mercredi 02 mai 2007
Réunis à Paris ce jour 29-4-07 en Colloque sur le changement en Guinée, à l'invitation du CIC (Comité d'Initiatives Citoyennes), les participants ont convenu de porter à la connaissance des opinions guinéenne et internationale les observations et propositions suivantes:
I- Sur la nécessité d'un suivi vigilant du processus de changement
De nombreuses révoltes ont eu lieu en Guinée par le passé, sous des formes diverses ( Mutinerie de février 96, Révolte des femmes en 77, ...), elles ont toutes échoué dans leur objectif final parce que le Pouvoir a toujours réussi à tromper la vigilance des acteurs par des promesses fallacieuses juste destinées à faire tomber la fièvre et permettre la reprise en mains de la situation suivie des règlements de compte.
En 2006 / 2007 l'Intercentrale CNTG-USTG est montée au créneau avec, visiblement, une claire conscience de ces échecs passés, grâce à quoi elle a perçu à temps, au fur et à mesure, la fausseté des promesses, et en a tiré les conséquences. Cela a permis l'implication dans la révolte de plus de 90% de la population, sous forme de véritable insurrection populaire animée principalement par les jeunes des quartiers urbains et ruraux à travers l'ensemble du Territoire.
Désormais c'est donc l'ensemble de ces acteurs divers ( syndicats, organisations de Jeunes, de Femmes, de Migrants, partis politiques, Ong, ...) qui doit exercer la nécessaire vigilance pour éviter le sort des tentatives précédentes, et permettre la victoire complète incluant le départ de L. Conté et ses complices et l'instauration d'une 3è République au service réel de l'ensemble du Peuple.
A cet effet, il faut créer au niveau de chaque commune de Conakry, chaque préfecture de l'intérieur, et chaque colonie guinéenne de l'étranger, un Collectif Pour le Changement ( CPC ) chargé de rassembler tous les acteurs locaux cités plus haut; les CPC se réuniront périodiquement pour faire le point sur l'évolution du Pays et fixer les objectifs pour la période suivante, sous la coordination générale de l'Intercentrale élargie et du Cnosc.
En France nous proposons, dans ce sens, à la Plateforme des Organisations de la Société Civile, à la CAGF, et à l'UFV de se constituer en CPC ouvert à tous les autres volontaires.
Cela permettrait de mieux faire converger les initiatives, mieux organiser la nécessaire collecte de fonds pour le Mouvement, et éviter les auto-proclamations abusives de Porte-Parole de la Communauté guinéenne de France.
II- Sur l'annulation des modifications de la LF en 2001
La LF (Loi Fondamentale) votée en 90 limitait de façon pertinente le nombre et la durée des mandats présidentiels.
Après ses 2 premiers mandats catastrophiques pour le Pays, L. Conté et ses complices ont tripatouillé le Texte et annulé toutes les dispositions qui pouvaient les empêcher de poursuivre leurs méfaits à la tête de l'Etat guinéen
Aujourd'hui le Gouvernement L. Kouyaté a une feuille de route qui lui assigne, entre autres tâches, celle, prioritaire à nos yeux, du changement de notre système politique actuel (Article 12 du Décret portant attributions du PM ): cette tâche est à accomplir d'urgence, avec la participation de tous et non en petit comité.
En conséquence, nous adressons un appel solennel au PM d'entreprendre immédiatement, avant les élections législatives, les démarches nécessaires pour un Dialogue National entre toutes les parties concernées: Intercentrale élargie, Cnosc, Dignitaires religieux, organisations combattantes de Jeunes, de Femmes, de Migrants, partis politiques, Assemblée Nationale, et Forces Armées; pour annuler les modifications constitutionnelles de 2001 et élaborer les nouvelles règles de vie communes dans une 3è République au service de tous.
C'est le lieu de rappeler qu'en 1984, lorsque la possibilité de changement est devenue réelle avec l'élimination des héritiers officiels du PDG et l'avènement du CMRN, une proposition de Conférence Nationale de Réconciliation fut faite, mais elle fut rejetée par une coalition de tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille sur la période précédente.
C'est ce rendez-vous manqué qui permit à L. Conté et ses complices, d'abord de se débarrasser d'une partie de ses compagnons du CMRN en 1985, ensuite de monopoliser la gestion du Pays avec les résultats catastrophiques qu'on vit aujourd'hui.
Alors, cher(e)s compatriotes, une fois de plus, nous sommes à une nouvelle croisée de chemins, face à notre destin: une seule revendication, le Dialogue National avant fin 2007.
Paris le 29 Avril 2007
Le Colloque sur le changement en Guinée
Amadou Sadio Bah, France
Pour www.nlsguinee.com