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Guinée : Panique au PUP

 26 septembre 2005  

Samedi dernier, le parti au pouvoir s’est réuni à son siège pour crier au complot. Faute de pouvoir répondre au mémorandum du FRAD, le groupe de partis de l’opposition qui appelle à une transition afin de sauver la Guinée du marasme dans lequel le gouvernement PUP l’a plongé, les responsables du parti présidentiel, décidés à ne céder aucune parcelle de leur pouvoir, paniquent et voient en leurs opposants des comploteurs. Savent-ils que la population, occupée à ses difficultés quotidiennes, souhaite la fin de ce régime avec ou sans Lansana Conté ?

Feu Siradiou Diallo, fondateur de la principale formation de l’opposition parlement, UPR, disait que la raison d’être d’un parti politique est entre autre de prendre part aux joutes électorales. C’est cette logique qui l’avait engagé à pousser son parti à prendre part aux dernières élections législatives avec l’UPG de Jean-Marie Doré. Ils voulaient, pour leurs partis, une tribune pour contester légalement le PUP (qu’il faudrait plus appeler Parti usurpateur du pouvoir que parti de l’unité et du progrès). Si Siradiou à décider de faire siéger sa formation, ce ne fut pas le cas de Jean-Marie Doré qui, contestant les résultats de son parti, surtout dans ce qu’il appelle son bastion, la région dite forestière, a plutôt rejoint l’opposition radicale, alors incarnée par le RPG d’Alpha Condé, l’UFDG de Bah Mamadou et l’UFR de Sidya Touré.

En 7 points, le PUP a essayé de démontrer que l’opposition qui, pour la première fois semble être déterminée à ne pas se laisser faire, distraire ou diviser par le gouvernement, est engagée dans une préparation de prise de pouvoir par la rue ou par l’armée. Qualifiant celle-ci d’agents voulant « remettre la Guinée sous protectorat international soit deux siècles en arrière », les dirigeants du parti gouvernemental ne cherchent en fait que tâter le pouls des populations pour étouffer toute contestation.
D’abord, si l’on retourne quelques mois en arrière, avec la fameuse affaire de fuite de prisonniers militaires de la prison centrale de Coronthie, à Kaloum, on peut estimer que les respondables du PUP et le gouvernement qu’ils soutiennent sont en train de réaliser le coup d’Etat qu’ils accusent les autres de fomenter. Comme nul n’a vu trace des fugitifs, qui n’avaient aucun de moyens de sortir de Conakry sans être repris, tout aujourd’hui milite en faveur de la thèse de leur exécution sommaire. Comme cela avait été le cas au lendemain des événements du 2 février 1996 avec l’exécution, masquée en fuite, du commandant Gbagbo Zoumanigui.
Le PUP a peur d’organiser des élections libres et transparentes car, il sait qu’il va les perdre au moins pour 2 raisons. La première, c’est que le bilan du gouvernement qu’il soutien est tellement mauvais qu’il risquerait de disparaître de la carte électorale. De dirigeant du PUP, le guinéen moyen et celui des campagnes ne peuvent citer que le nom du Général Lansana Conté, de son premier ministre et à peine de celui du Président de l’assemblée nationale, Aboubacar Somparé. C’est que ce parti ne représente pratiquement plus rien. Même son Secrétaire général, Sékou Konaté, qui disait il y a seulement quelques jours, suite à la démission de Hadja Oumou DIAWARA, membre du BPN, s’attendre à une vague de démissions de responsables et ce qui reste de militants au parti, ne peut pas prétendre être connu autant que les leaders du FRAD. Ayant peur des élections qu’il va à coup sûr perdre lamentablement, le PUP n’acceptera donc jamais de jouer franc. C’est la raison pour laquelle il refusera toujours de mettre en place une commission électorale indépendante. Et c’est le constatant qu’un des partenaires économiques du pays, le Canada a décidé de quitter le pays en attendant sa démocratisation et un gouvernement engagé dans la bonne gouvernance.

