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    Le défi guinéen : Une démocratie adaptée

     jeudi 22 mars 2007   

    Le 1er ministre va constituer son équipe et, à sa décharge, je dirai qu’il aura choisi les meilleurs d’entre nous pour mener à bien le projet de société qui lui semblerait le mieux répondre à l’équation incompréhensible d’un pays dit très riche avec des populations misérables. Un pays qui se cherche depuis près d’un demi-siècle.

    Personnellement, je ne suis pas totalement satisfait du nombre de ministères qui, même s’il a été réduit de moitié par rapport au précédent gouvernement, reprend en fait la physionomie des standards classiques en la matière et je regrette :

    - des termes inadaptés comme «les nouvelles technologies de l’information» et «la recherche scientifique» dans un pays qui doit cibler ses besoins prioritaires pour des populations qui n’ont même pas les moyens de leur survie.

    - les postes de «secrétariat général» qui auraient pu être intégrés aux grosses structures existantes sous d’autres appellations. Un conseil du culte regroupant toutes les religions et sous le contrôle du ministère de l’intérieur serait mieux indiqué.

    Les «religieux-politiciens» ne doivent pas/plus être exemptés de la stricte séparation de tous les pouvoirs. Ils ont joué un rôle dévolu aux partis politiques pendant cette période transitoire; ça suffit!

    Il faut appeler les choses par leurs noms et j’ose espérer que des choses concrètes seront faites pour les professions libérales, les problèmes de société qui touchent les plus fragiles comme les personnes âgées et les handicapés condamnés à la mendicité par exemple. Il ne faut jamais s’arrêter en si bon chemin lorsqu’on a décidé d’innover. Il faut oser.

    L’objet de ces remarques n’est pas de polémiquer ou de se limiter au constat mais plutôt d’attirer l’attention sur les insuffisances ou les améliorations à apporter car rien n’est figé ad vitam aeternam. Le socle importe plus que les actuels récipiendaires qui passeront la main au fil du temps. Qui peut le plus, peut le moins!

    Nous avons beaucoup de défis à relever : l’auto suffisance alimentaire et énergétique afin de devenir le grenier de la sous-région et le 1er exportateur d’Afrique, le plein-emploi grâce à la refonte totale de l’outil d’Etat, les progrès dans tous les domaines grâce à la modernisation du tissu social. C’est ainsi que l’avènement de la Guinée-nouvelle se résumera par l’éducation pour tous, la santé pour tous, le bonheur de tout le peuple. Certaines mesures urgentes s’imposent.

    Je trouve que les budgets de fonctionnement d’un ministère sont si élevés qu’il faudra compenser ce gouffre par une 1ère mesure qui est la non attribution d’appartements et de voitures de fonction en attendant d’en réquisitionner par la justice et par la récupération des véhicules de tous ceux qui viendraient à quitter leurs postes. Ce serait une erreur politique inexplicable de passer des commandes de grosses cylindrées en catimini alors que les premières déclarations feront état des caisses (presque) vides. C’est attendu.

    La 2ème mesure serait de faire étalage de tous les biens des ministres, en Guinée comme à l’étranger, et de l’étendre à ceux qui occuperont les plus hautes fonctions de l’Etat. La même disposition restant valable lorsqu’ils quitteront leurs postes respectifs. Il faut le faire.

    La 3ème serait d’indiquer les voies et moyens ainsi que les objectifs à atteindre afin que nous puissions exercer notre nouvelle démocratie représentative avec expertise. Nous sommes disposés.

    La 4ème concerne le pouvoir de contrôle sur les suppléants. L’on se souvient encore de la cacophonie entre ministres du même gouvernement et la composition de l’entourage de plusieurs hauts-cadres de l’Etat où il fallait parler la même langue, porter le même nom ou affilié, venir de la même région … et plus si affinités!

