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    Guinée : Réflexion et vérité sur notre Etat !! (Chapitre 1)

     samedi 19 mai 2007   

    Après plusieurs semaines d’absence, motivée, me voici à nouveau parmi vous. Mon absence était simplement un temps de constatation et d’observation, essayer de mieux connaître cette nouvelle équipe gouvernementale, analyser ses axes prioritaires et le contenu des missions des différents ministres.

    Cette absence était aussi de me donner le temps d’avoir le bilan définitif des manifestations qui ont précédées la formation de ce gouvernement, faire une approche de ses conséquences afin d’en tirer une conclusion.

    Je veux simplement noter que l’objectivité créatrice est la règle première qui, dans une analyse politique, doit être fidèle aux évènements, conforme aux faits politiques et à la configuration socio-économique.

    Ceci dit, toutes ces préoccupations devraient m’amener à combiner l’observation pour mieux raisonner et la prudence pour être plus objectif et impartial.

    Je serai tenter pour la première fois m’adresser aux nouvelles autorités politiques guinéennes qui, au fil de ces lignes qui suivent vont trouver ce qui s’avèrent être ma réflexion personnelle sur l’Etat guinéen, me permettant d’identifier ses blocages et apporter ma part de solutions pouvant amener notre Etat à se sortir de l’impasse.

    Comme toute entreprise humaine elle n’est donc pas parfaite ni ne prétend contredire qui que ce soit, c’est un apport qui se veut exempt des tractations politiques, loin des alliances sourdines et des querelles mesquines.

    Toutes ces précisions étant faites il faut reconnaître que l’État guinéen peine à être « le maître des horloges » et il ne parvient pas à s’en consoler.

    Puisqu’il s’agit aujourd’hui de le repenser hors les murs, il faut bien rappeler quels sont ses facteurs de blocage.

    Le premier, identifié dans mes précédentes analyses, c’est l’argent, ou plutôt la façon dont il est perçu et dépensé.

    Vient ensuite la gestion des hommes : bien formés mais mal orientés, mal évalués, mal encadrés, mal payés et victimes d’un manque de dialogue ce qui enfante un manque d’information et d’évaluation pour la prise de décision.

    Un troisième point concerne le manque insolent d’électricité et d’eau dans un pays le plus arrosé de l’Afrique de l’Ouest.

    Le quatrième est la passivité de la justice et de l’archaïsme du fonctionnement judiciaire guinéen.

    Ajoutons la persistance d’un isolement par rapport à l’étranger ainsi que la rigidité des statuts des structures publiques qui s’additionnent sans jamais se remplacer.

    Les derniers handicaps tiennent à la difficulté qu’à la démocratie de trouver ses marques, l’école qui déjante et la santé qui dégringole ainsi qu’au morcellement de l’agriculture.

    On arrive ainsi à sept blocages majeurs, les sept piliers du statu quo qui font actuellement de la Guinée l’un des pays les plus en retard au monde.

    Pour mieux appréhender tous ces problèmes, oublions un instant qu’il est ici question de notre Etat pour imaginer qu’on aurait décrit la situation d’une entreprise.

    L’audit conclurait à la défaillance du commercial, de l’international, de la comptabilité, du contrôle de gestion, de la recherche, des relations humaines, de la communication et du service juridique.

    Qui serait prêt à investir sur l’avenir d’une telle entreprise?

    On ne cessera de le dire, il est impératif que l’Etat guinéen se fasse une grande toilette, donc doit impérativement se « métamorphoser ».

    Cette métamorphose qui, pour être une réussite, ne doit manquer ni d’analyse pertinente ni d’hommes compétents ni une bonne compréhension des objectifs à atteindre.

    C’est la volonté politique qui manque ou qui s’avère impuissante, quand elle ne peut s’appuyer sur les leviers du renouveau.

    Il est loisible à ce niveau de schématiser mon raisonnement en centre d’intérêts pour mieux poser les remarques et éventuellement apporter des approches de solutions.

    Vu les décisions irrationnelles et les échecs répétés que le régime du « Général-roi Conté » a essuyé, il serait pas superflu – dans une telle analyse et dans le cas strict de la Guinée – de commencer par un secteur aussi défaillant que l’enseignement.

    1) Éducation et formation : L’éducation des hommes et leur formation à tous les ages de la vie ainsi que la recherche sont les investissements qui relèvent le plus, à mon avis, du rôle stratégique de l’Etat.

    Ce rôle a donc pour but d’assurer l’égalité des chances au sein de la société, pour que les inégalités de revenus ne figent pas les situations acquises ou n’arrêtent pas l’ascenseur social.

    L’éducation est donc à la fois un objectif et un instrument.

    Objectif en ce sens que la réforme de notre système éducatif est une priorité, au cœur des fonctions traditionnelles de l’Etat dont il importe d’assurer le meilleur fonctionnement.

    Instrument parce que, dans tous les domaines, se vérifie l’adage selon lequel « il n’est de richesse que d’hommes ».

    La gestion des ressources humaines dans l’Administration devra s’appuyer sur un volet non moins central, en matière de formation et d’éducation, visant tous les échelons de la hiérarchie.

    La haute fonction publique est la première concernée tant le décalage a grandi entre ses motivations, ses missions, son mode d’acquisition des connaissances et son accès aux postes de responsabilité.

    C’est bien le renouvellement de la formation de nos élites administratives que traduisent les multiples dérapages qu’elles se rendent habituellement coupables.

    Un tel mouvement doit s’accompagner d’une action en profondeur tirant les conséquences de l’évolution des métiers, des spécialités et des techniques au cours d’une carrière.

    Il faut assurer une plus grande mobilité au sein de l’Administration, afin de permettre le meilleur ajustement possible entre les affectations et les besoins.

    Il importe donc de bien assurer l’éducation des jeunes générations, celles-là mêmes qui seront demain aux commandes des forces vives de ce pays et qui, très certainement, demanderont à notre Etat des comptes.

    Ceux-ci ne seront pas forcément favorables : la froideur des statistiques des spécialistes nous situe à un niveau médiocres par rapport aux autres pays de la sous région notamment le Sénégal et la Cote d’ivoire.

    Des progrès doivent être réalisés dans l’élévation du niveau de nos diplômes ; ceux-ci doivent suivre les efforts consentis dans les pays limitrophes. La décentralisation, l’autonomie, l’ouverture sont les clés de la réforme.

    Décentralisation à condition que les gouvernorats ou les régions acquièrent la consistance nécessaire.

    Autonomie de tous les établissements à commencer par les universités (même si elles le sont laconiquement).

    Esprit d’ouverture en mobilisant le sens civique et la morale républicaine des enseignants.

    A ces clés s’ajoute, bien sûr, celle de la formation des enseignants, question majeure puisque, à l’age numérique, la capacité d’utiliser et surtout de maîtriser les nouvelles technologies sera au cœur du bagage d’un savoir élémentaire qu’il revient à l’école d’offrir aux futurs citoyens.

    Les dirigeants doivent considérer que l’adaptation des programmes, la formation des enseignants, la mise en place des réseaux et l’équipement des élèves sont des priorités, pour lesquelles il faut accélérer le rythme, là où les autres pays africains ont déjà décrété l’urgence. Le temps est pressent, il faut reformer l’éducation pour lui assurer l’image qui devrait être la sienne.

    Dans mes prochaines analyses, je reviendrai inch’Allah sur d’autres secteurs

    Monsieur Alseny Soumah
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Membre de la rédaction de Guinea-forum.org
    Membre de la Commission Etudes et projets de la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France.
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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