dimanche 06 mai 2007
« Il y a des inimitiés dont il ne faut pas se priver. Se taire c’est se corrompre » ELIAS CANETTI
- KERFALLA YANSANE, Ancien GOUVERNEUR pendant 10 ans de LA BCRG (1986-1994), période qui couvre celle de la date de mise en place des statuts actuels (1/06/94).
- Ousmane KABA, ancien Conseiller et directeur des Changes sous YANSANE, à la BCRG.
- TAFSIR Camara, ancien Inspecteur général de LA BCRG sous Yansané, Sont chargé de réviser les statuts de la BCRG.
Je tais volontairement le 4eme membre de la commission, et pour cause ?il n’est pas concerné par mon analyse, pour ne pas parler de réaction ou réflexion ! Charger donc les auteurs des statuts de la BCRG (de faits,) qui en ont usé et abusés, de les revisiter, c’est faire du surplace.
Ces statuts ont permis à Kerfalla de trôner sur la BCRG pendant 10 ans, en étant à la Fois Président du conseil et gouverneur de LA BCRG. Alors que le Capital est détenu à 100% par le Tresor, il ne rendait compte et ne relevait que du Président de la République qui est « un homme pas au fait des problèmes de ce monde » d’après Facinet Fofana ancien secrétaire général de la BCRG avant d’atterrir aux mines.
Pendant les dix ans de Yansané, jamais, les états financiers de LA BCRG n’ont été publiés, alors que dans les établissements financiers qui se respectent, ces états sont publiés tous les trimestres. C’est en plus une obligation pour les instituts d’émissions.
Pendant les 10 ans de règne de Yansané, jamais il n’a été question de la tenue d’une session du conseil d’administration de la BCRG, ou la publication de résolutions dans un journal fut il officiel.
Tout ce qui précède est simplement renversant et monsieur le Premier Ministre affiche de plus en plus ses limites et joue au chargé de mission ayant la faconde qui sied sans avoir une thématique de mise en œuvre professionnelle de sa feuille de route :C’est cela le pilotage à vue s’il n’est lui-même pas piloté par des activistes pervers qui ont décelé ses limites ?
De mon point de vue, au regard de la situation dramatique de la politique monétaire et du crédit en Guinée, la BCRG a besoin :
- D’Un audit profond et large. C’est tout de suite et maintenant et par des cabinets spécialisés excluant les affairistes locaux de type FFA. L’appel d’offres doit être international avec financement extérieur exigeant une discipline externe imposée par les bailleurs de fonds.
- D’Une remise à plat du système bancaire avec une nouvelle architecture.
Donc une nouvelle BCRG impliquant
- Une reforme de l’émission y compris son institut
- Une reconstitution des réserves de La banques.
C’est à la mise en place de cette BANQUE CENTRALE QUE JE CONVIE tout le monde à débattre pour aider le Premier Ministre à faire le bon choix.
LE DEBAT EST OUVERT !
DRAHMANE TOURE
Contact : tourdrama@hotmail.com
Pour www.nlsguinee.com