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    Mr. Ben Daouda Touré répond à Mr. Ibrahima Kassory Fofana : Deux visions antagonistes de la crise Économique en Guinée

     lundi 09 avril 2007   

    Mr. Fofana et cher frère,
    Merci du ton courtois avec lequel vous revenez sur le plateau pour vous adresser au public guinéen à travers moi. Je suis sûr et que nos compatriotes apprécieront cette démarche.

    Nous nous sommes vu à Washington et sincèrement je ne vous crois pas capable de violence verbale. Croyez-moi, je ne suis pas du tout surpris de votre civilité. Néanmoins je vous remercie de vous avoir engagé dans cette direction.

    Ceci étant, cher frère, votre discours à propos des exportations des produits agricoles, placé dans les circonstances de la grève n’était pas approprié. D’autant plus que votre passage dans ce gouvernement a laissé un goût amer à plusieurs frères. Il y avait donc une question d’image, le vôtre. Et votre défi lancé au Public fut la goutte d’eau de trop.

    Le deuxième problème qui est le fond de notre polémique est la raison de ces mesures d’interdictions. En mon avis, vous n’avez pas posé la question de savoir les raisons fondées de ces mesures.

    Pourquoi tous les intellectuels et économistes qui composent le mouvement syndical, ont unanimement décidé de prendre ces mesures temporaires ?
    Pourquoi cette mesure a été saluée par tout le Peuple, alors que tous les produits agricoles étaient frappés ?

    Je pense que l’économie a pour raison de satisfaire l’aspiration du Peuple. Ces mesures ont été prises dans des conditions telles, que le pays vivait dans une situation quasiment inadmissible de famine. On ne peut pas produire, vendre et retourner à la maison, constater les enfants aller au lit le ventre creux.

    Au moment de la prise de ces décisions, 7 foyers sur 10 à Conakry ne mettaient pas la marmite au feu 3 fois par semaine.
    Au moment des faits, le seul débat économique viable à Conakry était le prix du sac de riz. À quoi sert une activité économique qui ne nourrit pas nos foyers ?

    D’ailleurs comment pouvez-vous accepter, que Wade, Président d’un pays semi désertique propose une offre alimentaire à la guinée ?

    Cela pourrait d’ailleurs suffir à expliquer l’utilité des mesures que vous dénoncez.
    Pour moi, si la majorité du Peuple est contente le problème est à moitié résolu.
    Je pense que c’est à ce point que nos analyses diffèrent.
    Vous avez agi en qualité d’économiste praticien comme vous l’affirmez.
    Moi j’ai réagit en tant qu’activiste bien imprégner de la Politique et de l’Économie.
    Pour moi la politique prime sur l’économie dans la gestion d’un pays.

    Quand la politique et l’économie s’opposent, le choix doit être clair et conséquent.
    C’est aussi pendant ces moments de conflits que le Leadership doit s’affirmer.
    Lorsque le Peuple entre en insurrection contre le Pouvoir , le devoir d’un Leader politique ou Activiste est de canaliser l’instinct de révolte des Masses Populaires et de maintenir l’Unité du Mouvement en établissement un plan de bataille stricte et consensuelle.

    Dans notre plan consensuel de bataille, figuraient les mesures dont vous dénoncez.
    Permettre la dénonciation gratuite de ces mesures, par une force extérieure au Mouvement populaire, c’est de prendre le risque de diviser nos «TROUPES ».
    Cette erreur serait suicidaire pour nous. Nous ne pouvions pas l’accepter.

    Vous dites si bien en citant le grand économiste Summer : « en l’économie, la principale chose dont nous devons avoir peur, est l’absence de la peur elle-même ».
    Vous pouvez ajouter : « En temps d’incertitude, la peur d’un leader, c’est de ne pas pouvoir dominer la peur ». Cela est de moi.

    Mon devoir était et est toujours de maintenir le moral de nos frères qui sont au front.
    Ma réaction à vos propos était primairement dirigée contre la peur de l’échec, par la distraction et la démoralisation dût à l’intervention d’une force opposée.

