vendredi 18 mai 2007
Pour la première et dernière fois, nous décidons de réagir à des écrits qui veulent jeter un discrédit gratuit sur notre initiative d’avoir porter plainte pour crimes contre l’humanité perpétrés par le régime Guinéen en République de Guinée durant les évènements sanglants du 12 juin 2006 et ceux de janvier-février 2007.
En tant que mouvement citoyen, révolté contre la tyrannie, l’impunité et la passivité face aux exactions dans notre pays, convaincu que nul, fût-il «chercheur en droit international», n’a le droit de nous dire ce que nous devons faire, quand et comment nous devons le faire, lorsque nos compatriotes sont torturés, assassinés ou violés par des criminels, nous avons décidé d’agir, en portant ces crimes devant la communauté internationale.
Nous n’avons jamais, contrairement à ce que certains de nos détracteurs prétendent «voulu, par excès de patriotisme,» nous « positionner dans l'Histoire». Pour preuve, nous avons fait appel à M. Laafa Sow (un de nos détracteurs), par l’intermédiaire de M. Paul Moussa Diawara, Directeur de publication d’aminata.com, pour une participation à la rédaction de ladite plainte. Et mieux, nous avions émis le souhait de faire le déplacement de l’Allemagne, de la Belgique et de la Suisse pour rencontrer M. Sow. Une démarche qui s’inscrivait dans le cadre de notre volonté de faire participer tous nos compatriotes qui, à notre avis partageaient les mêmes points de vu que nous. Notre appel restera sans suite.
Il n’est pas besoin de rappeler que nous ne sommes pas un cabinet d’avocats; encore moins des «chercheurs en droit International». Par conséquence, nous ne nous encombrons pas des considérations d’ordre techniques auxquelles nos détracteurs font allusion. Nous sommes un mouvement citoyen convaincu de la justesse de notre initiative et de la démarche que nous avons adoptée pour mettre celle-ci en œuvre. Notre objectif ne souffre d’aucune confusion: contribuer à faire pression sur les criminels et l'Etat guinéen, afin qu’ils répondent de leurs forfaitures.
Depuis que nous avons pris l’initiative de porter plainte devant le TPI, nous avons reçu de très nombreux courriers, commentaires, messages d’encouragement, ainsi que des appels téléphoniques de nos compatriotes partout dans le monde. C’est ce qui nous a renforcés dans notre démarche.
Nous déplorons cependant le fait que dans notre pays, les initiatives (même salutaires), sont combattues avec la dernière énergie par certains compatriotes, lorsqu’ils estiment que la paternité de celles-ci ne leur a pas été attribuée.
Toutefois, n’ayant pas la prétention au monopole de la vérité, nous tenons à préciser que nous respectons la diversité des points de vu et des démarches face à l’impunité qui règne en République de Guinée depuis près de trois décennies. Par conséquent, nous sommes de l’avis qu’il n’y a jamais une plainte de trop dans cette affaire. Ceux qui n’apprécient pas notre démarche, sont libres de faire la leur. Ils peuvent avoir la certitude que nous serons les premiers à nous en réjouir.
Le MRG et le CPG n’ont pas pour habitude de polémiquer. Nous sommes des ONG compatriotes et ouvertes à toutes critiques ou suggestions, pourvu qu’elles soient constructives et de bonne foi.
En conséquence, nous réaffirmons notre désir de justice, d’équité et de démocratie en République de Guinée. Notre démarche est et restera uniquement guidée par le désir de voir un jour l’Etat de Droit et la Démocratie devenir une réalité dans notre pays;une réalité qui mettra un terme définitif à l’impunité que la Guinée a vécu et continue de vivre depuis maintenant près de trois décennies.
Fraternellement
Vive la Guinée
Ont signé :
Bachir Kaba, Président du MRG/CPG
Ismael Souaré, Secrétaire à la communication du MRG
Contact: souare65@yahoo.fr
Droit de réponse transmis par :
Ismael Souaré, depuis l’Allemagne
Pour www.nlsguinee.com