jeudi 22 mars 2007
Mes chers compatriotes,
La guinée, depuis l'acquisition de son indépendance le 2 octobre 1958 s'est toujours considérée isolée, abandonnée par une bonne partie des pays du monde et des institutions internationales, parce que selon elle, ayant choisi la voie à la souveraineté, se débarrassant ainsi de toute supervision étrangère quant à la gérance de ses propres affaires.
Cette action guinéenne était considérée par les dirigeants de l'époque comme la cause de notre retard; les pays et les différentes institutions qui pouvaient nous aider, nous tournent le dos parce que nous avons choisi le chemin de l'indépendance, alors notre pays était considéré comme un état rebelle dont il faut se méfier.
Au fil du temps, le processus de développement de notre pays s'est vu au ralentis ou bien inexistant, pas de relations viables avec les autres pays, notre crédibilité s'est aussi vue détériorée bien que potentiellement très riche.
Aucune garantie pour nous sortir d'un système orgueilleux qui finira par s'installer bloquant ainsi toute réflexion sur le devenir de notre pays. En un mot aucun pour plaider la cause de la guinée devant les institutions ou les autres gouvernements pour un partenariat pouvant nous aider ne serait-ce que dans l'exploitation de nos potentialités.
Le peuple de guinée a souffert pendant près d'un demi-siècle et personne ne semble s'intéresser â la guinée. Nous avons vu l'intervention des nations unies, des Etats-Unis et de toutes les institutions d'aides dans presque toute la sous-région et dans presque tous les pays du monde ayant un cas similaire à celui de la guinee. Nous avons vu des grands débats ouverts pour la cause de tel ou tel pays, sponsorisé soit par les Etats-Unis, les Nations Unies ou les autres grandes nations défendeurs du droit des hommes et des peuples.
Mes chers compatriotes, nous devons comprendre qu'aucune porte n'est fermée â la guinée, il nous manque des personnes intègres et tenaces pouvant plaider notre cause et taper la porte pour qu'elle s'ouvre pour la guinée.
Un digne fils de la guinée vient de comprendre cette nécessité et s'envole pour sauver la guinée.
Après la marche des guinéens â Washington et â New York, le professeur Lansana Kaba va à la rencontre des responsables américains du Département d'Etat et finalement du congrès pour que notre pays la guinée ait aussi le privilège d'être écoutée pour enfin plaider sa cause devant les grands décideurs américains.
Cela est une première, et ça mérite une attention toute particulière de tous les guinéens car cela peut être une chance tant attendue pour la guinée de se développer et de se faire connaitre si elle ne l'est pas.
Mes chers compatriotes, notre apport pour le redressement de notre pays ne doit pas se limiter seulement à notre appartenance à l'opposition ou s'identifier à travers un parti politique, mais plutôt la recherche pure et simple des mesures d'accompagnement pouvant nous permettre de rehausser notre crédibilité et surtout faire en sorte que les grands décideurs sur le plan politique et financier s'intéressent à notre pays.
Malick Diané
Depuis Columbus-Ohio(USA)
Pour www.nlsguinee.com