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    Info Presse : Compte rendu de la conférence du co-développement du Jeudi 24 Avril 2007

     samedi 05 mai 2007   

    C’est dans une salle archicomble que Monsieur Ismaël BAH, président de la Fédération des Associations des Guinéens de France « FAGAF » ; a pris la parole. Il a rappelé que l’Afrique et notamment la GUINEE, dont est issue un certain nombre de personnes présentes dans l’assemblée, doit absolument rejoindre le train des nations en développement. Il a poursuivi en louant les nombreuses initiatives sur le terrain qui prouvent la volonté et le dynamisme des populations désireuses de se forger un destin autre que la misère, épaulée par les ONG, largement représentée dans cette salle.

    Cependant, il a souligné que la bonne volonté ne suffisait pas, qu’il fallait que les nations plus développées aident ces pays, non seulement financièrement, mais aussi par un accompagnement des jeunes, porteurs de talents et de compétences désireux de s’investir dans leur pays d’origine, et également par un encadrement technique de qualité.

    Il a terminé son allocution en accueillant Monsieur Jacques GODFRAIN, ancien Ministre de la coopération du gouvernement d’Alain JUPPE, qui a mis en valeur, avec la première table ronde de Kayes (au MALI, le concept de « co-développement » fondé sur le principe de partenariat ,il est Député de l’Aveyron, et Maire de MILLAU, dans le cadre du cycle de conférences « Talents et Compétences, initié par le pôle Etudes et Projets de la Fédération des associations des Guinéens de France.

    Monsieur Jacques GODFRAIN intervenait pour expliquer à l’assemblée le processus de la coopération et surtout les mécanismes du co-développement et présenter d’une manière générale le concept du codéveloppement, son mécanisme et ses avantages pour le développement des pays du Sud. Il est un spécialiste des questions du codéveloppement. Il a écrit beaucoup d’ouvrages portant sur ce sujet. Sans plus tarder, je lui passe la parole.

    Jacques GODFRAIN : Depuis une dizaine d’année, la France met en œuvre dans le cadre de sa politique d’aide au développement une démarche originale visant à soutenir l’action des migrants présents sur le territoire français en faveur du développement de leur pays d’origine. Les actions menées à ce titre font l’objet de ce que l’on a coutume d’appeler le co-développement. J'estime que le mot co-développement est à la mode, assez précis et parfait pour définir une coopération très décentralisée jusqu’au niveau local impliquant tous les acteurs du développement. Cette politique repose sur la conviction que la réponse au défi du développement des pays du Sud passe par l’implication des migrants ou des Français d’origine immigrée dans la création d’activités et aussi d’emplois.

    Les implications de cette politique sont multiples, le développement se situant à la confluence de trois problématiques essentielles : les migrations internationales, la mondialisation et le développement. Ces questions se situent déjà au cœur de la politique étrangère de la France, elles seront amenées à prendre de l’ampleur dans les décennies à venir. Le développement des pays du sud apparaît donc autant comme une exigence éthique pour les pays riches que comme une opportunité de faire face au défi démographique qui semble se profiler.

    La France entend tirer, dès maintenant, parti de la multiplication des échanges et de l’ouverture des frontières pour contribuer au développement des pays du Sud. En s’appuyant sur la dynamique des migrants installés sur son territoire et qui conservent des liens étroits avec leur pays d’origine pour en promouvoir le développement, la France vise donc à rompre clairement avec la logique d’assistance qui prévalait jusqu’alors pour redonner aux populations du Sud la maîtrise de leur développement. Cette politique française en matière de codéveloppement est reconnue et se diffuse tant parmi nos partenaires européens que dans les enceintes d’organisations internationales.

    J’ai pu mesurer l’importance du succès du codéveloppement à travers tous les projets villageois cofinancés par les ressortissants de ces pays en France jusqu’à leur réalisation effective. Ainsi, durant mon ministère à la coopération, dans les années 1995-1997, je me suis rendu en République du Mali, juste après l’évacuation d’immigrés maliens, en fin d’été, de l’église Saint Bernard à Paris. Cet événement s’était produit dans un contexte très difficile, car les relations entre la France et les pays africains se détérioraient davantage tous les jours.

    J’ai alors décidé d’effectuer une visite à Kayes, pour rencontrer les communautés de Kayes, non seulement pour les écouter mais aussi pour définir avec elles un critère de développement. Je tiens à souligner la qualité de l’accueil que m’ont réservé les ressortissants de Kayes. Durant cette rencontre, des tables rondes ont été organisées par secteur d’activité avec pour objectif de trouver des voix et des moyens afin d’amorcer la question de développement par la communauté elle-même.

    Au cours de ces discutions, j’ai repéré un mécanicien retraité de la RATP de Paris, qui m’a entretenu de la préoccupation des participants, il souhaitait obtenir un bus de transport qui pourrait transporter régulièrement l’ensemble des produits agricoles vers la capitale Bamako et répondre ainsi au besoin de la ville en produits frais.

