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    Guinée : Tout simplement citoyen(ne) guinéen(ne) !

     vendredi 20 avril 2007   

    La res publica signifiait dans la Grèce antique (Athènes, Sparte,…) le bien commun, la chose publique qui appartient à tous.

    « L’esprit de la République est la paix et la modération ! » prophétisait Montesquieu.
    La République, par essence, n’est pas une compilation d’intérêts catégoriels, particuliers, mais une entité soucieuse de l’épanouissement équitable de tous ses citoyens.
    La citoyenneté repose sur l’esprit et le creuset républicains, le sentiment d’appartenir à un groupement humain au destin commun, entrelacé.

    La Guinée est un pays défini par le hasard de l’histoire et de la colonisation, par la grâce de Dieu, dirais-je plutôt. Mais son indépendance n’est pas le simple fait du hasard, mais résulte bel et bien d’un acte collectif volontariste consacré le 28 septembre 1958 par voie référendaire.

    Aujourd’hui, chaque citoyen guinéen doit s’évertuer à être le digne héritier de cette démarche commune, unitaire, de ce legs ô combien ! précieux qui demeure donc notre bien, notre patrimoine commun.

    Grâce à la maturité du peuple guinéen, notre pays demeure un îlot de tranquillité, de paix, de stabilité dans un environnement fort agité. Certains pays riverains portent encore les séquelles, les stigmates moraux et physiques d’une guerre civile, fratricide : le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée-Bissau, le Sénégal avec l’irrédentisme, la rébellion casamançaise et la Côte d’Ivoire.

    Chères sœurs, chers frères, chères citoyennes, chères citoyens de grâce ne vous trompez pas de combat, ni de colère ! Il est indéniable, irréfutable que la cause préjudicielle de la crise profonde et sans précédent, des remous sociaux sur fonds de crise économique que vient de vivre, d’endurer notre pays depuis février 2006, la cause préjudicielle, disais-je, n’est que le fait de la mauvaise gouvernance, la prédominance d’une caste administrative, militaire, politique, affairiste, commerçante, « népotiste » qui s’est octroyée de manière frauduleuse de juteuses rentes de situation et qui se bat pour les préserver au détriment d’une majorité de nos compatriotes démunis, affamés, précarisés, en proie au désarroi, à la désespérance sociale.

    Nous ne sommes donc pas en face d’une crise identitaire à l’image, à l’instar de la Côte d’Ivoire avec l’ « ivoirité » ou du Rwanda, hier

    Le spectre de la guerre civile interethnique s’est pour le moment éloigné au grand dam des apprentis sorciers, des extrémistes tribalistes de tous bords animés d’un esprit de revanche. Ils en sont pour leurs frais.

    L’intellectuel ou l’homme public a un rôle déterminant à jouer car il peut façonner l’esprit public ; il peut, de par son aura et sa crédibilité, acquérir une position de leader d’opinion très influente. Il est, au sens noble du terme, la mémoire, la conscience morale de son peuple.

    L’intellectuel ou l’homme public devrait songer à léguer son œuvre, son action à la postérité ; cette action consiste à la fois à nourrir la pensée, à éveiller les consciences, à favoriser le sursaut de l’esprit civique et républicain et à rester fidèle à des convictions nobles, des principes intangibles, inaltérables en toutes circonstances. Son souci majeur, permanent devrait être la promotion et la défense de l’intérêt général, de l’unité nationale, l’exemplarité en somme.

    Mais hélas ! L’intelligentsia, en Afrique in extenso et en Guinée en particulier, n’a pas toujours été à la hauteur de sa mission. Elle s’est mise, par opportunisme le plus souvent, au service d’une mauvaise cause ; les élites ont une lourde responsabilité dans la faillite de l’Etat qui n’est plus en mesure de remplir ses missions de service public, raison pour laquelle le continent africain demeure le cas social de la communauté internationale.

    Par ailleurs, à mon grand regret, force est de constater que certains intellectuels ou hommes publics n’ont pas pu ou pas voulu s’affranchir de la tutelle familiale, ethnique, régionale dans l’action publique et s’érigent même en défenseurs hargneux, sectaires du groupement humain dont ils sont issus. D’autres n’ont pas pu résister à l’attrait, à l’avidité du pouvoir et des prébendes, des avantages qu’il génère.

    Le rôle déterminant de l’intellectuel ou de l’homme public dans la Guinée d’aujourd’hui meurtrie est de favoriser, de procéder, de participer à une opération de désaffiliation ethnique de salubrité publique.

