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Guinée : Bah Ousmane chez DLG : «La Guinée est à la croisée des chemins»

 28 septembre 2005  

Le dimanche 25 septembre 2005, le club Demain la Guinée DLG a organisé une rencontre politique dont le principal locuteur était le président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Bah Ousmane. Avant l’intervention de ce dernier, Boubacar Fofana et Nabbie Soumah, respectivement Secrétaire général et Président de DLG ont, après les souhaits d’usage de bienvenue, présenté leur association, puis la biographie du principal invité et l’objet du débat à savoir « la situation économique et politique de la Guinée, perspectives et freins à la démocratisation ».

Bah Ousmane qui avait à ses côtés la Vice-Présidente du parti, Madame Assiatou Bah Diallo Siradiou a traité le thème du meeting en insistant sur trois points :

-d’où sommes nous venus
-où en sommes nous
-et vers quels horizons nous allons

Dans le premier point, Bah Ousmane a rappelé le régime autocratique du premier régime de la Guinée qui s’est caractérisé par l’inexistence des libertés fondamentales, la prédominance du parti Etat qui a règné sans partage, la répression féroce qui prévalait matérialisée par les camps Boiro, Alfa Yaya etc., une économie fondée sur le collectivisme de l’exploitation des moyens de production et l’intervention de l’Etat dans les circuits de distribution et de service. Pendant vingt six ans, les Guinéens étaient enfermés dans l’ignorance, dans une atmosphère virtuelle où vingt six syli s’échangeait contre un dollar.

En deuxième point, le Président de l’UPR a parlé de l’espoir suscité par le coup d’Etat de 1984 où les nouvelles autorités ont exprimé leur volonté de redresser la Guinée. Cet espoir s’est illustré à travers le discours programme du 22 décembre 1985 qui préoyait des réformes basées sur le libéralisme. Et cet espoir s’est aussi traduit par le retour de nombreux Guinéens installés à l’étranger et prêts à contribuer au redressement du pays. Mais très vite, toutes les réformes envisagées ont été vouées à l’échec car les vieilles habitudes se sont réinstallées. Le libéralisme a conduit à la restructuration des entreprises nationales et des banques avec pour conséquence des licenciements sauvages, la fermeture des entreprises d’Etat et des banques sans directives d’accompagnement. Le processus de privatisation n’a profité qu’à une poignée d’hommes d’affaires étrangers liés au système. Aujourd’hui ces entreprises privatisées se désintègrent, se désorganisent. Les conditions de vie sont devenues très difficiles en Guinée. Tous les programmes d’assistance, d’ajustement structurels ont échoué en raison des vieilles habitudes persistantes. Aujourd’hui les maux dont souffre le pays sont inénumérables. La Guinée est comme un véhicule où le conducteur a un pied appuyé sur l’accélarateur et l’autre pied sur le frein.

Toutes les potentialités ne profitent pas à la Guinée. Les ressources minières sont vendues sans que le prix de vente ne rapporte aux institutions bancaires. La monnaie ne cesse de se dégrader en raison de l’inflation galopante car le trésor public ne fait plus face aux dépenses. La Banque centrale ne fait pas face aux différentes sollicitations ce qui a pour conséquence des conditions de vie de plus en plus difficile et un franc guinéen très dévalorisé. Des réformes ont été envisagées mais toutes ces réformes n’ont pas atteint leurs objectifs.

L’économie est contreperformante caractérisée par la dégradation de toutes les branches d’activité notamment les infrastructures de communication, les problèmes d’eau et d’électricité. A Conakry, il est très courant de voir des fillettes et des femmes cherchant de l’eau, de même beaucoup de fonctionnaires se ravitaillent en eau dans leur lieu de travail où ils transportent des bidons à cet effet. Il ya des problèmes dans les hôpitaux, le système éducatif est défaillant avec un effectif pléthorique au primaire et de nombreuses autres lacunes y compris au niveau de la qualité pédagogique cehz certains enseignants.

