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    Politique : L’émergence guinéenne ?

     jeudi 19 avril 2007   

    Le ministre des affaires étrangères aura la lourde tâche, entre autres missions, de redorer le blason de la Guinée qui souffre d’un déficit chronique d’image à l’étranger, à cause d’un manque de volonté, d’initiatives et de courage politiques.

    Voici un ministère qu’il aurait fallu dispatcher afin que l'intégration africaine et les Guinéens de l’étranger forment un bloc à part, dans le cadre du rapprochement guinéo-guinéens et la consolidation de l’Afrique avec son histoire originelle. A présent cette mission repose sur les épaules d’un ministre qui a fait une partie de sa carrière à l’étranger et qui vient d’entamer une première tournée, dans l’attente de ses premiers résultats.

    Les Ambassades
    Le ministre devrait réformer le corps diplomatique par un préalable qui serait de fixer le budget de chaque ambassade. C’est une faute politique d’avoir voulu que chaque ambassade s’autofinance; d’où des dérives de transformation en fonds de commerce, ne serait-ce que pour leur fonctionnement spécifique. Il est difficile d’accabler des diplomates sans salaires pendant plusieurs mois, quand on sait ce qu’est la vie à l’étranger! Il est délicat aussi de fixer les responsabilités et les missions lorsqu’il y a une surcharge de personnel.

    Ces quelques points essentiels dans le diagnostic imposent des mesures dont la première serait de réduire la représentation diplomatique partout où il y aurait peu de Guinéens, en s’appuyant sur des pays amis, par le principe de réciprocité. Ensuite, il conviendrait d’opter pour une économie des postes en procédant à des aménagements selon la taille de la communauté et le lieu d’implantation.

    Nos représentations diplomatiques pourraient tourner autour des 7 postes suivants :
    - 1 ambassadeur volontaire qui devrait être le premier VRP du pays,
    - 1 conseiller économique et commercial en bleu de chauffe et en contact permanent avec les investisseurs étrangers et les Guinéens qui voudraient investir au pays,
    - 1 conseiller financier qui, en plus de gérer les dépenses et les recettes, serait un véritable directeur financier,
    - 1 chargé du protocole aussi dynamique et compétent que celui que nous avons à Paris,
    - 1 chargé de la sécurité,
    - 1 secrétaire.
    - 1 chargé des relations avec la communauté (ex relations culturelles ou extérieures) qui devrait raffermir les liens au sein de la communauté, savoir tout ce qui s’y passe et honorer de sa présence toutes les manifestations de la vie quotidienne : les cérémonies religieuses (prières, messes, veillées) les sacrifices (deuils et transports de corps au pays) les cérémonies récréatives et festives (mariages, baptêmes, dédicaces, soutenances, initiatives diverses à l’endroit du pays comme la collecte de médicaments, de matériel médical, de fournitures scolaires et un contact électronique permanent avec les sites et les associations guinéennes afin de véhiculer l’information).

    Ainsi toutes nos ambassades auraient les moyens de leur fonctionnement et les équipes seraient mieux soudées. N’importe quel membre pourrait faire office de chauffeur provisoire pour l’ambassadeur ou les délégations de passage. Le contrôle serait facilité et on en finirait avec les multiples conseillers qui ne servent à rien.

    Chaque Ambassadeur serait tenu pour responsable de tout retard de règlement des bourses aux étudiants ainsi que les plaintes venant des investisseurs que nous pourrions encourager et encadrer jusque sur le terrain s’ils le désiraient, car la Guinée reste encore une jungle sur ce point et une chasse gardée pour certains. Nous avons besoin des partenaires financiers pour le bien de tous.

    - la (double) nationalité serait une réalité autrement que par la délivrance des visas, des pièces d’identité et l’obtention ou la prorogation des passeports. Enfin, chaque ambassade devrait être une véritable maison commune pour tous les Guinéens.

