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    Guinée : Sur ordre des autorités de Gaoual, ils étaient 20 enfants fils de militaires et paramilitaires à incendier 96 cases (photos)

     lundi 16 avril 2007   

    « La terre a des limites mais la bêtise humaine n’a pas de borne ».

    Quarante-six (46) jours après le drame, notre enquête aboutit à des interrogations.
    Pour exécuter la volonté des "puissantes autorités" de Gaoual (Le Préfet, le Maire, le Commandant du sous groupement tactique, le juge de Paix, le Commissaire central de la Police et la Douane), 20 enfants, dirigés par 5 agents, endeuillent 51 pauvres familles, en incendiant 96 cases au lieu 85 précédemment annoncées.

    Cela se passait le samedi 17 février 2007 à 22 heures, en pleine période d’état de siège, dans le quartier Hafia de la Commune urbaine de Gaoual. Pour causes, la haine contre un quartier à majorité opposé au régime et venger les édifices publics détruits.

    Parmi ces tous petits, il y avait 16 élèves, enfants de militaires dont voici les noms :

    Fara Jacques KAMANO 8è A, Pierre KOULEMOU 8è A3, Siba SAKOVOGUI 9è A, Wali Chérif 9è A, Mohamed Sanoussy TAMBASSA 9è A, Ali KEITA 10è A, Moriba KOLIE 10è A, Fara Konenkoya TINGUIANO 10è A, Siba GROVOGUI 12è A S.E, Faya TONGUIANO 12è A S.E, Harouna IFONO, Charles IFONO, Antoine FELA, Adama MARRA, Kamory et frère Minos.

    Deux enfants de douaniers : Sankoun SIDIBE 8è A3, Mohamed KOUROUMA (Madia) 9èA.
    Un fils du Commissaire central de la Police : Saikou yaya KALLOGA 9èA, et un enfant du Juge de Paix : Fréderick Zézé GUILAVOGUI 10è A.

    Cela se passait dans les nuits des 16 et 17 février 2007.

    Ces 20 "probables enfants de troupe", tous habillés en tenues militaires et armés, étaient dirigés par 5 vermines criminelles : Lieutenant TAMBASSA, le Sergent Chef Moussa Traoré, le Caporal Sebastian et deux volontaires Kamory TOLNO et MARA. Cela en violation de l’article 74 de la loi fondamentale instituant l’état de siège. Cette mesure exceptionnelle voudrait que l’armée protége les citoyens et sécurise leurs biens. Ce qui signifie que pendant ce temps, elle est entièrement responsable de tout ce qui leur arriverait.

    Si commettre une faute c’est manquer à une obligation, sous l’angle de la responsabilité, les autorités politique, administrative, communale, militaire et judiciaire sont sous la ligne rouge :

    1- Monsieur le Préfet est responsable de ce drame car il aurait été informé par la commission des sages constituée pour la cause, dès les incendies des 3 premières cases par les militaires. Ainsi, au lieu de prendre ses responsabilités, il dira aux hotes que « cet acte est bien le fait de vos enfants ». Cela se passait au matin du 16 février. On peut alors se demander qui pouvait sortir la tête pendant ce temps ? Pourquoi un enfant incendierait la case dans laquelle il dort ! Ou bien, sitôt comment l’avait–il su ? Est-ce les propos d’un responsable d’ailleurs ?

    La nuit d’après, c’est-à-dire le 17 février à 22 heures, les 93 autres cases sont incendiées par les 20 enfants et leurs fidèles guides. Ainsi donc du fait de son imprudence, de sa négligence, le Préfet engage sa responsabilité. Ce Monsieur est très négligeant, à preuve, avant le mouvement du 11 février, il avait aussi été informé par une commission des sages de l’intention qui animait la population de manifester. Gaoual est une petite ville, il aurait pu prendre des mesures pour empêcher les casses des édifices publiques et la destruction des archives combien importantes pour la Préfecture. Sa négligence a contribué à effacer l’histoire de notre Préfecture.

    2- Madame le Maire de la Commune, dit-on est tardivement allée constater les dommages causés aux populations victimes de Hafia pour ne plus en parler.

    Et puisque le silence devant le crime a sa part de responsabilité dans ce crime, son silence, et cette indifférence sont coupables. Car, elle n’a pas su faire la différence entre sa personne physique (Hadja Boyinké DOUMBOUYA) et la haute autorité qu’elle incarne (le Maire de la Commune Urbaine).

    3- Mais le plus grand responsable de ce terrorisme reste le Commandant du sous groupement tactique. Ces criminels qui ont incendié les 96 cases faisaient des tirs de sommation, cela avait créé une psychose chez les populations, empêchant ces pauvres gens de sortir leurs biens. Pendant ce temps, la nuit était devenue plus claire que le jour, du fait de la vive lumière. Les tirs saccadés dérangeaient même les sourds.

    Où était-il passé ? Que faisait-il ? Ces enfants étaient habillés en tenues militaires et armés par qui ? Est-ce cela l’esprit de l’état de siège qu’il devrait respecter et faire respecter au nom du décret présidentiel ?

    Mon Commandant, vous engagez donc votre responsabilité du fait de la violation d’une règle, le décret instaurant l’état de siège.

    4- Le Juge de Paix, le Commissaire de Police et les douaniers ignoraient-ils vraiment la présence de leurs enfants dans cette bande de criminels pendant cette période d’état de siège ou chaque bonus pater familias (bon père de famille) est supposé avoir l’œil sur sa famille ? Difficile, voire impossible d’y croire. De toutes les façons ils devraient y veiller. Ils sont donc responsables des faits causés par ces personnes qui sont sous leurs gardes.

    Ces 22 criminels à gage ont été tous épiés et vus puisqu’il faisait clair, c’est pourquoi les 51 foyers ne se sont pas trompés en accusant les 22 personnes pour la même cause.

    « On ne se trompe jamais du visage de celui qui a brûlé notre case !» disait une sagesse africaine. Ces évidences ne peuvent être niées.

    Ce qui est déplorable, c’est que les familles victimes dorment jusque là, à la belle étoile. Ces gosses, manipulés ou pas par ces autorités dont les âmes sont chargées de crimes, doivent être jugés par la cour d’assise des mineurs. Ils vivront éternellement sur cette adresse. Et quant aux instigateurs, ils seront tous interrogés sur leurs responsabilités respectives puisque « nul n’est au dessus de la loi ».

    Nous sommes déçus du cœur à l’âme. Il serait important enfin de montrer à l’opinion les marques de sympathie manifestées par certaines bonnes âmes soucieuses du sort dramatique de leurs concitoyens. A toutes ces bonnes volontés sous anonymat merci pour la solidarité naturelle que cela a crée.

    Loin de nous désunir cela nous a unit. Pour rien au monde nous n’avons intérêt à nous désolidariser car l’histoire et la nature l’ont voulu comme ça.

    Que justice soit faite au profit de la grandeur de Gaoual qui en a tant besoin.

    Article réalisé par :

    Me Mamoudou Sané et
    M. BAH Boubacar, Depuis Conakry
    Contact : boubah12fr@yahoo.ca
    Pour www.nlsguinee.com


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