Paradoxalement, le secteur informel s’est beaucoup developpé générant une masse financière qui est toutefois en marge du circuit normal. Donc le constat est celui de l’échec de l’économie car il est impossible de parler de richesses nationales et encore moins de croissance. Le pays est en panne. Pourtant après la prise du pouvoir par les militaires, il s’est doté d’une loi fondamentale et des lois organiques, mais toutes ces lois ont été taillées sur mesure pour maintenir le système politique en place. Ces textes ont permis certes l’émergence des partis politiques, des associations, des organisations non gouvernementales, mais les élections fraduleuses ont vite fait de sonner le glas de la démocratie. Aucune élection depuis 1993 n’a été libre et transparente. En mars 1998, des mouvements populaires pouvant porter préjudice au système ont été violemment réprimées et suivis par l’incarcération de députés sans la levée de leurs immunités. De même en décembre de la même année, un des candidats aux élections a été arrêté et incarcéré à l’issue des présidentielles toujours en violation des procédures légales. La confiscation de la souveraineté du citoyen s’est poursuivie et aujourd’hui ce dernier n’éprouve aucun plaisir à accomplir son devoir civique. Les syndicats qui ont été crées font l’objet de tracasseries.

Même les associations et les ONG ne peuvent pas toujours bien mener leurs actions. Se référant aux objectifs du millénaire pour le développement, Bah Ousmane a estimé que la pauvreté au lieu de reculer, augmente en Guinée.

Aujourd’hui il est question de la libéralisation des ondes ce qui est une source d’espoir mais au regard du contenu du dsipositif légal, il existe de nombreux freins d’autant que les textes d’application n’ont pas encore été adoptés.

Bah Ousmane a aussi abordé les échances électorales communales et communautaires prévues d’ici la fin de l’année et rappelle que les résultats du dialogue entre le pouvoir et l’opposition sont toujours très mitigés car l’exigence d’une structure neutre qui garantie des élections transparentes demeure. Cette structure doit être composée d’hommes intègres connus pour leur moralité. Le président de l’UPR a déclaré que son parti n’a pas encore défini son approche par rapport à ces élections à venir. Mais selon toute vraisemblance l’UPR devrait présenter des candidats car suivant les propos de Bah Ousmane, ce sont des élections de proximité qui concernent les structures où les partis peuvent implanter leurs projets de société. Il est donc impératif d’y avoir des militants.

En troisième point, Bah Ousmane a souligné que la seule perspective pour le pays c’est l’alternance car le système actuel a atteint ses limites et ne peut pas aller au delà. Après 47 années d’indépendance, le bilan de la Guinée est peu reluisant. Elle n’a connu que deux régimes, deux présidents. Aujourd’hui le Chef de l’Etat ne dirige pas le pays, il est absent de la gestion des affaires. Dans d’autres régimes démocratiques, la procédure de destitution aurait été engagée. En Guinée, suivant cette procédure, c’est le Président de l’Assemblée nationale qui saisit le Président de la Cour suprême. Compte tenue des liens entre ces personnes qui font tous partie du système, elles ont intérêt à ne pas enclencher une telle procédure.

Après cet exposé, le Président de l’UPR s’est prêté aux questions de l’auditoire. Il s’est exprimé sur l’UPR en estimant que le parti se porte bien malgré les défections du doyen Bah Mamadou et de Docteur Saliou Bella. Il s’est aussi prononcé sur les propositions de sortie de crise, notamment celle de novembre 2004 à laquelle l’UPR était partie. Il a estimé que l’unité de l’opposition ne peut se faire que dans le respect de la « souveraineté de chaque parti ». Et à la question de savoir de qui entre les partis politiques et la société civile doit relever l’action visant au changement, il a estimé que les partis politiques n’ont pas la prééminence dans ce domaine et que la société civile peut autant avoir un rôle déterminant comme cela a été le cas dans d’autres pays. Il a estimé que les Guinéens doivent compter sur eux même avant tout pour favoriser le changement.

Après Bah Ousmane, la Vice Présidente de l'UPR, Madame Assiatou Bah Diallo a saisi cette occasion pour remercier les uns et les autres pour le soutien moral qu'ils lui ont témoigné suite à la disparition de Siradiou et a tenu à établir un dialogue, un échange avec la communauté.

Hassatou Baldé
Paris, France
www.boubah.com


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