vendredi 13 avril 2007
« Dans un partenaire responsable, il y a des clauses qui prévoient que l’on se revoit que l’on n’en discute. Il ya des CA qui s’organisent. Le gouvernement est souverain. Nous n’allons pas en guerre contre les investisseurs. Bien au contraire la Guinée veut être attractive. Elle veut que les investisseurs viennent en grand nombre et investissent dans le pays qui a retrouvé une justice saine. Donc nous voulons négocier à l’amiable pour que chacun comprenne qu’il ya eu du tort qui a été fait dans une certaine mesure par notre pays et que bon, on peut redresser les torts sans tordre les bras à tout le monde, sans casser les jambes. Donc nous voulons dans la souplesse, dans la sagesse, négocier avec nos partenaires, renégocier avec eux. Et selon les échos qui nous parviennent, ils y a une ambition favorable au dialogue. Encore une fois nous ne sommes pas en guerre, nous sommes en affaire et nous sortirons gagnants –gagnants de cette opération… »
Ces quelques mots ont été prononcés par le ministre guinéen de la communication et des NTI et également porte-parole du gouvernement. C’était à issue de la sortie du tout premier conseil des ministres du gouvernement Kouyaté.
Ainsi ce conseil a passé en revue un ensemble de points sur lesquels le gouvernement compte déjà se pencher pour une satisfaction totale de tout le monde.
Tout au moins ce qu'il faut dire c'est le secteur minier guinéen à lui seul devrait être en mesure de relancer un véritable développement économique et social en guinée. Car de nos jours plus d'une dizaine d'entreprises minières sont implantées dans le pays depuis plus de 10 ans.
Or à y voir clair, rien de positif n'a été signalé dans les sites qui abritent ces sociétés. A faire un tour dans les régions, dans les préfectures ou alors dans les sous-préfectures qui abritent ces sociétés minières, la désolation se lie sur tous les visages.
La rupture entre la population et ces sociétés, l'écart entre le train de vie des habitants et les travailleurs dans ces entreprises se mesurent à l'infini.
D'autre part, assez d'autres facteurs négatifs sont aussi liés à l'implantation des sociétés dans ces différentes régions. C'est le cas par exemple de la propagation du VIH/SIDA qui atteint de nos jours un pourcentage élevé dans les zones minières. Alors que ces sociétés ne possèdent aucune politique d'aie ou d'assistance réelle aux populations de plus en plus appauvries par leurs effets de pollution...
Ici aussi, le tir doit être rectifier très rapidement pour permettre de mieux jouir de l’exploitation de leurs ressources naturelles.
Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Tél. (+224)- 64- 30- 74- 06