    Les expatriés attendent des mesures urgentes de la part du ministre et du gouvernement :

    - associer la diaspora aux destinées du pays, car celle-ci dispose de trois atouts majeurs : un savoir-faire, le reflexe patriotique et une manne financière conséquente. Elle a été un acteur de premier plan du changement et revendique sa part de contribution aux destinées du pays. Il n’y a que la Guinée qui pouvait se passer d’un tel potentiel depuis un demi-siècle, - la possession d’une carte d’électeur pour pouvoir exercer leur droit de vote et être partie prenante à l’organisation des prochaines élections.

    - la possibilité de présenter des candidats lors des prochaines élections législatives, et en dehors des partis politiques. Ce serait une avancée démocratique manifeste. Concrètement, c’est aussi la possibilité de créer des contrepouvoirs à nos ambassades afin que les doléances remontent toujours au sommet, et c’est encore un porte-voix des expatriés jusque dans l’enceinte de l’assemblée nationale.

    - viabiliser des choses aussi simples que le fait de poster une lettre ou utiliser un canal académique pour ce qui est des transferts de fonds. Ce sont des milliards de francs guinéens de perdus dans les caisses de l’Etat, avec le temps qui passe,

    - faire en sorte que partout où un guinéen réussira, que ce soit celle du pays tout entier afin de réveiller des vocations et affirmer notre fierté aux yeux du monde comme lors de la dernière CAN ou l’exemple de notre champion du monde de boxe Béa Diallo,

    - faire en sorte que partout où un Guinéen sera insulté ou maltraité, que ce soit une gifle pour tout le pays.

    La coopération
    L’avènement des pays d’Asie, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, du Golfe qui frappent à nos portes avec insistance, devrait montrer une ligne de fracture qui nous conduirait au multilatéralisme. Nous sommes à un moment charnière, où mondialisation oblige, nous devrions utiliser cette concurrence pour notre pays et, in extenso, pour la solidarité africaine.

    Bien que ces pays ne soient pas des samaritains, ni trop à cheval sur les entorses aux droits de l’homme selon les occidentaux, leur collaboration axée surtout sur le co-développement, permettrait de voir des routes, des stades, des écoles, des hôpitaux, des programmes agricoles et d’élevage, des usines… contrairement aux projets «financés-morts-nés» qui ne voyaient jamais le jour; ou, à tout le moins, sous la forme de réalisations inachevées ou bricolées, comme du temps des affairistes. Conakry est en chantier depuis des années et nous sommes toujours dans la merde.

    La première sortie du ministre a été pour la France. Soit! Mais les accords bilatéraux n’empêchant pas les relations multilatérales, nous devrions éviter de nous enchaîner. L’influence diplomatique de la France qui se résumait en diktats ne se limiterait plus qu’à des indications, quelques «miettes» ou la valise-punitive. Encore aujourd’hui, lorsqu’elle ne peut pas se mouiller comme lors du vote pour la guerre contre l’Irak, elle nous fait plonger à sa place.

    De plus, que dire de son influence économique qui semble de moins en moins déterminante, tout comme son silence éloquent au début du «réveil» des Guinéens. La question ne doit plus se poser en termes de ce que nous pourrions obtenir de la France mais revoir les bases de nos échanges équitables. La Guinée est toujours passée entre les mailles du filet lors des derniers effacements (des intérêts) de la dette des pays les plus pauvres car la dette à proprement parler, est toujours payée rubis sur l’ongle.

    Nous n’avons plus besoin de coopérants paternalistes, magnifiés, voire déifiés car notre savoir-faire commun a pris un sérieux envol. La françafrique qui en est la continuité n’a plus la même saveur ni les mêmes relents. La meilleure façon d’être maitre de notre destin, serait d’en finir avec cette continuité des vestiges de la colonisation.

    L’intégration régionale africaine devrait réveiller les consciences, aiguiser notre appétit retrouvé, requalifier notre volonté commune et redonner vie à nos «coquilles-vides» en posant les problèmes par la méthode guinéenne : comment passer de l’Afro-pessimisme à l’Afrocentricité? Comment remettre la machine grippée en route?

