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    Guinée : Pourquoi les Guinéens perdent leurs têtes très vite ?

     mercredi 25 avril 2007   

    La crise guinéenne et le chaos en Guinée, n'en déplaise à ceux qui s'obstinent à n'y voir comme étant un conflit uniquement ethnique, sont avant tout et foncièrement une crise d'État, une crise d'institutions, de règles et de valeurs.

    La carte ethnique bien qu’évidente dans le « inner cercle » (cercle restreint du pouvoir) ne constitue qu'un prétexte, une caisse de résonance d'une disjonction dramatique et flagrante dans le fonctionnement et l’application des règles et des institutions de l'État.

    Bien que la carte ethnique a toujours été la politique des deux régimes, celui de Sékou Touré et maintenant celui du Général Lansana Conté, la division ethnique de la Guinée n’est pas, si profonde au niveau de Guinéen moyen encore moins au niveau des sociétés traditionnelles.

    En quarante huit années (48), la Guinée a plutôt souffert de la domination d’une classe sociale, économique et politique, qui a joui de tous les privilèges pendant près de cinquante années et qui catégoriquement a refusé de s'accommoder à la notion et à l’instauration d'un État de droit où, tous les citoyens seraient égaux devant la loi et auraient les mêmes chances d'accès à l'éducation, l'administration, l'armée, à tous les secteurs de la vie nationale.

    Bien que la solution à la crise de confiance en Guinée doit forcement passer la réconciliation ethnique, cela ne sera pas difficile à faire, vue la tolérance et la culture de clémence qui caractérisent le Guinéen en général (les ethnies en Guinée, qui, du reste, cohabitent depuis des siècles mais n'ont commencé à se massacrer jusque récemment), le salut de la Guinée réside dans la mise en place un État de droit.

    Tout au départ, il faut que le Général sanguinaire et despote Lansana Conté et son régime militaro-mafieux qui ont imposé en Guinée un régime militaire de dictature noire, prennent fin.

    Pendant près d’un demi-siècle, les Guinéens ont vécu un « black » apartheid (noir) à travers les gouvernements qui se sont succédés et dans les rouages de l’administration où le mérite a cédé la place à la médiocrité, l’appartenance familiale, ethnique ou régionaliste.

    Pendant 48 années, nous avons assisté à une gestion clanique du pouvoir, des institutions de l’Etat avec les caractéristiques suivantes :

    - Confier tous les postes importants de responsabilité économique, civile ou militaire à des gens proches de même ethnie, clan, famille et de ce fait, ils deviennent des gardiens aveuglement solidaires et dévoués au chef au détriment des intérêts de la nation ;

    - Faire régner la terreur et frapper dur quiconque refuse d'obéir aveuglément à travers les assassinats politiques, les emprisonnements arbitraires, les exils forcés, les licenciements, etc. ;

    - S'enrichir par la fraude, le détournement des deniers publics et toutes sortes de malversations ;

    - Mettre en place un gouvernement de système « Parti-État » en vue de contrôler idéologiquement le peuple, faire semblant de lui donner la parole tout en l'empêchant de penser, lui donnant à manger avec la main droite pendant que la main gauche étrangle la gorge.

    En d'autres termes, les dirigeants de ces quarante huit (48) dernières années ont tout simplement érigé en règle une gestion de l'Etat de type monarchique sous l'apparence d'institutions républicaines.

    Le dénominateur commun de deux régimes qu’ont connu les Guinéens en un demi-siècle d’indépendance c’est cette « coquille vide d’État », une période où la notion de la république et la notion de l’Etat de droit sont synonymes du néant.