    Depuis six ans je lance des appels pressants à la population de descendre dans la rue. Je ne peux pas me permettre de reculer, de douter ou d’avoir peur d’aucune mesure prise par l’assemble des organisateurs de la grève, pendant que les tombes de nos enfants sont encore ouvertes. Placé dans une telle situation, j’assume la responsabilité de mes actes et j’avance. C’est qui s’est traduit dans mes réactions et toutes mes réactions à vous et à bien d’autres personnes du camp opposé au moment des faits.

    Si C’était une erreur je l’assume. Et si c’était à recommencer, je le recommencerais.

    Dans vos derniers paragraphes, vous traitez de l’Inflation.

    Encore une fois nous différons dans nos analyses.

    Primordialement vous parlez d’économie. Essentiellement, je parle de politique.
    Je suis convaincu que la Guinée n’a pas de problème économique, elle a plutôt un problème politique dont les conséquences sont économiques, sociales et culturelles.
    Pour moi la première cause de l’inflation incontrôlée est l’absence de l’ÉTAT.
    Et le peuple a si bien compris qu’il demande le départ de Lansana Conte.
    Et la preuve, alors que le Nouveau Gouvernement n’a pas encore tenu son premier conseil des Ministres, les populations voient déjà un net changement de certains facteurs économiques tels que les Taux de change et toutes les autres bonnes choses que vous citez vous mêmes.

    Pourquoi ? Parce que l’autorité de l’etat se pointe à l’horizon.

    La planche à billet n’est qu’une partie du problème. Le vrai problème est qu’il n’y avait pas d’Etat au moment des faits et d’ailleurs depuis bon nombre d’années. Chaque Ministère était devenu une « République autonome » au service d’un Clan particulier.
    Le pays était orphelin d’une autorité centrale, chose qui rendait impossible toutes les mesures de lutte contre la Corruption et la mauvaise gouvernance. Et par cette faille, la mafia internationale s’y est infiltrée. La masse monétaire introduite par les fossoyeurs, soutenus par certains agents de l’Administration, était beaucoup plus importante que celle produite par la planche à billet. Ce sont ces fossoyeurs que nous soupçonnons d’être à la base de l’exportation abusive d’une grande partie des produits agricoles en dehors du circuit économique normal, au point de provoquer une pénurie alimentaire, parce que les devises collectées par leurs activités ne retournent pas au pays.

    Leur seul objectif étant de blanchir leur argent sale. C’est ce que nous dénoncions.

    Vous n’en avez pas tenu compte dans vos analyses.

    Vous dites je cite : « La deuxième est de vouloir s’enfermer dans l’autarcie, c’est à dire produire et consommer par soi et pour soi à l’intérieur de l’espace national. Je ne connais plus de pays au monde, de nos jours, qui poursuit une politique économique dans cette direction en s’interdisant l’exportation. C’est, hélas, la perspective que vous soutenez, qui est celle contenue dans les accords syndicaux en question ».

    À lire ce paragraphe, vous insinuiez que je suis contre l’exportation des produits agricoles. Non je ne suis pas du tout contre l’exportation des produits agricoles. Comme je vous l’ai signalé il y a quelques jours, c’est de cela que vivent 90% de mes parents en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Libéria.

    Croyez moi, je n’ai pas besoin de diplômes académiques pour comprendre ce problème.

    Etre contre cette activité commerciale, c’est être contre mes parents. Non je ne suis pas contre l’exportation des produits agricoles, je suis contre la crise alimentaire, que les pratiques d’introduction des faux billets de banque dans le circuit économique a créé. Un des moyens de lutter contre ces pratiques étaient l’arrêt momentané de toutes les exportations et le rétablissement de l’Autorité de l’Etat.

    Aucun progrès économique n’est possible dans le désordre et la magouille.

    Vu la qualité de votre expérience, je crains que vous ne faite preuve de mauvaise volonté. Je suis convaincu que vous ne pouvez pas être sans savoir, que l’économie est comme la grammaire française à quelques nuances près : « Elle a son sujet, son objet et s’accorde en genre et nombre avec les compléments circonstanciels de lieux et de temps ».