Prétendant que le FRAD refuse de s’asseoir autour d’une table de dialogue avec une trentaine de partis politiques guinéens en Guinée, le PUP semble avoir oublié que la deuxième formation politique parlementaire, l’UPR, n’a pas signé le texte final adopté à l’issue de ce vrai faux dialogue politique. Et cette formation, l’UPR, depuis, adopte même une position plus radicale que celle du FRAD. C’est à comprendre…

En réalité, le PUP dont les membres à tous les niveaux (gouvernement, assemblée, etc.) s’envoient des flèches mortelles cherche des boucs émissaires pour se sortir de la passe difficile dans laquelle il se retrouve au terme de 21 années de gestion marquées par la gabegie et le népotisme et leurs conséquences. N’ayant plus l’écoute des bailleurs de fonds du pays, les dirigeants du pays accusent le FRAD d’être « prêt à répondre à toute convocation de l’extérieur pour recevoir des ordres à exécuter ». Est-ce avec le FRAD que les délégations de l’Union européenne, du FMI et de la Banque mondiale discutent de la situation économique et politique du pays lorsqu’ils viennent en mission en Guinée ? N’est-ce pas le gouvernement qui se présente devant ces institutions pour plaider la cause du pays afin de recevoir une aide ? Pourquoi le PUP ne se limiterait pas à respecter et à faire respecter les engagements que son gouvernement souscrits au lieu de voir partout un complot ?

La situation socioéconomique du pays de Lansana Conté n’a cessé de se détériorer depuis ces 5 dernières années. Pour sauver le système, le Général Conté est chaque fois obligé de quitter son lit de malade pour venir expliquer à ses compatriotes les solutions qu’il compte mettre de l’avant pour résoudre les difficultés. Mais dès l’instant qu’il met les moyens à la disposition de ses collaborateurs, tous du PUP, ces derniers se les partagent et les problèmes … s’aggravent, Et comme toujours, on accuse le FRAD à défaut, comme sous le régime du PDG de Sékou Touré, d’accuser l’impérialisme. Ceux qui font des manœuvres dilatoires pour provoquer les troubles en Guinée sont ceux qui refusent d’organiser des élections libres et transparentes, ce sont principalement les dirigeants du PUP et membres du gouvernement et leurs collaborateurs civils et militaires.

Si Sékou Konaté était en Guinée lors de référendums de 1990 et surtout celui de 2001, il devrait savoir que toutes les Institutions républicaines du pays ont été imposées au Peuple de guinée à travers ces consultations. Et quand il soutient que « le FRAD ignore les élections présidentielles et législatives de 1993 - 1995 – 1998 - 2002 – 2003 qui ont découlé de ces référendums », il ne constate pas qu’il insulte le Peuple de Guinée dans sa totalité. Et qu’il parte demander à l’ancien ministre de l’Intérieur René Alsény Gomez dans quelles conditions avaient été organisées les premières consultations sous l’ère Lansana Conté ? Il saura alors pourquoi cet ancien proche collaborateur du Général-président de Conakry n’est pas membre du PUP depuis bien longtemps.

Le peuple du 28 septembre

Sékou Konaté n’a pas compris le sens du NON de la Guinée le 28 septembre 1958. Autrement il aurait compris que le Guinéen ce jour, avait décidé de prendre le risque de vivre misérable, mais libre au lieu de rester sous la botte d’un maître absolu. Et si aujourd’hui ce même guinéen ou ses descendants préfère l’aventure du FRAD à la continuité du PUP et de ses appendices, c’est juste pour que ce pays profite de ses richesses naturelles et humaines. Il manque à la Guinée de bons gouvernants, des patriotes qui ne vont pas obliger les forces armées à tirer sur les populations, des hommes et des femmes qui ne vont pas détourner les deniers publics pour installer leurs enfants dans les pays occidentaux ; des hommes et des femmes qui vont redonner au pays sa place d’antan au sein des nations. Le PUP a eu toutes les opportunités pour faire cela. Hélas qu’il s’est engagé à hypothéquer dangereusement l’avenir du pays et de sa population surtout les dizaines de milliers de jeunes qui, lorsqu’ils ne sont pas victimes du sida, de l’alcool le sont du chômage et de ses conséquences.

Ne pas accepter de mettre en place des règles électorales garantissant la liberté de choix et la proclamation des véritables résultats, comme le fait le PUP et son gouvernement constituent un mépris du Peuple de Guinée, qui a conquis son indépendance par la voix des URNES le 28 septembre 1958 et non par la lutte armée. Le FRAD et les Guinéens épris de liberté, de justice et de prospérité veulent conquérir par la voie des URNES et SEULEMENT par cette voie, les moyens de rendre au Peuple de Guinée la liberté et la dignité acquise lors du référendum du 28 septembre 1958, mais que le PUP et son gouvernement veulent garder par la force en comptant, comme à leur habitude sur les forces armées : militaires, policiers, gendarmes. Mais ceux-ci doivent comprendre qu’ils sont issus, tout comme d’ailleurs ceux qui les obligent à tirer, des populations avides du bonheur minimal.