    Dans les deux régimes, la justice a été et continue d’être le parent pauvre des institutions de l’État. Les conséquences de cet état des lieux sont :

    • Une corruption généralisée,
    • Le manque d’indépendance créant ainsi une justice vulnérable face aux autres pouvoirs de l’État, et
    • L’impunité qui se traduit entre autres par le manque d’accès à la justice pour la population en générale et où la raison du plus fort, du plus riche, du plus « connecté » (celui a le plus de bras longs) est toujours la meilleure.
    • Un peuple clochardisé matériellement, intellectuellement, culturellement et « qui de façon imaginaire » a subi, par ignorance, par action et/ou par omission, le jeu des taupes politiques : « diviser pour régner ».

    La détérioration des conditions de vie interne des Guinéens et Guinéennes, les pressions de la société civile, les luttes syndicales ont ouvert une petite fenêtre de changement mais qui risque de se refermer si les Guinéens rentrent dans leur passivité ou fatalité habituelle.

    N’oublions jamais que la liberté tout comme le pouvoir n’est jamais offert sur un plateau d’or, elle se conquiert. Toutes les conditions du changement sont réunies en Guinée mais il faut saisir les opportunités pour que le changement soit réel, positif et définitif. Les Guinéens n’ont plus droit aux erreurs.

    Le Général Lansana Conté est entrain de jouer une jonglerie subtile pour jouer aux prolongations inutiles. « Un fruit tombe quand il est mûr » et que « devant l’ouragan de l’histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même ». C’est le cas aujourd’hui en Guinée.

    Il ne faut pas avoir la peur de l’inconnu, la peur du changement. Dès que l’on parle de changement en Guinée, certains Guinéens anticipent, les pertes de vies humaines, pour que le changement se produise. Il y a la peur de mourir mais, rien ne dit que la mort est nécessairement moins mauvaise que la misère qui ronge le pays.

    Il faut changer des mentalités en Guinée. Aujourd’hui, avec le Nouveau Premier Mr. Lansana Kouyaté et son gouvernement, le pays navigue à vue. On dépense l’argent et les maigres ressources du pays, à gauche, on dépense à droite. Il n’y aucun cadre de dépense bien défini pour que les Guinéens sachent, quels sont les objectifs prioritaires et quelles sont les conséquences du financement de ces objectifs. Il y a un sens de triomphalisme au sein du gouvernement alors que le sang de ces centaines de guinéens innocents sauvagement assassinés par les chiens de Lansana Conté, n’a pas complément séché.

    Il est important de noter d’abord que ce nouveau gouvernement a un travail fondamental à faire, le plus important, le plus prioritaire de tous les travaux que le gouvernement doit affronter maintenant et dans le futur : L’établissement de l’État de Droit en Guinée.

    Quand le gouvernement se croit avoir des objectifs et mais ne cherche pas les moyens pour atteindre, accomplir ces objectifs, cela veut dire qu’il ne sait pas ce qu’il veut faire. Ça veut dire que ce gouvernement, à la limite, n’a rien à faire selon un ordre donné. Cela conduit à la catastrophe.

    Qu’est ce qui va s’en suivre ?

    Il va s’en suivre que gouvernement de Lansana Kouyaté va, naviguer à vue avec tous les risques d’aller heurter les murs. Cette situation fait que le gouvernement ne voit pas où il va. Il n’y a pas de visibilité et il marche dans les ténèbres et par hasard. Le gouvernement ne sait pas qu’est-ce qui est plus important. Il marche dans une politique des coups en vrac. Cela aboutit à ce qu’on appelle le gaspillage systématique des ressources qui sont pourtant limitées.

    Ce gouvernement ne sait pas ce qu’il veut faire puis qu’il n’a défini ni moyens, ni besoins de ce qu’il veut faire. Un gouvernement qui veut relever le défi ne peut fonctionner comme une grand-mère sans soutien au village, comme une grand-mère qui vit au jour le jour. Les Guinéens doivent empêcher ce gouvernement de les faire vivre au jour le jour sans connaître la destination, où ils vont. Il faut refuser de voyager sans radar.