    En Économie nationale n’y a pas de constance, tout est variable. C’est pourquoi les circonstances sont souvent plus importantes que l’objet.

    Dans vos analyses, vous oubliez les circonstances qui ont donné naissance à ses mesures. Vous oubliez le fait qu’elles étaient temporaires, et vous n’avez jamais cherché comprendre, pourquoi elles ont été prises à l’unanimité ?

    Vous opposez des théories économiques « des temps paix », aux mesures économiques « temporaires en un moment de crise ». C’est là que se situe votre problème. Tant que vous n’aurez pas surmonté ce dilemme et placer vos réponses dans leurs contextes de crise, vos analyses n’auront pas de sens.

    Pour finir avec l’économie, permettez-moi de vous signaler que l’Interdiction Temporaire de l’Exportation des Produits Agricoles, n’était pas une mesure isolée. C’était une toute petite partie d’un Programme de Révision de la Politique Économique Nationale :

    Interdiction d’Exportation de tous les Produits :

    - Agricoles, Forestiers, des mines, pétroliers et de mer.
    - Révision de tous les Contrats Industriels.
    - Audit de tous les secteurs économiques et financiers.
    - Recouvrement de toutes les créances de l’Etat.
    - Audit de tous les Ministères etc.

    Voici l’essentiel de ce programme.

    Vos analyses devraient tenir compte de cet ensemble avant d’en commenter un segment.
    Ce programme a pour but, pour votre information, de permettre au Nouveau Gouvernement de mettre en place une Politique Économique Transparente, dans un environnement Politique saint. C’est pourquoi il est aussi chargé d’organiser les Élections Législatives.

    Nous pensons que cela nous permettra de tourner la page de la mauvaise gouvernance et la corruption.

    Mon frère Fofana,
    je suis enfin heureux que vous et moi retrouvions un langage approprié pour exprimer nos différences. Je dois cela à votre esprit de compromis et votre volonté de coopération.

    C’est pourquoi j’en profite pour vous informer, que nous sommes entrain de travailler avec certains frères juristes, afin d’amener devant la Justice Nationale et Internationale, tous les criminels de sang, qui se sont distingués pendant les derniers évènements douloureux de notre pays. Parallèlement à cette démarche, nous poursuivrons aussi tous les criminels économiques. Malheureusement votre nom existe sur cette liste.

    C’est pourquoi je profite de cette lettre pour vous faire une proposition :

    Volontairement, vous vous remettez à la JUSTICE RÉPUBLICAINE, afin que votre Honneur soit blanchie de toutes les allégations et rumeurs.

    Si pour une raison ou une autre, Les Tribunaux vous trouvent coupables de quelques crimes que se soient, je vous promets : Je me tiendrais inconditionnellement à vos côtés pour demander pardon à l’Etat et au Peuple. Il n’y a pas de crime impardonnable.

    Je pense que l’Afrique a besoin de tous ses enfants pour se libérer de la misère économique. Si Mathieu Kérékou et Obassandjo sont revenus pour servir leur pays respectif, pourquoi pas VOUS ? Rien n’est impossible.

    Je pense que la Voie du Salut pour vous passe par LA JUSTICE RÉPUBLICAINE.
    Si malheureusement, vous rejetez cette proposition, je n’aurais pas d’autre choix que de m’aligner avec mon PEUPLE dans sa quête pour la Justice contre vous.

    Notre défi à tous, vous et moi est de réconcilier notre Peuple avec son Histoire.
    Cela ne sera pas possible sans mettre fin à l’Impunité par les TRIBUNAUX RÉPUBLICAINS. Permettez de souligner que je ne vous lance aucun défi.

    Rien de personnel,
    Très fraternellement,

    Par Ben Daouda Touré
    Président de AFRAMGlobal Inc
    Membre Fondateur de l’ANDD et de Guinea-Forum
    Pour www.nlsguinee.com


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