    L’ethnocentrisme est une dérive mortifère, une imposture électoraliste, le fonds de commerce de médiocres atteints de cécité morale et intellectuelle dont parfois l’unique but est d’assurer à leurs auteurs une promotion sociale, professionnelle et /ou politique au détriment le plus souvent de ceux dont ils « prétendent » défendre la cause.

    La question fondamentale, intégrante est celle-ci : quel est le Guinéen qui est sûr de sa « pureté » ethnique malgré le penchant de certains pour les mariages endogamiques, préférentiels ? Ou bien quel est le Guinéen qui est convaincu qu’à l’issue d’enquêtes, d’investigations généalogiques il se découvrirait à 100 % Peulh, Soussou, Malinké ou outre ?

    Notre pays, fort heureusement, s’est toujours enrichi, à travers les flux migratoires, de brassages humains qui forment le socle de notre richesse culturelle, de notre identité.

    Personnellement et culturellement, j’avoue que mon grand « drame » de Guinéen ayant vécu trop longtemps à l’étranger, dès le bas-âge malgré moi, est le fait de n’avoir pas pu être polyglotte. Certains de mes amis savent que je leur envie cette qualité.

    Je suis un Baga de Kaporo et fier de l’être mais comme me l’a enseigné un sage « il n’y a pas de honte à affirmer, et sans état d’âme, ce que l’on est ; mais c’est son exaltation qui est dangereuse pour la cohésion sociale qui est un impératif de survie pour toute nation. » Mais je m’affirme tout simplement en tant que citoyen attaché aux valeurs de la République alors que certains prônent ouvertement l’alternance ethnique.

    La Guinée est aujourd’hui confronté à de grands défis titanesques, pharaoniques à relever pour réparer les dégâts causés par nos gouvernants, et ce du lendemain de notre indépendance à nos jours. La demande sociale est forte et pressante : l’eau courante, l’électricité, le chômage, la santé, le système éducatif, la cherté de la vie, etc…

    Par ailleurs de nombreuses familles pleurent encore leurs morts, sont inquiètes pour leurs blessés ou des disparus. Il faut apaiser les cœurs, soulager les consciences, recoudre les fractures d’une société fragilisée par un déficit démocratique, un relâchement des mœurs, une mauvaise gouvernance et un pouvoir autoritaire et autiste.

    La Guinée est sur la voie d’une profonde mutation, d’une rénovation salvatrice avec l’avènement d’un gouvernement légitimé, adoubé, porté au pouvoir par un mouvement social historique, populaire, révolutionnaire. Aujourd’hui, toute citoyenne et tout citoyen devraient être à la fois vigilants et acteurs du changement entamé par l’accord tripartite du 27 janvier 2007 et le décret de février 2007 portant attributions du premier ministre de consensus et chef de gouvernement M. Lansana Kouyaté. Il n’est pas inutile de rappeler la contribution déterminante de la société civile émancipée, résolue ainsi que celle de la diaspora qui fut à l’unisson avec la patrie-mère.

    La Guinée, demeurant notre point d’ancrage, nous devons tous ensemble nous employer à retisser, à consolider des liens parfois distendus, à poursuivre la quête inlassable de son unité, de sa concorde. Saint-Exupéry ne disait-il pas que « le plus beau métier du monde est d’unir les Hommes ? ». Donc nous devons nous approprier cette assertion pour assurer, consolider la pérennité de notre cohésion sociale.

    La Guinée doit demeurer unie comme un bloc de granit dans l’esprit du 28 septembre 1958, un trait d’union social où toute citoyenne et tout citoyen de toute origine, de toute sensibilité philosophique, ethnique, politique doivent continuer à se côtoyer dans un esprit de tolérance et de solidarité.

    Nous sommes condamnés à vivre ensemble car notre destin est commun, entrelacé. Nous sommes appelés à écrire ensemble, avec la nouvelle donne politique, une nouvelle page de l’histoire de notre pays, amenés à baliser le terrain, à tracer des sillons pour les générations futures pour des lendemains meilleurs.

    Pour une Guinée unie et indivisible, nous devons observer une démarche, une approche citoyennes et républicaines, surtout faire preuve d’un supplément d’âme patriotique.

    Que Dieu préserve la Guinée!

    Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH, France
    Juriste et anthropologue guinéen
    Membre du Club Demain la Guinée (DLG)
    Contact : nabbie.soumah@journal-officiel.gouv.fr
    nabbie_soumah@yahoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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