    Ce bus permettrait aussi de désenclaver cette zone, en drainant toutes les autres cultures maraîchères de la région, il instaurerait un véritable dialogue de confiance entre les ressortissants français et la communauté de Kayes à travers une gestion bipartite de ce moyen de développement économique. Dés mon retour à Paris, mon ministère a financé l’achat de cet équipement. Cette opération a été une réussite totale car cela a permis à toutes les populations de cette zone de transporter leurs produits frais et leurs cultures vers la ville. Ce bus est toujours en activité pour le plus grand bien de l’économie de la région.

    Dans une autre table ronde, les participants ont abordé la question de la formation de personnes pour la supervision du réseau d’adduction d’eau potable de la localité en cas de problème technique. A ce stade, des stages de perfectionnement ont été accordés à quelques ressortissants locaux pour venir se former en technique de maintenance en France.

    J’aborde maintenant le cas du Gabon, un pays très particulier, riche mais sans véritables cultures agricoles. La salade consommée à Libreville à l’époque venait du marché de Rungis en France. En effet, pour le Gabonais travailler la terre ne fait pas partie de ses traditions. Une ONG dénommée « Agrusud » s’est installée et en collaboration avec les associations locales a réussi à impulser une nouvelle politique agricole, former et informer les acteurs locaux pour la production des cultures maraîchères pouvant les aider à sortir de la dépendance de l’importation de certains produits, l’opération a connu un grand succès.

    J’ai également travaillé avec Monsieur le Maire Communiste de Montreuil dans le cadre du codéveloppement. Il s’agissait de mutualiser nos efforts pour aider les associations maliennes de France dans leur objectif de développement en partenariat avec l’ambassade de France au Mali et l’Agence française de développement, de penser à la mobilisation des collectivités territoriales et de favoriser le jumelage des communes pour une coopération plus efficace en matière de santé et d’éducation ,de la Culture.

    En ce qui concerne la Guinée, l’installation du centre hospitalier de Maférinya dans la région administrative de Forécariah est une expérience réussie de codéveloppement.

    Pour terminer, j’ai pu constater au cours de mes nombreuses expériences sur le terrain que tant qu’il n’y a pas développement local, beaucoup de jeunes sont candidats à l’immigration. Ils pensent pouvoir avoir un travail, un avenir dans d’autres pays. Ils essaient donc de partir et de rejoindre les pays développés quelque soit le prix à payer.

    C’est une des raisons pour les quelles, la France accorde un intérêt très particulier aux ONG comme votre structure des jeunes « Talents et Compétences », et les aides à réaliser leurs objectifs. Cette politique, à terme, permettra de fixer la jeunesse à la base mais aussi de générer un développement rassemblant l’ensemble des acteurs notamment les élus locaux, les associations, l’Administration et la société civile.

    Le Ministre s’est ensuite prêté aux questions du public qui était cosmopolite composé en majeur partie de membres et présidents d’associations d’origine guinéenne, malienne, congolaise et française.

    Ismael Bah : Un partenariat a été établi entre l’AFD et la Fédération des associations des Guinéens de France, pour tenter de résoudre les questions d’emploi des cadres guinéens en France et en Guinée surtout. Par ailleurs, nous avons eu l’occasion de soumettre ce projet à Monsieur Lansana KOUYATE, Premier Ministre de la Guinée qui s’est dit tout a fait disposé à travailler avec la Fédération. Il a été très intéressé par les objectifs et réalisations de la Fédération. Je me rendrai très bientôt en Guinée pour élaborer un projet de partenariat ayant pour but de permettre à la diaspora Guinéenne de participer au développement de la Guinée.

    L’équipe de la Fédération a mis en place un site Internet, www.maguinee.com, Il est conçu pour être à la disposition de tous les Guinéens. L’objectif est d’y inclure le plus de renseignements possibles concernant les divers aspects de la vie de notre communauté. Nous serons plus particulièrement à l’écoute des attentes des jeunes Guinéens.

    A ce titre, nous proposons de mettre en ligne un répertoire d’entreprises partenaires par secteur d’activité proposant des emplois dans le pays d’accueil, notamment en la Guinée.
    Par ailleurs, une réunion est organisée à l’Université de Conakry par une délégation que nous avons envoyée sur place pour évoquer toutes ces questions.

    Séances Questions/Réponses

    Mme Madame Amina SIDIBE, J’aime la Guinée, je suis à la fois Guinéo-Malienne, membre du Haut Conseil des Maliens de France et du Conseil Economique et Social du Mali. Personne ne fera l’Afrique à la place des Africains. Ce qui manque aux Guinéens c’est l’esprit patriotique car c’est un pays extrêmement riche grâce à son sous sol. Je suggère aux guinéens de s’inspirer des initiatives qui ont réussi au Mali et de les appliquer à la Guinée. J’ajoute que je suis disposée à coopérer avec la Fédération pour identifier les axes prioritaires de la Guinée dans le cadre du codéveloppement.

