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    Guinée : Après le Bras de fer avec l’armée

     dimanche 20 mai 2007   

    Beaucoup de compatriotes se sont posé la question ces derniers jours : pourquoi Le Chef de l’État a manqué aux deux rendez-vous avec ses soldats ?

    La réponse, nous la savons maintenant : il avait peur car il n’a pas confiance en son armée. Il a voulu éviter une situation comme février 1996. C’est seulement lorsque sa milice privée, entendez les Bérets Rouges, a été déployée, qu’il a pu aller à la rencontre de ses soldats sans appréhension.

    Quelques conclusions s’imposent concernant le bras de fer avec l’Armée maintenant que le Chef de l’État guinéen maîtrise la situation. La vie des émeutiers est en danger. Dans la logique du Général, il a été « déculotté » encore une fois. Il risque donc d’opérer encore une purge dramatique au sein de l’Armée.

    Pour n’avoir pas été jusqu’au bout, c'est-à-dire mettre le Général Lansana Conté et ses « vieux » généraux en arrestation et en résidence surveillée en attendant que les Forces Vives de la Nation constatent la vacance de pouvoir, l’Armée guinéenne dont le seul souci semble être la satisfaction de ses besoins matériels immédiats risque d’en faire les frais.

    La deuxième conclusion est que les problèmes non résolus de nos bidasses fragilisent le Gouvernement de Mr. Lansana Kouyaté. Ceux d’entre nous qui avaient espéré qu’il y aurait une cohabitation paisible commencent à être déçus. La raison est que le régime du Général qui dure maintenant depuis 23 ans a, comme son prédécesseur, trop de méfaits en son actif en termes de vies humaines mais aussi en termes économiques.

    Combien de soldats guinéens ont péri sur le champ de bataille (souvent dans des conflits étrangers à la Guinée) sous l’ancien régime et sous celui de Conté ? Quel argent reçoivent leurs familles ? Quelle pension reçoivent les familles des nombreux morts civils et militaires du « coup Diarra » ? Et si nous ajoutons à cela les victimes des purges de l’Armée mais aussi les victimes civiles lors des différents « complots », la liste des péchés est longue.

    Les victimes ou leurs descendants n’ont jamais reçu d’excuses ou à plus forte raison de réparations, les auteurs des crimes n’ont jamais été poursuivis par la justice laquelle reste toujours sous la tutelle de l’Exécutif. L’impunité dure maintenant depuis un demi-siècle, c’est à dire depuis que la Guinée est une réalité géopolitique. Ce n’est donc qu’une question de temps jusqu’à ce que le prochain conflit social ou militaire surgisse.

    Les syndicats en lançant la grève en janvier et février ont frayé le chemin, les Guinéens n’ont plus peur de réclamer leur droit. Or un gouvernement de transition n’a ni le temps ni les moyens nécessaires pour se pencher sur tous les problèmes.

    La dernière conclusion n’augure rien de bon pour la Guinée : grâce à ses milices bien équipées et bien motivées, l’Armée régulière pillarde, mal armée, désorganisée par la misère matérielle et les purges et surtout honnie de la population à cause de ses exactions est plus que jamais neutralisée.

    Le pouvoir du Général ressortira donc renforcé de cette épreuve de forces. Et le retour du Général Bailo Diallo, un fidèle parmi les fidèles, n’est pas un signe du renouveau. C’est plutôt un signe de l’immobilisme, de la stagnation, voire un retour en arrière.

    Que faire en face de cette nouvelle situation pour empêcher la restauration du système d’avant février 07 et sauver les acquis de l’insurrection populaire ?

    Il n’y a malheureusement pas de remède miracle car quoique l’on dise, il n’existe à ce jour en Guinée aucune force capable de chasser le Général du pouvoir. La population le pourrait évidemment mais vu la gâchette facile des forces de défense du régime, elle payerait un lourd tribut, ce que personne ne peut souhaiter.

    Pour des raisons pragmatiques, Mr. Lansana Kouyaté reste donc le moindre mal. Il faut laisser son gouvernement montrer ses preuves tout en restant vigilant surtout sur le respect des accords et de la feuille de route. Ce rôle incombe à la Société Civile, aux syndicats, aux partis politiques et à la presse imprimée ou électronique et un jour, à l’Assemblée Nationale lorsqu’un vrai parlement aura été mis en place, suite à des élections législatives équitables.

    La discipline budgétaire devrait particulièrement faire l’objet de l’attention : il ne doit plus y avoir de prélèvements extrabudgétaires quel que soit le commanditaire car de l’assainissement du budget dépendent toutes les réformes nécessaires pour remettre la Guinée sur les rails.

    Oumar BAH
    Pour www.nlsguinee.com


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