lundi 04 juin 2007
Je suis surprise de la déclaration du député Aliou V qui explique que je lui ai raccroché le téléphone après menaces. Je suis désolée, mais mon éducation ne me permet pas un tel comportement à l’égard d’une personnalité de mon pays.
Ce que je lui ai déclaré en substance : « Monsieur le député, je vous rappelle que les institutions républicaines ont été médiatrices des accords qui ont été signés, en particulier l’Assemblée Nationale à travers son président. Vouloir voter une loi sur les conventions minières est contraire aux accords qui demandent la révision de toutes les conventions. Si vous le faites, c’est violer les accords. Par conséquent, nous nous verrions obligés de déposer un avis de grève, celle-ci n’étant que suspendues. »
On ne peut pas ignorer les problèmes des communications téléphoniques qui se coupent et des interférences. Plusieurs fois j’ai tenté de le joindre à nouveau pour continuer le dialogue, sans succès. J’ai appelé le Conseil Économique et Social pour les informer de ce qui prévaut à l’Assemblée.
Mon seul crime, c’est de ne pas me taire, de dénoncer et d’empêcher de tromper le peuple. Qui ne dit rien consent.
S’agissant de l’aide humanitaire que nous recevons au niveau de l’Inter Centrale, j’ai la conscience tranquille. Nous avons une commission Inter Centrale en place qui s’occupe de l’attribution à chaque bénéficiaire de l’aide obtenue, soit en présence des donateurs eux-mêmes, soit sans les donateurs mais avec des preuves de recensement dans les hôpitaux de Conakry des noms, prénoms, no de lit, no. de salle ou de pavillon, avec photos et vidéos des différentes remises, signatures des bénéficiaires, de l’hôpital et des responsables syndicaux. Rien ne se passe de manière isolée. Nous travaillons en équipe dans une transparence totale.
Ceux qui expliquent mal sont des détracteurs du mouvement pour nous salir.
D’ailleurs, nous avons décidé de ne plus nous mêler de ce travail. Que les donateurs s’en occupent eux-mêmes. Nous avons profité d’une remise d’aide à fin mai 2007 pour expliquer cela à la radio et à la télévision guinéennes car on cherche à nous distraire pour nous éloigner du travail de contrôle de l’application correcte des accords du 27 janvier 2007.
Je sais compter sur votre bonne compréhension.
Lausanne, le 3 juin 2007
Hadja Rabiatou Serah Diallo
Pour www.nlsguinee.com