    Les générations futures se rappelleront que beaucoup de choses avaient été dites et faites depuis N’Krumah, mais c’est la Guinée qui avait été le détonateur. Nous pouvons le faire, nous devons le faire.

    Au moment où les grands ensembles se concrétisent comme l’union européenne qui ne cesse de grandir, notre regroupement devient d’une acuité certaine car il est avéré qu’aucune nation ne pourrait se sauver toute seule. De ce fait, il serait plus que jamais temps de construire les Nations-Unis d’Afrique et non pas «Etats» afin d’adapter l’appellation issue de la balkanisation de notre pauvre continent au sortir de la période coloniale.

    L’Afrique de l’Ouest qui est pratiquement composée des mêmes populations, pourrait s’appuyer sur la Guinée avec ses 6 frontières limitrophes, comme un 1er pôle fédérateur. Ensuite il suffirait de converger nos intérêts avant d’aller à la conquête de l’Afrique centrale avec le Nigéria comme second pôle.

    Au Nord, le Maghreb est pratiquement une réalité. Plus bas, nous avons l’Afrique du Sud qui rivalise déjà avec les plus grands….. ainsi de suite. Imaginons un seul instant ce que serait notre continent avec une seule entité devant la peur croissante de l’Europe qui se referme déjà sur elle-même. L’Asie qui comptera plus de la moitié de l’humanité et qui ne pourra pas se passer de notre continent. Aujourd’hui, tout indique que nous sommes à la porte d’une jungle impitoyable qui se profilerait à l’horizon 2050.

    Maintenant que le monde est devenu un village planétaire, l’Afrique devrait abattre toutes ses cartes face au pré-carré des ex-empires coloniaux qui s’effrite de plus en plus. Nous avons été tenus sous perfusion afin d’éviter l’implosion du continent. Demain, ce sera la mort assurée pour tous ceux qui n’auraient pas de répondant. La Guinée a la possibilité d’être le précurseur de cette nouvelle politique car elle dispose d’une position géostratégique et des citoyens rompus à la cause africaine.

    La Guinée ne serait meilleure, que si elle décidait d’être la première. Elle en a les potentialités mais en a-t-elle la volonté? Le cœur? Cela fait longtemps que nous parlons d’intégration régionale africaine alors que notre continent est déchiré par l’instabilité politique, la corruption généralisée, les conflits armés, sans compter les pandémies, l’absence de la croissance en Afrique subsaharienne, le niveau de vie qui glisse dans un trou sans fond, une jeunesse désœuvrée qui perd de plus en plus confiance en l’avenir, sans oublier les diplômés, les qualifiés mais sans débouchés.

    Devrons-nous encore attendre des injonctions de la part des donneurs de leçons qui n’hésitent pas à dérouler le tapis rouge à leurs «ex-infréquentables» dès lors que leurs enjeux se confondent? Nous continuons à chercher des boucs-émissaires : l’esclavage, la colonisation, le FMI, la banque mondiale, le poids de la dette…la pluie et le beau temps. Nous disons à l’Europe que si elle ne continue pas de nous assister, nous irons à/chez elle.

    Nous sommes passés des bateaux aux pirogues, à défaut de la nage. Des morts et des disparus par millions. Des vies brisées. Des espoirs enfouis et même des nouveaux-nés débarquant sur les côtes espagnoles à faire chialer les plus réfractaires à l’immigration. Mais quand devrons nous comprendre que ce n’est qu’un début, si notre destin venait à nous échapper? Toutes choses égales par ailleurs, c’est ensemble que nous ferons de la Guinée-nouvelle, un pays émergent, à l’instar de la Chine et de l’Inde, qui ont une démarche de plus en plus agressive, innovante et conquérante.

    Une dernière question se pose : ne serait-il pas temps de réfléchir sur le bien-fondé du changement de nom de notre pays qui se perd dans les méandres de Guinée-Conakry, Guinée ST, Guinée française, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Papouasie nouvelle Guinée, au moment du lifting et d’un nouveau départ? C’est maintenant ou jamais, car tout est à faire.

    El Hadj Soumah., Paris – France
    Contact : esoumah@hotmail.com
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