jeudi 10 mai 2007
« Le criminel n’a commis qu’un crime mais celui qui le soutien commet deux : La complicité dans le crime commis et le crime de soutenir un criminel ». Mais comme on ne peut soutenir une chose et son contraire, seule la justice peut rétablir la vérité.
L’autre tort que ce régime mourant a fait au Peuple de Guinée c’est d’avoir confié à certains hommes des responsabilités dont-ils n’ont pas les compétences. Ce règne de la médiocrité a longtemps asservit les guinéens. Nous regretterons toujours le passage de M. Bakari KEITA dans notre Préfecture même si ce vent du changement l’emportera bientôt. Irresponsable, lourd et négligeant cet homme est loin d’être un bon responsable.
Complice actif des incendies des 96 cases le 17 février dernier, il essaie toujours et imprudemment de brouiller les pistes qui sont plus que claires.
Tantôt au matin du 17 février, il affirmait devant le conseil des sages que « ce sont vos enfants qui ont brûlé vos cases » , tantôt le 27 avril passé, devant les messagers des ressortissants de Gaoual à Conakry, niant toute implication de l’armée il disait que « ce sont des éléments civils, des loubards qui ont incendié les 96 cases ». Pourquoi ce jeu de mot ? C’est du théâtre au mauvais goût.
S’il connaît ces éléments responsables de ces atrocités qu’est-ce qu’il attend pour aider a les traduire en justice ? Qu’est-ce qu’il attend pour montrer ces « Loubards » aux populations ? Qui sont d’ailleurs ces « Loubards » ? Est-ce les 5 vermines criminelles et les 20 ‘’probables enfants de troupe’’ identifiés par les victimes ou bien il y a encore d’autres que M. Le Préfet connaît discrètement ? Cette abstention est délictueuse, nous le suspectons dangereusement. M. le Préfet, pour l’intérêt de la justice sortez les auteurs et les commanditaires comme vous les connaissez.
Si c’est les enfants de Hafia qui ont incendié leurs cases comme vous l’affirmiez, pourquoi incendieraient-ils leurs propres cases et comment l’ont-ils pu pendant l’état de siège sans être appréhendé par l’armée qui avait le contrôle de tout ?
Si c’est des « Loubards » pourquoi ils ne se sont dirigés que vers le seul quartier Hafia pour incendier 96 cases ? Qu’est-ce que des « Loubards » ont contre Hafia ? Vos « Loubards » ont été partiaux et très planifiés n’est-ce pas ? Vous voudrez bien nous les citer pour compléter la liste des 25 déjà identifiés. Entre vous et les victimes, qui connaît mieux ceux qui sont venus incendier les cases ?
En tout cas « il y a plus de choses dans plusieurs tetes que dans une seule » dit-on. Dire que ces cases ont été incendiées par des « Loubards » sans montrer les auteurs cela est une insulte contre la morale sociale. Nos parents n’ont pas appris la culture de la tromperie que maîtrise les ‘’politico politiciens’’. Ils n’ont aucun intérêt d’accuser vainement 25 personnes.
La version du premier Magistrat de la Préfecture ne trouve pas de créance. Car, il est difficile de trouver des arguments dans le désert. Et d’ailleurs selon certaines sources il semblerait que le rassemblement des auteurs de ces incendies était toujours précédé d’un son de cloche au siège du sous groupement tactique. S’il en est ainsi pourquoi cette cloche ?
Selon le site Guineenews.org « cette même nuit une volontaire américaine éprise de pitié avait tenté de sortir pour porter secours à une victime, des militaires l’auraient frappé du bout du fusil », ce sont ceux là vos « Loubards » M. le Préfet ?
Toujours sur le même site nous pouvons lire « …le Préfet Bakari KEITA interpellé sur la question affirme que la réalisation du lycée que ces généreux donateurs avaient décidé de faire en rénovant les bâtiments de l’ancienne faculté de la Préfecture est donc compromise sérieusement avec le départ annoncé du corps de la Paix à Gaoual ». Or ce sont les mêmes militaires qui ont incendié les 96 cases. C’est donc eux les « Loubards » ?
Nous pensons qu’il faut éviter d’énerver encore les populations de Gaoual ou de faire pleurer la justice.
M. le Préfet comme vous devez le savoir que quand la force publique sert la justice, elle devient un facteur de la paix et de développement. Mais quand elle sert l’injustice, elle devient un facteur de dégradation de la paix dans la vie sociale.
L’injustice est la cause fondamentale de tous les troubles de la sécurité. Et il n’y a pas de sécurité sans justice. Ce n’est pas l’intervention de la Police ou de l’armée qui entraîne la sécurité, c’est l’intervention d’une justice sociale équitable soutenue par la force publique qui entraîne la sécurité et garantie la paix. C’est donc un premier test pour M. le Juge de Paix Kaman GUILAVOGUI.
Cette fois ci M. le Préfet c’est devant vous que nous nous prosternons les mains au dos, pour vous demandez humblement de faire un effort pour nous rendre une justice équitable en indexant les vrais commanditaires et auteurs de ces crimes crapuleux qui endeuillent une cinquantaine de familles.
Nous vous écoutons et attendons de vous quelque chose de clair.
Depuis Gaoual, une dépêche de :
Mr BAH BOUBACAR et de Me. MAMOUDOU SANE
Contact : boubah12fr@yahoo.ca
Pour www.nlsguinee.com