    Un gouvernement de consensus qui prétend faire sortir la Guinée de cette ornière doit être composé de gens expérimentés, au lieu de mettre à la tête des importants ministères des hommes et des femmes incompétents dont le seul mérite est d'être des alliés, des fidèles parmi les plus fidèles de Lansana Conté.

    Quelle est l’importance que le nouveau gouvernement attribue aux misères, aux souffrances, aux attentes, aux préoccupations des Guinéens ?

    Il faut aux Guinéens et Guinéennes, une nouvelle République sans Lansana Conté, une nouvelle dimension et une nouvelle forme de gouvernance, une nouvelle prise en charge des problèmes des citoyens du pays par un nouveau gouvernement responsable qui n’inclue pas Lansana Conté et ses sbires.

    Qu’est ce que Mr. Lansana Kouyaté a plus de mérite par rapport au feu Colonel Diarra Traoré, Mr. Sydia Touré, Maître Lamine Sidimé, Mr. François Fall, Mr. Cellou Dalein Diallo, Mr. Eugène Camara ?

    Certains guinéens, naïvement affirment que le temps a changé. Rien n’a changé car le Général Lansana Conté, qui est l’architecte de l’état apocalyptique du pays, est toujours là. Il nomme, il destitue et il possède le pouvoir de feu (de canon).

    Les racines du mal Guinéen c’est le Général Lansana Conté. Même s’il nomme « Albert Einstein » ou l’un des récipiendaires de « Prix Nobel » en économie, comme Premier Ministre, rien ne sera accompli, rien ne changera de façon positive, plutôt, les choses ne vont que se détériorer le plus.

    La Guinée n’a pas un problème de Premier Ministre, elle a plutôt un « problème de Chef d’Etat », un « problème de personne au plus haut sommet de l’administration ».

    Il faut que les Guinéens comprennent cela. Le vrai changement ne débutera que le lendemain de la mort de Lansana Conté et le lendemain de son éviction du fauteuil Présidentiel.

    S’il est vrai que remettre véritablement la Guinée sur les rails d’un développement tous azimuts reste une affaire de tout un chacun, la grande impulsion viendra incontestablement d’un leadership nouveau ayant une claire vision des différentes clés du développement.

    Comme l’illustre communément un adage populaire africain : « le poisson pourrit par la tête ». Pour transformer les potentialités du pays en réalités, les technocrates ne doivent plus rester éternellement à l’ombre des militants (politiciens) altruistes ou zélés mais aveugles, qui risquent d’enfoncer le pays entier dans l’abîme.

    Le renversement de vapeurs et de mentalités, ne pourra être une réalité qu’avec une redistribution des cartes et des priorités, après quoi les Guinéens et Guinéennes seront appelés à servir leur pays selon leurs mérites et non selon leur appartenances ethniques ou régionales ou leurs lieux de résidences (Diaspora et Autochtones) et seront objectivement ciblés pour constituer le fer de lance de cette relance économique tant attendue en Guinée, et qui devront d’abord déblayer le terrain en s’attelant à réconcilier toutes les composantes sociales pour éviter de revenir à la case de départ.

    Le gouvernement de Lansana Kouyaté se croyant doté de pouvoir divin, tangue et navigue à vue pendant que « le bateau guinéen » prend l'eau de toute part alors que l’impunité, les tracasseries contre les paisibles citoyens du pays (Gaoual, Yomou, Boké, Télimélé, les étudiants de Labé, Kankan, etc.…) continuent bel et bien sous les yeux et les oreilles du nouveau gouvernement, rendant le pays hémophile et saignant de partout. Il y a de l'injustice dans l'air.

    La République de Guinée souffre de plusieurs maux mais parmi les principaux, on peut citer sans ambages :

    - L'irresponsabilité devant la loi ;
    - L’absence d'initiative ;
    - L’impunité et la corruption,
    - La faillite de l’Etat dans sa totalité, etc.….