    Président l’Association Franco-Congolaise : Que pensez vous des propositions Hubert VEDRINE ? Est-ce que l’Europe à une volonté d’engager un plan Marshall pour l’Afrique ?

    Jacques GODFRAIN : Les propositions de VEDRINE se rapprochent beaucoup de nos réflexions, nous travaillons en diagonale avec lui, les visions sont les mêmes. L’Europe a une volonté d’instaurer un plan Marshall pour le développement de l’Afrique. La question a été évoquée au sommet du G8. Le Président, Jacques CHIRAC a imposé la question de l’Afrique à l’ordre du jour. De plus, les taxes en vigueur sur l’achat de billets d’avion ont généré des fonds qui ont permis d’acheter des médicaments pour lutter contre le paludisme en Afrique.

    Abdoulaye DIALLO « lejourgn.com » : Le contact Europe - Afrique n’a jamais connu de succès que ce soit lors de la colonisation, décolonisation ou coopération, aujourd’hui on s’interroge sur le concept du codéveloppement. Est-ce que ce n’est pas un concept idéologique ? Quelle est la place de la France en Afrique et l’impact de l’ajustement structurel ?

    Jacques GODFRAIN : Le co-développement est un concept sincère, il va du Sud au Nord et dépend d’avantage de la diaspora qui à un grand rôle à jouer dans le processus. Les réformes, l’ajustement structurel sont tous des moyens pour, réduire le rôle de l’Etat et diminuer l’autorité de l’Administration sur la vie économique.

    La place de l’Afrique dans le monde Francophone est un grand problème diplomatique. Il va falloir que la France définisse de nouvelles stratégies pour ne pas perdre l’Afrique surtout depuis l’irruption de la Chine au niveau international. De plus, il semble que les étudiants chinois soient mieux traités en France que les Africains, ce sont des pratiques que je n’approuve pas.

    Malal DIALLO : Est-ce que le micro crédit a un impact économique et social ? Pourquoi les élus ou les politiques ne plaident pas en faveur de ses micro crédits pour les pays en voie de développement ?

    Jacques GODFRAIN : Je pense que ces dispositifs sont nécessaires pour sortir du bourbier. Le micro crédit a aidé les plus défavorisé à se développer d’avantage.

    Younoussa BAH : Président de l’association pour le développement de Kindia (A.D.K), nous disposons de deux projets, centre de formation d’insertion professionnel et construction d’une école, et nous sollicitons l’AFD pour le financement de ces projets.

    Jacques GODFRAIN : L’AFD ne finance pas des gros projets, elle soutient des micros projets dans le cadre de la coopération décentralisée.

    M. BURUNDI : Est-ce que l’Afrique a les moyens nécessaires pour se développer ?

    Jacques GODFRAIN : Vous avez les moyens nécessaires, les décideurs, associations, la population. Il suffit d’avoir une volonté politique et un sentiment national partagé pour essayer d’impulser une dynamique positive. Les ethnies ne doivent pas être une barrière mais au contraire une richesse culturelle à préserver.

    Conclusion

    Le codéveloppement se présente donc comme une politique viable et efficace. Les expériences déjà menées au Mali ou encore au Maroc peuvent à ce titre en témoigner. Cette politique vise a promouvoir les initiatives de développement au niveau local pour fixer les populations pauvres et souvent enclines à l’exil. Si de nombreux espoirs peuvent être placés dans cette politique, il faut toutefois se garder d’y voir un remède miracle.

    Le co-développement apparaît comme une sorte de préalable à de plus amples politiques de développement qui insisteraient sur la mise en place d’infrastructures de télécommunications, de santé, de formation, de développement des services. Il faut donc envisager le co-développement pour qu’il soit : un levier efficace afin de mettre en place un tissu économique local mais il faut noter qu’il ne suffira pas à lui seul à stimuler la croissance.

    La voie du codéveloppement apparaît donc prometteuse. Elle ne pourra cependant aboutir qu’avec la participation de nos partenaires de l’Union européenne et pour la Guinée, avec le Gouvernement de Monsieur Lansana KOUYATE, actuel Premier Ministre, mais également celle de la société civile et surtout la vôtre en particulier les présidents d’ONG, et d’associations. Les espoirs réels suscités par le codéveloppement doivent donc se concrétiser par la mobilisation de tous ses partenaires dans un esprit de concertation.

    Adressez vos commentaires et suggestion à : bah_ismael@yahoo.ca

    Monsieur Alseny SOUMAH
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Membre de la rédaction de Guinea-forum.org
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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