jeudi 26 avril 2007
A la suite de la publication d'une série d'articles sur le site www.nlsguinee.com et relatif à l'incendie des 99 cases dans la préfecture de Gaoual ainsi que d'autres dégâts causé à la population, des personnes se disant diffamées se sont livrer a des menaces.
Voici le témoignage d'un jeune ressortissants de la préfecture de Gaoual et gérant d'un cybercafé à Conakry ayant reçu des menaces de mort.
Nous vous livrons le texte tel que narrer par l'auteur lui même.
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir ». C’est pourquoi plus jamais nous ne laisserons personne détruire notre Préfecture.
Ni les menaces, ni le charlatanisme ne nous feront reculer pour vue que notre combat soit légitime. Nous n’avons que la plume, le courage d’aller de l’avant, le désir de justice, nos prières et le soutien du maître des jours comme arme.
L’on sait que la vérité peut avoir politiquement ses effets mais fort malheureusement nous ne sommes pas politiciens, au contraire, nous détestons fort certaines pratiques politico-politiciennes.
Au lieu de se défendre juridiquement en donnant sa version des faits comme elle a le droit de réponse, Madame le Maire menace personnellement, et par personne interposée. Déjà, par deux fois elle a appelé une victime, Madame SANE Bintou KEITA (la mère de Me Mamoudou SANE) pour lui dire que si son enfant n’arrête pas de l’accuser, elle se « vengerait de lui ».
D’ailleurs selon d’autres sources, une fois qu’il mettra pieds sur Gaoual, Madame le Maire jure par tous les cieux que ses enfants le battront à mort. Savait-elle que les simples menaces sont délictuelles ?
Mademoiselle Fatoumata KEITA, la fille de Madame le Maire, elle, attendra jusqu’au jeudi 19 avril 2007 à 20 heures (accompagnée d’un Monsieur qui se réclame être de la Société Civile) pour menacer Boubacar BAH : « Si tu n’arrêtes pas d’écrire contre ma mère, je te ferai du mal et ta mère sortira de sa loge à la résidence du service ‘’préfectoral ’’. Il suffit que la mienne rencontre M. le Préfet Bakari KEITA pour que ce dernier le fasse très vite. Quant à Mamoudou SANE, je veux le rencontrer… »
Bien. Le Préfet est donc une caisse de résonance pour cautionner de telles injustices ?
Le surlendemain, jointe par téléphone au matin du samedi 21 avril à 8 heures, à la question de Me SANE « il paraîtrait que tu veux me voir ? », elle répond que « c’est à propos de vos écrits autour des incendies à Gaoual » et pour sa défense elle souligne énergiquement que « ce qui s’est passé à Gaoual c’est du racisme, de la haine héritée, c’est ce que les populations de Hafia veulent faire revivre mais rien ne sortira, Hafia ne pourra rien faire… ».
Votre mère, répliqua Me SANE est simplement accusée, elle n’est pas déclarée coupable, c’est à elle de nous donner sa version des faits que nous ferons publier et puis elle n’est pas la seule autorité qui a été indexée, seule les enquêtes pourront départager.
Doucement elle continue sa rhétorique « à Gaoual, nous avions mené les enquêtes durant dix jours. Ma mère ne peut pas faire des choses de ce genre. Il suffisait tout juste d’écrire à la Société Civile et vos cases seraient couvertes au lieu de faire des écrits ». Comme si on n’a pas besoin que justice soit rendue !
C’est d’ailleurs la chose la plus importante pour nous car si par erreur les auteurs de ces atrocités ne sont pas jugés et condamnés conformément à la loi, demain c’est Sinthiourou, Houmbaya, Heremakonon ou Bassanto qui brûleront, comme un crime impuni se répète toujours.
Si Fatoumata KEITA fait partie des enquêteurs et à supposer que Madame le Maire soit responsable, va-t-elle couvrir sa mère ou la livrer ?
Tout de même, nous ne défendons pas Hafia parce que nous sommes de là-bas. Mais parce que cela est injuste. On aurait épousé la même réaction si c’était un autre Quartier de Gaoual qui avait été victime. Nous avons dépassé ces barrières, nos esprits sont très aérés. Nous voyons Gaoual dans un tout indissociable.
Précisons que sans la Société Civile, ces pauvres pourront reconstruire leurs cases puisque ce n’est pas la Société Civile qui les avait construites. Et aucun lien de parenté ne pourra acheter notre silence ! Le démon argent non plus. Ces crimes dépassent les liens de parenté. Si Madame le Maire est hostile aux critiques, qu’elle rende le tablier politique !
Le politicien ne peut pas être à l’abri des critiques et seule cette contradiction peut faire ressortir la vérité des faits. Alors voudrions-nous demander à Madame le Maire de nous aider à trouver les commanditaires de cet incendie pour nous permettre d’arrêter nos recherches, faute de quoi nous continuerons à écrire pour éclairer les zones d’ombre.
Boubacar BAH et le Cyber Almadi sont accusés pour nous avoir prêtés leurs services. Cette accusation est dénuée de sens car un Cyber est fait pour cela. Et c’est une façon de nuire à la jeunesse de Gaoual qui profite bien et depuis longtemps des services que peuvent rendre ce Cyber.
Ce Cyber a employé combien de jeunes de Gaoual ?
Il parait qu’elle déclare qu’elle n’a pas d’inquiétudes pour Thierno Hady DIALLO qui est en fin de carrière. Si tel est le cas peut être que Madame le Maire elle, elle est à ses débuts et si Me Mamoudou SANE mourrait pour cette noble cause son âme serait très heureuse.
Encore, la Démocratie a subi des dommages à Gaoual !
Avec les bras au dos nous demandons aux autorités communale et préfectorale de sortir les commanditaires. En ce moment, et en ce moment seulement nous arrêterons de faire nos mémoires.
Au lieu de venir rencontrer certaines institutions pour demander des aides aux victimes, les autorités de Gaoual n’ont présentement rien de plus important à donner aux victimes que mettre main sur les auteurs de ces incendies.
Nous pensons surtout que ce n’est pas le moment d’organiser des tournois de football pendant que 96 cases sont brûlées.
Que Dieu inspire ces autorités !
M. BAH Boubacar, depuis Gaoual
Contact : boubah12fr@yahoo.ca
Pour www.nlsguinee.com