Un pays riche en ressources humaines, agricoles et minières, après 44 ans de souveraineté nationale, en ce 21ème siècle, doit-il manquer du minimum : au moins un plat quotidien, de courant électrique, de téléphone, de dispensaires, d’hôpitaux, d’institutions scolaires et universitaires, etc.,? Sékou Konaté et ses camarades devraient laisser aux guinéens la liberté de choisir entre le FRAD qu’ils estiment n’avoir « encore aucune autre projection que vouloir remettre la Guinée sous protectorat international soit deux siècles en arrière » et le PUP et son gouvernement dont le bilan est là pour justifier leur départ des affaires de l’Etat. En fait, chaque jour que le PUP et ce gouvernement passent au pouvoir est un séjour en enfer de plus pour les Guinéens, à commencer par le Syli national, seul groupe considéré par le gouvernement et qui aurait mieux fait avec un meilleur encadrement politique, Car un gouvernement du FRAD et des autres patriotes aurait trouvé les moyens d’organiser, au moins comme du temps du PDG, des compétions sportives régulières sur toute l’étendue du territoire national.

Si ceux qui se sont réunis au siège du PUP (certains n’y sont allés que pour garder leurs postes nous-t-on dit et même pour ne pas être arrêtés) doutent de la légitimité ou de la légalité dont se prévalent les dirigeants du FRAD pour « ouvrir une période de transition » qui, selon eux « de facto dissout toutes les institutions républicaines sinon qu’il n’est que la Partie visible de l’iceberg ? » qu’ils remettent leurs mandats en jeu et qu’ils demandent au Peuple du 28 septembre de choisir. Là ils comprendront qui n’est ni légal ni légitime. Les Guinéens méritent un meilleur sort que celui dans lequel les a mis le PUP et son gouvernement.

Finalement, le PUP « demande à toutes les institutions républicaines existantes issues des pertinentes dispositions de la Loi Fondamentale de se prononcer chacune publiquement sur mémorandum du FRAD à savoir: Le Gouvernement; l’Assemblée nationale; La cours Suprême; Le CNC; Le CES; » Il est certain que ceux qui sont invités à se prononcer, s’ils avaient la liberté de le faire, auraient nuancé leurs positions. Dans le cas par exemple du CNC, après avoir dénoncé ce que le FRAD dénonce actuellement, il sera difficile, voire même impossible à son président, Boubacar Yacine Diallo, de se dédire. Tout comme d’ailleurs le cas du premier des ministres, Cellou Dalein Diallo, qui veut de meilleures conditions de vie pour le Guinéen, objectif visé par le mémorandum du FRAD.

De retour à la Cour suprême, Lamine Sidimé, un des pères de la Loi fondamentale, juriste normalement respectable mais qui doit poser des gestes concrets pour se faire respecter après avoir œuvré pour le compte du PUP dans des conditions contraires à ses compétences, devrait ne pas s’aligner sur la ligne du parti, mais se limiter à l’analyse du mémorandum du FRAD afin d’en tirer les leçons. S’il est patriote, tout comme d’ailleurs le président du CNC, Yacine Diallo, celui du CES, Michel Kamano et le premier ministre Dalein Diallo, chacun, répondant à l’invitation du PUP, devrait éviter de se compromettre. Le temps n’est plus au rythme du parti unique.

Né en 1992, comment le PUP peut-il affirmer que le pays est engagé dans un processus démocratique depuis 1984 ? Depuis cette date, si c’était le cas, pourquoi les premières élections n’ont eu lieu que pratiquement dix années après ? Si c’était le cas pourquoi il y a eu autant les différents et véritables faux complots au cours desquels de dizaines d’officiers et de civils ont été interpellés, torturés et achevés ? Sékou Konaté et son groupe de paniqués confondent tout car ils reconnaissent qu’après 1984, il y a eu une « période d’exception », une autre « de transition », et maintenant il y a une de pagaille avec le régime des innombrables partis politiques instauré pour brouiller les cartes et faire perdurer le système PUP-PDG. Mais comme ils disent que ce régime de partis « suit son rythme normal », ils devraient donc accepter que des partis politiques fassent des propositions de sortie de la crise qu’eux-mêmes constatent chaque jour et dont ils sont la cause.

