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    Développement : La place des matières premières dans le développement de l’Afrique

     mardi 10 avril 2007   

    Jacques Chirac, a reconnu lors de la 22ème conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de France, en 2003 : « Pour vos pays, la baisse des prix des matières premières représente, depuis trente ans, une perte égale à la moitié de l’aide au développement. C’est une cause majeure des difficultés que vous éprouver pour vous développer et faire face à votre dette extérieure... »

    Cette phrase suffit pour expliquer jusqu’où les économies africaines sont tributaires de leurs matières premières. Entre bauxite, diamant, fer, or, uranium, pétrole, bois, coton, cacao…, l’Afrique est perdue dans une forêt de matières premières, c’est à se demander si l’Afrique est pauvre.

    La réponse c’est OUI, l’Afrique est réellement pauvre mais potentiellement riche, alors pourquoi elle n’a pas pu ou su utiliser cette richesse potentielle pour devenir réellement riche ?

    Surtout quand on sait que, ce beau continent qui m’a vu naître dans une petite ville sainte, Dinguiraye (Haute Guinée, région aurifère et prospère à l’agriculture mais très pauvre), est le premier exportateur mondial de bauxite, deuxième exportateur mondial de coton, le deuxième bassin de foret tropical après celui de l’Amazonie et représente 70% de la production mondiale du cacao, environ 30% (1/3) de la production mondiale du diamant et 10% de la production mondiale du pétrole.

    Cependant nous tirons le diable par la queue, à cause d’une minorité de politiciens véreux qui détourne nos ressources et même notre vigilance sur les réalités pittoresques de l’Afrique. C’est pourquoi il n’est une surprise pour personne, si nos ressources naturelles ne nous servent pas ou nous servent peu.

    Sans doute une exploitation plus rationnelle de notre potentiel en richesse nous auraient permis d’avoir une capacité d’autofinancement à la place du besoin de financement que nous avons actuellement. Ce besoin de financement qui nous a conduits à l’endettement excessif ou encore au surendettement à laminer notre solvabilité vis-à-vis des bailleurs de fonds. Ainsi nous sommes contraint de satisfaire des programmes dictés par les créanciers, même si ceux ci sont diamétralement opposés à nos priorités, c’est fut le cas du PAS (programme d’ajustement structurel).

    Pourrons-nous construire notre développement sur la base du surendettement ?

    Evidemment c’est non, la notion de développement qui est à la fois économique, sociale et politique, ne peut se construire sans une certaine capacité d’autofinancement des pays en développement. Et comment acquérir cette capacité d’autofinancement ?

    C’est en gérant rationnellement nos ressources en général et en particulier nos ressources naturelles, nonobstant le fait qu’on soit « price taker », sur les marché des matières premières, c'est-à-dire preneur de prix, nous pouvons à travers des investissements supplémentaires et à l’éradication de la pauvreté doubler nos recettes dans ce secteur.

    Même si, certains pays de l’Afrique, producteurs de coton sont confrontés à une tendance plus baissière du prix de leurs exportations à cause des pratiques injustes de subventions des cotonculteurs dans les pays développés notamment chez tonton Sam, je ne sais tonton Bush, premier producteur de cotons, ces pays peuvent quand même enrayer la corruption et envisager une diversification des productions pour compenser les pertes sur le coton, en attendant que ce système, mondialisation ou demondialisation arrête d’écraser nos 10 millions de cotonculteurs, déjà demondialisé.

    « Au secours, mon Dieu, délivre tes enfants des mains de Babylon », comme dirait Tiken dja Fakoly dans une de ses chansons engagées. Seulement Dieu ne délivrera ses enfants des mains de Babylon, que si ceux ci, arrêtent eux mêmes de s’associer à Babylon pour mettre à genou la chère Afrique pour des intérêts purement égoïstes.

