jeudi 22 mars 2007
On dit chez-nous « quand le singe prend un nap sur une branche d'un arbre, soit son ventre est plein soit il pense instinctivement rejoindre une autre branche pour se sauver de ses prédateurs… »
Kasory Fofana est un bœuf noir parmi toute la race bovine blanche de la Guinée.
Est-ce la haine raciale ou ethnique ? Ceux qui ont vu Kasory avec la somme de six millions de dollar a la porte des États-Unis, ont-ils demandés humblement leur frère comment il a pu se sauver des douanes américaines pour garder cette somme d'argent dans sa poche ?
Vous savez, les réseaux d'espionnage (CIA, FBI) demeurent les sources d'information pour les médias et veillent scrupuleusement au blanchiment d'argent.
Connaissez la trajectoire que Kansory a suivie pour être à Baltimore ? Peut être George Bush Father et/ou Son l'attendait à l'aéroport de Conakry pour le parachuter à Washington.
Il a été annoncé l'arrivée très prochaine de Dalein, l'ancien premier ministre, la poule a-t-elle fini de couver ses œufs ou l'encre dans les stylos a mine est elle épuisée ou, les ordinateurs ne fonctionnent –manque du courant ?
Soyons honnêtes, la pensée des uns s'inscrit dans un schéma de racisme subtil suivi d'une haine ethnique envers Kansory. Il est rentré en même temps que Dalein dans le gouvernement, en plus Dalein a eu à diriger la primature avec toutes les lettres de noblesse qui l'accompagnaient dans ses déplacements. Vous l'avez suivi et adoré le best friend de Dalein tout en démystifiât honteusement son ami Kasory Fofana.
Parlez-vous du responsable des 60% du parc de camions au Foutah, les boutiques, terrains et villas qui logent tous les quartiers d'affaires de Conakry. La Guinée toute entière se lève et vous donne la mission d'investiguer sur le marché immobilier et matériel roulant afin de situer les responsables de fuite d'argent dans les caisses publiques (1995-20045).
En 1984, on n'est pas revenu sur le passé sombre de notre économie pour situer les responsabilités des uns et des autres. Immédiatement, les accommodations ont été faites pour assurer la période de transition avant l'ajustement structurel exigé par la Banque Mondiale. Il a fallu beaucoup de sagesse pour éviter la guerre des clans. On allait demander la source d'apprivoisement financier des groupes de danse (serèn, mamaya, les griots…) pour afin éviter la déconfiture de notre équilibre budgétaire.
Le secteur privé vit au dessus de ses moyens en Guinée parce qu'il reçoit improductivement de l'argent du secteur public. Un simple policier, formé pendant 12 mois à Kankan peut bien mener dans un ou deux quartiers une enquête sur les valeurs immobilières et situer les responsables en un temps très court.
Ne réveillez pas les morts, sinon ils reviendront nous demander les comptes. On n'a pas les mains propres, les générations avant nous, nous également, les étudiants, les marchands, les griots ont bénéficié de l'argent malsain directement des caisses de l'état.
Embarquons-nous dans le train de Lansana Kouyaté que nos parents ont raté depuis 1958 pour amorcer la 3ème République. N'accusons ni Sékou Touré pour l'abandon de l'économie au profit de la politique ou Lansana Conté pour avoir permis a tout le monde de s'enrichir sur l'argent des contribuables. Les deux, d'une manière ou une autre ont contribué à quelque chose dont les guinéens en profitent aujourd'hui.
BILALI Camara
Contact : bilalicamara1982@yahoo.fr
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