L’opinion nationale et internationale suit ce qui se passe en Guinée et appelle les acteurs politiques et même militaires à se ressaisir et travailler ensemble. C’est dans ce cadre que le FRAD a produit son mémorandum. Si le gouvernement du Général Lansana Conté, Président toujours élu par la force et sous la menace des armes, mettait en application un minimum de ses engagements librement consentis en matière de reformes électorales et politiques, applique des les reformes économiques et sociales il contribuerait à réaliser les objectifs du mémorandum du FRAD, Un document qui ne fait que des propositions de sortie de crise en associant toutes les forces vives du PUP, y compris le moribond PUP.

Sékou Konaté et son groupe doivent savoir que l’opinion nationale et internationale surveille les événements. Comme en Sierra-Leone ou ailleurs dans d’autres pays victimes de leurs dirigeants assoiffés de pouvoir, un tribunal pénal pourra être mis en place en Guinée pour juger les personnes qui plongeront le pays dans les affres d’une guerre que le PUP semble être résolu à précipiter la Guinée

Les guinéens et autres populations vivant dans le pays se préoccupent moins de celui qui occupe le fauteuil présidentiel que de leurs conditions socioéconomique. Conquérir un fauteuil par les urnes est ce qui est de tout à fait légitime et normal. Mais décider de garder ce fauteuil présidentiel par la force et le mensonge, comme le font le PUP et ses satellites est ce qui est à combattre par tous les moyens, y compris un coup d’Etat.

Le PUP doit se rappeler que son chef, Lansana Conté avait avoué qu’il était malade. Tout le monde sait aujourd’hui que ce chef, rongé par la maladie, n’est plus en mesure de s’acquitter de ses fonctions. Plutôt que de s’attaquer au mémorandum du FRAD, le PUP devrait appliquer les mesures prévues dans la loi fondamentale en cas d’empêchement du président. Lansana Conté est vivant mais ne peut plus assumer les charges de sa fonction : il y a donc vacance du pouvoir présidentiel. Que le PUP réaffirme son soutien indéfectible au Général Lansana conté et aux Institutions Républicaines en place, se comprend bien lorsqu’on sait qu’il est le seul bailleur de fonds du parti. Mais lorsque le PUP « lance un appel au président Lansana Conté pour appliquer les règles du jeu démocratique à savoir: composer prioritairement avec les membres de son parti pour la gestion du pays. Dans cet ordre d’idée, le PUP affirme au Général Lansana Conté qu’un militant convaincu de son parti et du programme du parti est préférable à un cadre caméléon », ne reconnaît-il pas les divisions au sein du gouvernement actuel ? Si Lansana Conté était en possession de ses moyens physiques et capable d’analyser, sans doute qu’il aurait renvoyé Sékou Konaté et tous ceux qui étaient à ce meeting de guerre.

En attendant, comme le PUP dit être « conscient du fait que la conjoncture internationale est difficile, s’engage à appliquer sans état d’âme le programme du septennat résumé dans les discours d’investiture du 19 janvier 2004 à savoir entre autre: lutter contre la flambée des prix, contre l’inflation, assurer l’emploi des jeunes, préserver la paix et la concorde sociale » il devrait donc accepter de travailler avec le FRAD pour mettre en application une politique de sortie de crise qui, sans aucun doute profitera à tous les guinéens. Les dirigeants du PUP devraient se réveiller et oublier ce discours creux de l’autre temps en lançant « un appel à toutes ses structures dirigeantes à la vigilance pour la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale », Ce qui menace le pays c’est la pauvreté causée par la gestion des gouvernements PUP et rien d’autre..

Que le PUP sache que ses appels aux populations de nos frontières de Lola, N’Zérékoré, Macenta, Kissidougou et Guéckédou qui, selon souligne-t-il, « ont successivement signé en fin d’année 2004 et courant premier semestre 2005 des pactes de non agression et de non complicité d’agression entre les populations de Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone », de « veiller plus que jamais au respect des serments prêtés » veulent plutôt améliorer leur sort librement et sans diktat aucun. L’accueil qu’elles ont réservé aux dirigeants du RPG et l’UFR, partis membres du FRAD est pour dire qu’elles veulent le changement. Le PUP devrait aller sur le terrain pour faire de même et non encombrer son chef qui lutte contre les différents maux qui le frappent. Il est vrai que même à Boulbinet, jadis son fief le plus sûr, n’est plus avec eux.

M. Ibrahima S. Baldé
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