    C’est aux africains d’aider dieu dans cette situation, parce que dieu, nous a donné le climat le plus clément, les sols et sous sols les plus fertiles et plus riches, il nous a donné des femmes et des hommes compétents, seulement si les compétences sont utilisées pour cultiver ce qui est prohibé, le résultat c’est la misère totale.

    C’est malheureux mon frère mais continuons à lutter, « oser lutter, c’est osé vaincre », il arrivera un jour où des africains responsables et surtout mieux préparer à affronter la mondialisation, prennent les destinées de l’Afrique. Mais en attendant nous n’allons pas nous laisser faire par ces pouvoiristes qui vident nos caisses, épuisent notre sous - sols et appauvrissent davantage notre continent.

    C’est pourquoi nous leurs invitons d’arrêter immédiatement les pratiques mafieuses et irrationnelles d’exploitation de nos ressources, pour qu’enfin l’Afrique bénéficie suffisamment de ses richesses souveraines. Ces richesses qui sont mal exploitées aujourd’hui constituent la principale clé du développement de l’Afrique à ce jour d’autant plus, c’est grâce à elles que bon nombre de pays sont amis et partenaires de l’Afrique. Donc il vaut mieux essayer de construire un développement durable sur la base de ces richesses naturelles que nous disposons.

    Au lieu que ces richesses servent à financer des guerres, comme ce fut le cas en Sierra Léone (diamant), au Libéria et en République démocratique du Congo (bois et diamant), il vaudrait mieux utiliser ces ressources pour tirer le continent de son inondation. En plus, il n’est un secret pour personne, que seule l’utilisation rationnelle de nos ressources nous permettra d’avoir suffisamment de recettes pour pouvoir diversifier nos productions à terme, afin de favoriser l’intégration économique et monétaire tant espérée en Afrique, notamment en Afrique de l’ouest. C’est la diversification de la production qui favorisera entre autres le développement du commerce entre nos pays et la mobilité du travail qui sont des conditions pour s’intégrer.

    Cependant l’état actuel des choses où la quasi-totalité des pays africains produisent des matières premières qui sont exportées principalement vers l’union européenne ou les Etats-Unis d’Amérique ne permet aux économies africaines de commercer entre elles et donc elles ne sont pas meilleures candidates à une intégration monétaire.

    Ceci renvoie au concept de zone monétaire optimale (ZMO), une théorie d’économie monétaire développée dans les années 1960, par Mundell (mobilité des facteurs de production, en particulier le travail) et R. Mckinon (le degré d’ouverture des économies, le niveau d’échanges entre pays candidats à une intégration), qui délimitent une ZMO par une aire géographique dans laquelle y’a une mobilité des facteurs de productions en particulier celle du travail et un niveau important de commerce, de nature à pouvoir corriger les déséquilibres réels (déficit de la balance commerciale, chômage…), entre les différents pays constituant la zone monétaire. Nos pays n’étant pas industrialisés encore, ayant tous comme principale ressource, des produits de base qui sont transformés dans des pays hautement industrialisés, l’Afrique a beaucoup à perdre dans la mauvaise gestion de ses matières.

    Ceci étant, les « têtes pensantes » de l’Afrique, qui jusque là pensent pour elles seules et non pour la chère Afrique, doivent revoir leurs dérapages qui ont conduit l’Afrique dans une pauvreté extrême, afin de permettre à ce continent de ressortir la tête et prendre le chemin du développement.

    L’exploitation rationnelle, efficace et efficiente des matières premières de l’Afrique, réduira considérablement la dépendance de ce continent vis-à-vis des bailleurs de fonds, favorisera une réelle intégration et une réelle fraternité en Afrique et ensuite ouvrira le grand chantier du développement en Afrique, qui n’est pas encore réellement ouvert surtout dans un pays comme la Guinée.

    Mamadou Chérif LY
    Contact : lycherif80@hotmail.com
    Membre de l'Equipe d’Analyse et de Réflexion « Neoleadership »
    Pour www.nlsguinee.com


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