y avoir de prospérité, de croissance économique ou de progrès social. La sécurité est primordiale pour l’essor de la Guinée.

    Le gouvernement du PM doit de manière courageuse prendre des mesures visant à renforcer la sécurité en Guinée sous toutes ses multiples formes. En tant que citoyens, notre préoccupation première est la sécurité de nos familles et de nos biens. La sécurité personnelle contre les balles dirigées ou perdues des militaires et des bandits munis d’armes de guerre, est, à notre avis, une des priorités en Guinée.

    Conclusion

    Il est donc temps de redonner aux Guinéennes et Guinéens la fierté d’appartenir à la Guinée. La fierté nationale et la confiance en notre avenir doivent être restaurées sans délai. Nous poussons donc le gouvernement du premier ministre, même dans la cohabitation actuelle avec le général-président, à plus de courage et d’ambition. Car de courage et d’ambition, nous ne devons pas en manquer pour notre pays. De confiance, nous devons toujours en avoir en notre patrie. De fierté, cela va de soit. Etre Guinéen doit être un honneur pour tout un chacun et la Guinée notre cause commune, unitaire, et salvatrice.

    L’avenir de la Guinée est radieux si nous agissons ensemble, si nous poursuivons le même but, si nous introduisons une culture de la méritocratie, du travail bien fait, de la punition et de la récompense.

    Apres 100 jours d’accoutumance, d’observation, de prise de contact, d’analyse, d’accalmie relative, d’espoir, de supputations, etc., nous demandons des actions audacieuses, courageuses, et ambitieuses. Le « wait and see » se transforme souvent and « wait and wish » comme nous le disions au moment des grèves. Les économistes appellent cela « opportunity cost », d’autres le désignent autrement; mais une fois une opportunité ratée, elle se rattrape difficilement. Or en gardant Lansana Conté à la présidence, nous avons raté l’opportunité de changer le pays radicalement et de le faire entrer dans le nouveau millénaire. Nous le disions et répétons encore une fois, Lansana Conté étant le premier problème de la Guinée, la première solution ne saurait être autre que son départ.

    Ne ratons pas l’opportunité de changer le pays avec les élections législatives, qui, si nous suivons la logique devraient balayer sur leur chemin l’écrasante majorité des députes actuels. Que ces députes nous disent (hormis leur vote sous la menace du peuple de ne pas prolonger l’état de siège) ce qu’ils ont fait depuis les dernières élections législatives pour le peuple et leurs concitoyens (avec chiffres à l’appui).

    Après 100 jours, nous continuons de souhaiter bonne chance au PM et à son équipe. Nous demandons aussi au peuple de redoubler de vigilance et de commencer à réclamer des actions concrètes au-delà des stratégies et de la vision. Ne dit-on pas que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » ?

    À l’équipe gouvernementale, nous demandons de commencer à redessiner l’avenir de la Guinée, et notamment en prenant des actes audacieux, courageux, et ambitieux.

    En un mot, il faut du panache ! Apres 100 jours, il est temps pour l’action.

    L’action doit être le leitmotiv des 9 prochains mois. ACTION AVEC PANACHÉE POUR CHANGER LA GUINÉE !

    par M. Sékou Kéita
    Source : www.guinea-forum.org, partenaire de www.nlsguinee.com


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