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Guinée : Libéralisation des Ondes : l’Opposition s’est fait avoir.

 07 septembre 2005  

A l’annonce de la libéralisation des ondes, les guinéens, guidés par « leur petite opposition », commencèrent à distribuer des points au Gouvernement, confondant la Forme et le Fond. Nous avons préférés garder le silence, le temps d’avoir les textes sous la main.
Nous l’avons maintenant grace à la Nouvelle Tribune. (Merci Abdoulaye)

En effet, nous n’avons jamais cru et nous ne croirons jamais à un pouvoir dictatorial, quand il lâche quelque chose au nom de la Démocratie. Parce que cela est contraire à sa nature.
L’Opposition quand elle s’est laissée amadouée par la forme : « Libéralisation ».
La libéralisation des Ondes selon ce décret, est une coquille vide, de la poudre aux yeux.
Encore une fois, si les guinéens pensent qu’ils auront l’ouverture sur un plateau d’or, alors la Démocratie tant souhaitée ne sera pas pour demain.
En politique rien ne se donne.

Regardons le Décret par ligne et interprétons : STATIONS RADIODIFFUSION ET TÉLÉVISION PRIVÉE EN REPUBLIQUE DE GUINÉE

(La Nouvelle Tribune (Gn) 27/08/2005)
Présidence de la République
Secrétariat Général du Gouvernement
Décret, D/2005/037 PRG/SGG portant conditions d’implantation et d’exploitation de stations de radiodiffusion et de télévision privées en République de Guinée.

Le président de la République
Vu La loi Fondamentale en ses articles 7, 21, 22 ;
Vu La loi n°91/05/CTRN du 23 décembre 1991 portant Liberté de la Presse, de la Radio, de la Télévision et de la Communication en général ;
Vu La loi n°91/06/CTRN du 23 décembre 1991 portant création du Conseil National de la Communication ; Vu La loi n°95/01/CTRN du 18 mai 1995 portant réglementation des Radiocommunications en République de Guinée ;
Vu Les Décrets n°D/2004/010/PRG/SGG du 23 février 2004, n°D/2004/017/PRG/SGG du 1er mars 2004 et n° D/2004/019/PRG/SGG du 8 mars 2004, portant nomination des Membres du Gouvernement ; Vu Le Décret n°D/2004/081/PRG/SGG du 09 Décembre 2004 portant nomination du Premier ministre :

Décrète

Article Premier : Tout citoyen guinéen jouissant de ses droits civiques ou toute personne morale de droit guinéen, à l’exception des partis politiques et des confessions religieuses, peut créer, posséder, exploiter une station de radiodiffusion et/ou de télévision privées en Guinée, dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Article 2 : On entend par Station de Radiodiffusion et de Télévision Privée au sens du présent Décret, toute station au capital social détenu en majorité par des personnes physiques ou morales de droit privé et dont les émissions diffusées par ondes, câbles ou tout autre moyen sont destinées à être reçues directement par le public. Article 3 : Les Stations de Radiodiffusion et de Télévision privées sont classées en deux catégories : – Les stations commerciales ;
– Les stations communautaires.

Article 4 : Aucune Station de Radiodiffusion ou de Télévision Privée ne doit, ni directement ni indirectement, s’identifier à un parti politique, à une religion, à une région ou à une ethnie.

Elle doit veiller à ce que les émissions diffusées, respectent la dignité de la personne humaine et les exigences de l’unité nationale et de l’ordre public.

Article 5 : Nul ne peut détenir plus d’une station de Radiodiffusion et/ou de Télévision Privées à la fois.

Article 6 : Sous réserve du bénéfice d’un engagement international souscrit par la République de Guinée et comportant soit une clause d’assimilation au national, soit une clause de réciprocité dans le domaine de l’audiovisuel, aucun étranger ne peut posséder, directement ou indirectement, plus de 30% du capital social ou des droits de vote de l’entreprise audiovisuelle.

Article 7 : L’autorisation de création et d’exploitation d’une station de Radiodiffusion ou de Télévision Privée est délivrée par le Ministre de l’Information, après avis du Conseil National de la Communication.

Article 8 : Le Conseil National de la Communication exerce à l’égard des stations de Radiodiffusion ou de Télévision Privées :
– un droit général de contrôle de leurs programmes ;
– un droit de protection et de promotion d’une information libre, exacte et complète.

Article 9 : Les stations Privées de Radiodiffusion et de Télévision peuvent être requises pour exécuter, dans les mêmes conditions que les médias publics, certains services d’intérêt général définis par décision du Conseil National de la Communication.

