vendredi 27 avril 2007
On sent bien que la peur a changé de camp, le peuple a repris sa souveraineté, les clans se replient, s’organisent, il n’est pas question pour eux de perdre leurs privilèges, d’arrêter de voler et de piller comme cela fût la règle depuis bientôt vingt quatre ans.
Alors qu’ils sachent bien, que c’en est finie de l’impunité, de la corruption, du banditisme et du clientélisme politique.
Qu’est ce qui leur font croire qu’ils renaitraient de leurs cendres, s’accapareront à nouveaux des leviers du pouvoir et briserons cet élan populaire et cette volonté de changement de notre peuple ?
Ceux qui ont donné leurs vies et ceux qui sont encore prêts à le refaire si besoin, seront en face pour les mettre hors d’état de nuire de façon définitive.
La Guinée est un bien commun, que ceux qui croient à tort être plus légitimes que d’autres, sortent vite de leurs folles illusions et sachent que plus personne ne se laissera abuser par des apatrides qui ont ruiné toutes espérances, détruit toutes les valeurs sociales qui fondaient notre identité et notre histoire commune.
Nous mettons en garde, ces clans qui sont entrain de bâtir des plans machiavéliques pour saper le changement voulu et imposé par le peuple, seul souverain !
La seule chance du général Conté, principal responsable de la décrépitude du pays et de ses clans sera de se tenir tranquille et de laisser le changement s’opérer sans ambages et en profondeur.
Cela ne servira rien d’user de la division ethnique pour espérer revenir aux affaires, car pendant tous le temps dans ce pays, cette pratique à été une méthode de gouvernement.
Il n’y a qu’à voir de nos jours, c’est un fait, le Président est Soussou, le Président de l’Assemblée Nationale, deuxième personnalité du pays est Soussou, le chef d’état major de l’armée est Soussou, le chef d’état major de la marine l’est aussi, celui de la gendarmerie idem.
Tous les hauts postes de l’administration sont infiltrés par le même clan. Dans quelle république sommes-nous donc ? Où tous les pouvoirs dans une république qui se veut démocratique sont détenus par des personnes du même groupe culturel, même s’ils n’agissent au nom de leur communauté. Le fossé et la fracture sont énormes entre ceux qui prétendent gérer notre pays, leurs actes contraires à l’intérêt général et l’immensité des richesses qu’ils ont frauduleusement accumulés !
Le paradoxe guinéen est unique en son genre, sinon comment peut-on expliquer que l’un des pays les plus riches de l’Afrique, soit l’un des pays les plus pauvres du contient ?
Comment peut-on expliquer qu’un pays appelé autrefois, la Suisse de l’Afrique, le château d’eau de l’Afrique, avec 1200 cours d’eaux, manque d’eau et d’énergie ?
Comment, un pays qui possède des ressources humaines considérables et d’immenses richesses minérales, peut-il se retrouver dans un état de pauvreté et de déliquescence aussi dramatique et aussi chaotique que le notre aujourd’hui, si ce n’est par la mal vaillance, l’incompétence, l’irresponsabilité, le laxisme et l’immobilisme de ceux qui ont dirigés le pays depuis son accession à l’indépendance ?
Tous les fils dignes qui étaient capables de faire prospérer notre pays, ont été assassinés froidement par les apatrides qui ont régné comme « Néron », qui a fini par bruler Rome !
De quels droits peuvent-ils encore oser prétendre en quoi que ce soit, au lieu de se repentir et demander le pardon de ce peuple meurtri et martyr ?
La nation guinéenne est une et indivisible, nous n’avons pas besoin de « guinéïté », nous avons vus, ce que « l’ivoirité » a fait subir à la Côte d’ivoire…..
A bon entendeur…
Alfa Ousmane Diangolo BARI
Directeur de publication de Guinea-Forum
Contact mail : alfa_ousmane@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com