    La situation dramatique que vivent les Guinéens jadis et présentement nécessite des traitements inhabituels. Il faut changer les outils de la politique pour changer la politique.

    Le mal doit aussi être attaqué à sa racine. Si le nouveau gouvernement du Premier Lansana Kouyaté combat avec vigueur l'impunité, il pourra enrayer le sentiment d'injustice et des exemples forts feront revenir la discipline dont ont vraiment besoin les cadres de l’administration qui, doivent cesser de piller en toute impunité et de s'enrichir au détriment de la population.

    « Nul ne peut faire des omelettes sans casser des œufs ». Donc, il faut briser ce cycle infernal de terreur et de pure méchanceté qui frappe les Guinéens particulièrement ceux qui sont aux commandes et cela passe forcement par la restauration de « l’État de droit » en Guinée.

    L’État de droit ne signifie pas seulement avoir des lois et des règles sur le papier dans les tiroirs de l’administration. Il s’agit de les appliquer, de les respecter à la lettre avec toutes les conséquences que comportent la violation et le non respect de ces lois. On a beau avoir des lois qui sonnent bien aux oreilles, leur application demeure la pierre angulaire de l’existence d’un Etat de droit, condition sine qua none pour bâtir une société juste, démocratique et prospère. L'État de droit, comporte une particularité essentielle qui constitue son ossature. Il est régi par des lois, des institutions respectueuses des droits fondamentaux de la personne humaine.

    Ce ne sont pas les lois qui manquent en Guinée. Le problème se pose au niveau de leur respect et de leur application. Dans la majorité des cas, la loi est tout simplement ignorée, contournée ou détournée au profit de ceux que sa violation arrange, profite et protège mais au détriment de ceux que la loi était censée de protéger.

    Bien qu’il existe une apparence de justice en Guinée, l'institution judiciaire qui devrait être en charge pour l'application de la loi se retrouve presque totalement inactive ou paralysée, soit trop zélée selon l'appartenance ethnique des gens qui la justice devrait soit protéger ou punir.

    C’est l’accumulation croissante, incessante et exponentielle de la violation des règles les plus élémentaires de la justice qui a paralysé tout l'État guinéen et qui a conduit le pays vers la désagrégation ou vers l'implosion. Il est impérieux de restaurer un Etat de droit où les institutions légitimes et les lois seront respectées.

    « Le droit du plus fort doit céder la place à la force du droit ».

    Tout consensus, toute recherche de solution qui veut passer à côté des règles de l'État, fussent-elles imparfaites, s'expose tôt ou tard à la contestation paisible ou violente. Tel est le cas en Guinée.

    L’abcès est la, il n’est pas ouvert. Il est peut être en rémission mais jusqu'à quand ?

    Les Guinéens doivent garder l’idée que c’est du Général Lansana Conté et de son armée fantoche que vient tout le mal guinéen, surtout dans son exacerbation, et que c’est d’elle que viendra aussi la solution. Vous comprendrez ce que je veux dire !

    Mamadou Diallo, MD
    Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
    Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com
    Partenaire de www.nlsguinee.com

    NB : Mamadou Diallo est Médecin (Physician)
    American Academy of Family Physician Board (AAFP) Certified
    United Stated Medical Licensing Examination (USMLE) Certified
    Educational Commission of Foreign Medical Graduate (ECFMG) certified
    Member of the American Medical Association (AMA)
    Dr. Diallo has completed a three years Family Practice Residency Program (Médecine Générale) at Lutheran Medical Center and Maimonides Medical Center (Pediatric Emergency and Psychiatry), Brooklyn in New York, USA
    Presently, Dr. Diallo is working as a Family Practice Physician (Médecin Généraliste) at the Indian Health Service (IHS) in Idaho, USA
    Dr Diallo is laureate of many awards in Medical Research Projects in New York.
    (Dr Diallo est récipiendaire (lauréat) de plusieurs prix en Recherche Biomédicale à New York, USA)


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