vendredi 01 juin 2007
Depuis quelque temps on assiste à une recrudescence de propos dégradants dans les sites guinéens. Il nous faut arrêter cette pollution verbale qui ne grandit nullement ses auteurs.
Nos sites sont un outil merveilleux permettant de s'informer et, partant, de se former. Ils peuvent aussi servir de vecteur à du venin...Donc, prudence !
Evitons toute attaque personnelle car dans tout débat l'injure apparaît comme le signe évident d'un manque d'argument. Il convient, par conséquent, d'avoir de l'égard pour les visiteurs des sites en respectant les chartes de ces derniers.
Si c'est bien de se faire entendre, c'est encore mieux de se faire comprendre. Pour ce faire, il faut préférer l'analyse à l'invective. Ne dit-on pas que tout ce qui est excessif est puéril ? Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent : comment traduire en justice les criminels de Guinée ? Quelle est la meilleure solution pour éloigner définitivement Conté et son "klan" du pouvoir ? Que faut-il faire pour instaurer l'Etat de droit dans notre pays ? Quelle méthode adopter pour exploiter rationnellement les potentialités de la Guinée au profit exclusif de ses populations ?, etc....
Cela dit, il faut bien faire la distinction entre l'attaque personnelle et l'attaque politique.
Quand je dis que Monsieur L. Kouyaté n'est pas l'homme de la situation ( et je persiste à croire que dans la satanique équation guinéenne si Conté est le problème, Kouyaté n'en est pas la solution ! ), je ne m'attaque pas à l'homme, encore moins à sa caste, mais au Premier Ministre, censé être le chef du gouvernement de mon pays. Si, Monsieur Kouyaté n'avait pas franchi (sans visa) les frontières de la "Francophonie" pour investir, dans les conditions que nous savons, la primature aux fins de succéder au Gén. Conté, personne ne l'aurait attaqué et "Le Lynx" ne l'aurait pas qualifié de " coup raté ".
Comme notre PM aime être applaudi, je l'applaudis quand il fait du bon travail ! Il promet 100 bus pour le transport urbain de Conakry ? Je dis que c'est bien, même si on ne sait rien des conditions d'acquisition de ces véhicules. Il voyage dans les pays occidentaux pour obtenir des aides financières ? Je dis qu'il faut d'abord "colmater les trous du récipient avant de le remplir d'eau".
Nos prédateurs n'empruntent jamais les transports publics mais sont spécialistes des transferts financiers !
Voyez-vous, un homme politique ne doit pas se contenter d'un cocon douillet, sinon il change de métier. Il n'y a pas que du sirop dans une pharmacie, il peut y avoir aussi de la quinine !
Prenons le cas de Monsieur Sidya Touré qui vient de faire sa part de ménage dans le paysage politique guinéen en phagocytant plus d'une dizaine de "micro partis". C'est une bonne chose, car la Guinée d'aujourd'hui rappelle le Dahomey (actuel Bénin) lors de son indépendance avec une myriade de partis ressemblant davantage à des clubs. Espérons qu'après son repas gargantuesque, M. Sidya sera à l'abri d'une constipation politique !
En effet, l'UFR renferme dans son stock de "nouveaux militants" beaucoup de "PDGistes" difficilement biodégradables !
Cependant, M. Sidya a été attaqué sur ses caractéristiques dimensionnelles. C'est ignominieux !
On aurait gagné en clarté par l'examen de la stratégie d'un homme briguant ( ?) la magistrature suprême d'un pays et par une fouille de son parcours politique. Le problème n'est pas de savoir si tout ce qui est dit sur M. Sidya est vrai ou faux mais les Guinéens ont le droit de tout savoir sur leurs animaux politiques.
En effet, des documents administratifs feraient naître le leader de l'UFR en Côte d'Ivoire et d'autres, en Guinée (Boffa), ce qui rappelle étrangement le cas d'un certain A.D. Ouatara avec qui il a longtemps collaboré ! On peut se prévaloir de plusieurs nationalités et même changer de nom, mais on a toujours une seule date et un seul lieu de naissance ! M. Sidya a-t-il fait, par opportunisme, usage de faux ? Existe-t-il d'autres documents attestant qu'il est né dans un 3ème endroit, puisqu'on dit qu'il n'y a pas 2 sans 3 ?
Par ailleurs, beaucoup se posent des questions sur des liens supposés entre la "société civile" et l'UFR pendant les laborieuses négociations de février 2007. Nos syndicats ont-ils été manipulés en négociant avec une "Sidya civile" ?
Il appartient à M. Sidya et à ses partisans de nous éclairer car, le moment venu, on veut savoir qui est qui, qui a fait quoi et qui veut faire quoi !
Encore une fois, ces questions ne s'adressent pas à l'homme en tant que tel mais à la personnalité politique.
Chaque personne a droit au respect de sa vie privée, quelle qu’elle soit, fut-elle atteinte de nanisme hypophysaire.
Ibrahima Kylé DIALLO
Pour www.nlsguinee.com