dimanche 27 mai 2007
Bonjour à tous !
Décidément, les manœuvres politiques pour la succession de Lansana Conté
ont commencé en Guinée.
En avril dernier, 11 "partis" politiques ou satellites du PUP, plus ou moins
proches de la Haute Guinée, ont fait alliance sous le nom de "coalition des
Forces Vives pour le Changement". Ils se sont regroupés autour du RPG de
Alpha Condé pour les législatives prochaines. Ces petits mouvements, comme l'association familiale PPG de Pascal Tolno par exemple, ont une chose en
commun: ils parlent tous la langue malinké, qu'ils soient peuhls, forestiers ou autres.
J'ai beaucoup apprécié ce coup de rassemblement réussi par Alpha Condé dans
un pays où l'opposition est paralysée à cause de ses divisions.
Paradoxalement, les autres leaders, notamment Sidya Touré, avaient critiqué
cette alliance du RPG avec des "satellites" du PUP!
Eh bien, ce samedi 26 mai 2007, nous apprenons que Sidya aussi a récupéré
les satellites du PUP de la Basse Cote. Son alliance s'appelle Alliance
Nouvelle pour l'Alternance Démocratique (ANAD). Sidya affirme vouloir
élargir l'alliance aux partis de Bah Ousmane, Bah Mamadou et J. M. Doré.
Mais chacun sait qu'il s'agit là d'un discours politique. Car, ces derniers
ne se mobiliseront pas derrière lui.
Tout compte fait, je trouve salutaire ces alliances qui nous permettent d'avoir
un seul interlocuteur par région naturelle. Cela faciliterait une alliance plus
grande qui nous mènera au changement cette fois-ci.
Il reste donc au Foutah et à la Forêt de suivre l'exemple de ces deux régions.
Et quant au Foutah dont personne ne semble désormais croire à l'union, cette
région ferait mieux de se réveiller maintenant avant que ce ne soit trop
tard. Ce n'est pas un hasard si Alpha Condé fait des éloges de Sékou Touré,
son ennemi d'avant, aujourd'hui : on ne peut s'allier aux PDGistes et ne pas
chanter pour le responsable suprême de la révolution.
Si jamais les PDGistes remettaient la main sur l'administration guinéenne,
alors les Foutankas, comme les Peuhls d'ailleurs, peuvent choisir entre un
nouveau Camp Boiro, les fosses communes et l'exile.
On n’éviterait cela que par une prise de conscience générale et en suivant l'exemple des autres par
l'union. Là, on pourrait au moins arbitrer et désigner l'alliance qui doit gouverner.
SADIO BARRY, depuis l'Allemagne
Pour www.nlsguinee.com