Article 10 : Les Stations Privées de Radiodiffusion et de Télévision Privées peuvent recevoir des subventions de l’Etat ainsi que des Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Aucune Station de Radiodiffusion ou de Télévision Privée ne peut recevoir, directement ou indirectement, de l’aide d’un Etat étranger, sans l’autorisation préalable du Gouvernement.

Article 11 : Les Stations de Radiodiffusion et de Télévision étrangères, désireuses de s’implanter en République de Guinée, signent une convention d’établissement avec le Ministre de l’Information, agissant au nom du Gouvernement.

Article 12 : L’attribution des fréquences, leur gestion et leur contrôle sont régis par le Ministère des Télécommunications.

Article 13 : Le Conseil National de la Communication peut prendre, à titre conservatoire, des mesures de suspension d’une Station de Radiodiffusion ou de Télévision, pour une période de Soixante Douze (72) heures ou plus, dans les cas d’atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat, sans préjudice de poursuite judiciaire. La suspension et le retrait de l’autorisation sont susceptibles de recours pour excès de pouvoir devant la Cour suprême.

Article 14 : Un arrêté du Ministre de l’Information fixe les procédures de délivrance des autorisations.

Article 15 : Le régime des redevances et la fiscalité applicables aux Stations de Radiodiffusion et Télévision privées, sont fixés par un Arrêté conjoint des Ministres de l’Information et des Télécommunications.

Article 16 : Le Ministre de l’Information, le Ministre des Télécommunications, le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent Décret.

Article 17 : Le présent Décret, qui prend effet pour compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Conakry, le 20 août 2005

Général Lansana Conté

FIN

Nous demandons une fois de plus aux leaders des Partis Politiques de relire le texte. Ils verront que leur bataille pour la liberté d’expression a été submergée par ce texte.
Le Décret malgré sa beauté n’est rien d’autre qu’un ballon de pièges qui roule en direction de l’opposition « A TOI DE JOUER ».

Les Articles 1, 4, 7, 12, 14, 15, 16 sont les seuls articles de ce décret. Le reste n’est que de la Décoration.

Nous sommes dans un système de PARTI-ETAT. C’est à dire que le Parti au Pouvoir est l’Etat. Dans ces conditions à qui appartient la Radio-Télévision Nationale ?

Vous Sidya Touré, Vous Alpha Conde, Vous Jean Mari Dore, mettez-vous chacun à la place de Lansana Conte. Avec les pouvoirs exorbitants accordés aux Ministres de l’Information et de la communication par ce décret, je vous demande, nommeriez-vous des gens à ces postes qui ne soient pas vos « Fidèles ? ».

Considérant le pouvoir de la Radio et de la Télévision, si vous êtes chacun à la place de Lansana Conte, nommeriez-vous un homme « Neutre » au poste de Ministre de l’Information ?

Retournez au décret, et relisez les pouvoirs du Ministre de l’Information.
Répondez en toute sincérité à cette question :

Vous vous imaginez Lansana Conte et Cellou Dalein accorder LE Droit d’exploitation d’une Radio libre à BEN Daouda Touré ?

Eh bien mes frères, chaque Guinéen est un potentiel Ben Daouda Touré.

Dans un Parti-Etat, c’est le clientélisme d’abord, l’intimidation en suite et rien après. Dans ce cas précis, les Partis Politiques étant exclus des le départ, d’ou viendra la pression pour infléchir les décisions du Gouvernement ?

La Faiblesse de l’Opposition vient du fait qu’elle se contente de rien et de peu.
Aussi fait-elle toujours la lecture des décisions du Gouvernement à moitié.
Elle se fait toujours manipuler ou piéger.
Parce que Les Partis Politiques de l’Opposition font toujours une mauvaise lecture de la Cybernétique Politique.

La Cybernétique est la relation qui existe entre les différents Systèmes qui composent un Ensemble.
Dans notre cas, les Partis de l’Opposition ne font pas la relation entre les différentes Institutions « Neutres » et le Pouvoir en place. Regardons un peu :

L’Assemblée Nationale Illégale, faite de députés mal élus choisi par Lansana Conte.
La Cours Suprême, le Président et ses membres choisi et nommés par Lansana Conte.
Le Conseil Economiquue et Social Choisi et nommé par Lansana Conte,
Le Premier Ministre sans pouvoir désigné pour décorer sa « République »,
Le CNC, les Membres choisis et nommes par Lansana Conte,
Le Gouvernement est à 100% membre du Parti de Lansana Conte,
Dans ce système de Parti-Etat, quand on dit que les Partis n’ont pas droit aux Media-Audiovisuels, de qui s’agit-il ?

Il s’agit purement et simplement des Partis de l’Opposition.

