dimanche 03 juin 2007
Depuis les mouvements de Janvier-Février 2007, le peuple de Guinée est toujours à l'attente d'un changement radical au niveau de tous les secteurs du gouvernement.
Mais qu'est-ce qui retarde donc cette reforme dont nous attendons tous ?
L'entêtement du président qui ne veut pas sortir bredouille après sa défaite face à la pression massive de la population sous la direction des syndicalistes et de la société civile?
Ou bien ce sont les mains cachées des membres de l'ancien gouvernement et de la puissante classe des malversateurs qui veulent continuer leur sale besogne? Ou bien une complaisance du nouveau gouvernement?
Nous devons tous fouiller en tant que fils du pays pour trouver des réponses concrètes a toutes ces questions.
Pour le moment aucune poursuite judiciaire n'est engagée encore contre non seulement les détourneurs de deniers publiques mais aussi ceux qui ont donné l'ordre de tirer sur la foule et aussi ceux qui ont exécuté cet ordre lors des évènements de la grève générale.
Nous avons eu un gouvernement de consensus qui a nécessairement besoin d'une reforme administrative pour mieux fonctionner.
MAIS LES NOUVEAUX MINISTRES TRAVAILLENT TOUJOURS AVEC LES ANCIENS CABINETS.AUCUNE REFORME DANS AUCUN MINISTERE.
A quelques jours seulement de la création de la commission pour une restructuration de la Banque centrale, on voit la nomination d'un gouverneur; et lequel, l'ancien vice gouverneur. Cette commission aurait elle fini son travail? Ou bien elle a été créée pour nous endormir une fois encore l'esprit "EN FAISANT SEMBLANT DE TRAVAILLER"?
A la suite des revendications de l'armée, un nouveau ministre de la défense a été nommé et lequel un ancien retraité et ami du président.
Mais qu'est-ce qui se passe donc en guinée? Sommes-nous réellement prêt pour ce changement? Ou bien nous voulons continuer dans cette démagogie trompeuse dont la gangrène a finit par attaquer tout le pays?
Nous constatons que l'ancien clan est entrain de refaire surface sous les yeux indifférents du syndicat, de la société civile et de toute la population qui est descendue dans la rue quant le président a choisis Eugene Camara comme Premier Ministre.
Pourront-ils refaire la même chose aujourd’hui ou bien le vent de l'intimidation a fini par couvrir tout le pays?
Peuple de Guinée, accepterais-tu de retourner encore aux vieilles habitudes qui ont pris 23 ans de ta vie te causant ainsi un retard sans pareille qui te jette au bas des escaliers des Etats en voie de développement ?
Nous avons tous cru que cette page était tournée et que les guinéens n'accepteront plus ce qu'ils ont enduré pendante tout ce temps de la mauvaise gouvernance et de la mauvaise gérance des affaires du pays.
Tout acte de complaisance, ou de corruption devrait être dénoncé et sanctionné avec la dernière énergie. Ce gouvernement Kouyaté pourra t-il tenir tête au marché?
Ce peuple qui a dansé à la nomination du nouveau premier Ministre a toujours faim, malgré la baisse du coût de l'échange les prix restent toujours le même.
L'argent aussi se fait rare. Quelles sont les théories de l'économie ou des finances qui peuvent expliquer cela ? Serait-il un sabotage des opérateurs économiques qui sont entrain de retirer leur argent petit à petit comme d'habitude pour soit mieux gagner ou bien c'est le peuple ou les plus démunis qui prendront le pot cassé ?
Mes chers compatriotes,
le changement a trop retardé et continue à prendre du temps. Nous n'avons plus besoin de grands discours en guinée. Nous avons plutôt besoin des actes, des actes qui peuvent nous sortir de l'ornière, nous amener de l'emploi pour que l'on puisse au moins satisfaire nos besoins les plus élémentaires.des actes qui peuvent nous apporter du matériel didactique récent pour nos écoliers pour qu'ils soient au même diapason que les autres de la sous région.
Que nos campus universitaires soient bien équipés, électrifié pour que l'on cesse de préparer les examens à la lueur d'une lampe tempête.
Que le déplacement soit facilité pour tout un chacun, que l'on crée des conditions de décongestion de la capitale et des autres grandes villes en respectant les lois de la décentralisation.
Voyant tout cela, nous avons raison de conclure que notre pays est un chantier où tout est à refaire avec des hommes de terrain qualifiés.
Pour rendre tout cela possible, nous avons enfin besoin d'un gouvernement fort. Un gouvernement qui peut tenir tête aux saboteurs, aux malversateurs en un mot a ceux qui préfèrent l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt supérieur de la nation.
Malick DIANE Depuis Columbus-Ohio
Contact : malickjabir1@yahoo.com
Pour www.nlsguinee.com