jeudi 05 avril 2007
C'est parti ce jeudi 5 avril pour le début des travaux de la session ordinaire des lois à l'assemblée nationale guinéenne pour 45 jours.
En tout sept (7) projets de lois feront l'objet de discussions, d'examinassions et d'adoption par les députés pendant un mois quinze jours.
Au nombre de ces projets de lois, les uns aussi intéressant que les autres, on peut citer :
- le statut des partis politiques de l'opposition;
- la modification du code électorale;
- la création, l'attribution, la composition, l'organisation et le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI;
- les modalités de subvention publique des activités des partis politiques;
- des lois, des conventions et des accords relatifs au financement des projets à l'exploitation minière et à la production d'hydrocarbures etc.
Dernière session des lois pour le quinquennat 2002-2007, cette assise parlementaire en cours se tient seulement à trois mois de la de deuxième législative, prévue pour juin 2007.
A part ces projets de lois proposés par le gouvernement, le parlement examinera également d'autres projets de lois qui dans une large majorité tiennent des conditions que les partis politiques de l'opposition et la société civile qualifient de primordiales ou tout au moins de préalable pour aboutir à une élection libre, transparente et démocratique.
Ainsi, la session ordinaire des parlementaires guinéens qui s'ouvre ce jeudi portera à 110 le nombre des textes et lois adoptés par l'assemblée nationale de la 2eme législative qui prend fin en juin 2007 date retenue pour le renouvellement de la figure de l'hémicycle guinéen.
Par ailleurs cette session ordinaire, la toute dernière se prononcera sur les malheureux incidents survenus dans le pays courant janvier-février 2007 ayant fait des centaines de morts et des blessés graves ainsi que des pertes et dégâts énormes.
Devant les exactions causées à la population durant cette grève, l'on se rappelle d'ailleurs que les députés de l'assemblée nationale avaient catégoriquement refusé de reconduire l'état de siège qui était une répression de trop sur la population.
Au moment où se tiennent cette dernière session, l'homme de la rue et l'observateur se demandent quelle sera la position de l'assemblée nationale quant à la mise en place d'une commission d'enquête nationale et internationale pour les tueries de la dernière grève.
Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Tél. (+224)- 64- 30- 74- 06