Toutes les Institutions de l’Etat sont au service du Parti au Pouvoir.
Aucun membre d’aucune Institution ne passe devant l’Assemblée Nationale pour être approuvée. L’Assemblée Nationale elle même est Inconstitutionnelle.
C’est à partir de cet ensemble qu’il faut analyser le Décret.
Dans son ensemble ce Décret dit à l’Opposition : « TAISEZ-VOUS, NOUS PARLONS POUR VOUS ».

Il faut toujours faire la relation entre toutes Institutions et les Décrets qui les régit. Ces Institutions et leurs décrets sont complémentaires les uns aux autres.
Faire une lecture séparée de chaque décret ou de chaque Institution, c’est ne rien comprendre au Système.

L’espace qui sépare ces différentes Institutions Politique est la CYBERNATIQUE. IL FAUT ABSOLUMENT LA COMPRENDRE.
Cet espace n’est pas un vide, mais plutôt une relation bien calculée pour que ces différentes Institutions se complètent.

Vous ne pouvez pas avoir une Institution Démocratique conseillée par une Assemblée Législative Inconstitutionnelle, approuvée par une Cours Suprême Illégale, gérée par un Premier Ministre Corrompu et sans pouvoir, dans un système de Parti Etat régit par le clientélisme, le tout place sous la Bénédiction d’un Président Usurpateur. NON !
TOUT EST LIÉ !

Ce décret ne comporte aucune avancée démocratique. Encore nous vous demandons de ne pas oublier LA CYBERNATIQUE POLITIQUE. Il faut faire la relation entre toutes les institutions qui composent le système. Dans notre Système l’Etat est Tout.
Mieux, c’est l’Etat qui organise les élections, décide des résultats, sans Commission Indépendante, et maintenant ils disent aux Partis de l’Opposition :
« TAISEZ-VOUS NOUS PARLERONS POUR VOUS ».

La deuxième remarque générale est l’amalgame fait entre les Partis Politiques et la Religion. Placer les Partis Politiques et les groupes religieux dans le même cadre n’est qu’une distraction cynique. Dans notre Constitution la Politique n’a rien avoir avec la Religion. Et ceux qui ont écrit ce Décret sont ceux la même qui ont crée un « Ministère Islamique » (Son bureau est situé dans quelle mosquée ?).

Troisième remarque. A partir du moment où les Partis Politiques n’ont pas droit a leur Radio, à qui appartiendra la RTG Nationale dans notre système de Parti-Etat ?

Quatrième remarque : Pourquoi prévoir des subventions publiques pour une Radio-Télévision privée ?
Depuis quelle conception économique ou politique, les contribuables seront mises au service d’un projet Privé de communication, qui par excellence sera choisit par un Ministre d’un Gouvernement de Parti-Etat ?
Vous choisissez vos copains, vous nous demander de les financer ?
KPAO MORO ! Wallahi wo tèkèè !

Ce que nous déplorons encore une fois, est que les guinéens soient habitués à lire la forme et non le fond. Ce qui a marqué les Guinéens, n’est pas le décret qui soumet un peu plus les Partis politiques à l’Etat, mais plutôt la Nomination du Président du CNC.

Au lieu de s’occuper de l’Institution, des frères se sont laissés distraire par la Nomination de YACINE DIALLO comme Président.
Nous trouvons cela dégoûtant.

La lutte que nous menons n’est pas et ne doit jamais être personnelle, dirigée contre une personne ou associée à une vengeance. Par conséquent nous trouvons déplorable l’attention accordée à YACINE DIALLO. On aurait plutôt utilisé ce temps à lire et analyser le Décret.
Qu’on le veuille oui ou non une Institution sera toujours administrée par un homme. Et il n’a y a pas d’homme sans ethnie. Ceux qui font de la nomination de Yacine Diallo une affaire personnelle ou Ethnique sont loin de notre combat et ne servent pas la cause de la Guinée en tant que Nation.

Au lieu de vous intéresser à Mr. Yacine Diallo en tant que individu, relisez le décret et posez-vous la question de savoir, quelle est son Pouvoir en tant que Président d’une Institution ?
Aura t-il les mains libres de gérer le département ?
Cela est notre souci… cela devrait est le votre ..., ce qui compte c’est son apport en tant que Président. C’est en qualité de ses fonctions que nous porterons notre jugement le moment venu.

Nous n’entrerons jamais dans des débats mesquins et personnels. Ce n’est pas notre lutte.

Prochainement nous vous donnerons notre PROPOSITION.

M. Ben Daouda Touré
Member of African-American Business Association of Southern California
Membre Fondateur de Guinea-Forum
Président of AFRAMGlobal Inc.
Membre Fondateur de l’ANDD


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