    La nouvelle marque de fabrique à la guinéenne nécessiterait que cette équipe de choc soit mal aimée plutôt qu’encensée. Les malversations financières qui sont le 1er danger de la sécurité publique et qui ont fait de la Guinée le 4ème pays le plus corrompu au monde en 2006 et «number-one» en Afrique, ne devraient souffrir aucune tolérance ni le silence.

    A ce propos, nous attendons de savoir comment sera appliquée la décision du chef de l’Etat de tripler les salaires des militaires, sachant qu’une telle augmentation aura des conséquences, aussi bien sur les revendications des autres corporations, que par rapport aux mesures drastiques liées à la relance de notre économie. Les efforts devront être partagés par tout le monde et nous n’avons pas entendu les syndicats qui se battaient pour quelques pour-cent, à ce sujet.

    De tout ce qui précède, nous avons lu dans la presse française que 2 licences avaient été octroyées à des partenaires étrangers durant cette période pendant laquelle nous pensions que tout était bloqué. Les seules informations dont nous disposons sont la durée de 15 ans pour la licence téléphonique accordée à France Telecom et le nom de la compagnie américaine pour la licence pétrolière. De plus, le gouvernement français a apporté une aide financière aussi.

    Qu’en est-il? Qui a donné l’ordre? Qui a signé et combien nous rapporteront ces accords qui engagent notre pays? Ces informations tant attendues nous permettront de savoir s’il faut les dénoncer ou les avaliser, et si l’actuel gouvernement est vraiment décidé.

    La 5ème mesure concerne l’adaptation de notre démocratie aux futures échéances électorales. L’une des premières décisions que le 1er ministre devrait prendre, serait la suspension de l’agenda des échéances démocratiques par le report sine die des élections législatives si nous ne voulons pas nous retrouver avec une majorité face à un chef de gouvernement sans base électorale et sans parti politique pour le soutenir. Il tient sa légitimité du peuple et aura besoin d’avoir les coudées franges pour gouverner.

    A contrario, nous pourrions lui offrir un CDD (contrat à durée déterminée) jusqu’à la prochaine élection présidentielle avec l’obligation de ne pas se présenter. Je suis sûr qu’il réussirait mieux sa mission en étant fixé dès maintenant plutôt que de le laisser préparer un scrutin qu’il aurait toutes les chances de remporter en bâclant le travail pour lequel il avait été désigné.

    Nous pourrions utiliser cette période pour remettre à jour le fichier électoral, mettre en place une CENI (commission électorale nationale indépendante) définir un calendrier dès maintenant pour des législatives couplées à la présidentielle (formule garantie et économique). Aussitôt le report des législatives avalisé par toutes les parties, fixer une échéance qui permettrait de publier la cartographie et les listes électorales. Enfin, le jeu devrait être ouvert au point de permettre l’entrée de nouveaux acteurs non politiques dans la gestion des affaires de la Cité. A partir de là, que le meilleur gagne!

    Certains démocrates dans l’âme vont s’accrocher mordicus ou vociférer et d’autres carriéristes politicards vont monter au créneau ou aller jusqu’à créer des mouvements de foule. Mais si nous voulons analyser la situation réelle plutôt que de porter des œillères sur cette constitution, l’intérêt supérieur de la nation se trouverait dans le bon sens et la responsabilité.

    En plus, nous pourrions inclure au débat, non pas quelques amendements obligatoires avec tout ce que cela comporte d’incertitudes, mais savoir si cette constitution qui a été taillée sur mesure pour un homme qui n’en demandait pas tant, reste encore compatible avec notre volonté de démocratie civile, de démocratie participative et de démocratie adaptée.

    J’ai été l’un des pourfendeurs des décrets à l’ancienne mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Nous devrons nous en contenter en cas de blocage contre la volonté populaire car c’est la principale arme dont disposera le 1er ministre pour appliquer, voire, forcer les reformes en profondeur. A moins que nous ne voulions d’un chef de gouvernement enchaîné et tributaire du bon-vouloir des partis politiques «partisans».

    Les Guinéens ne croient plus à la politique et il est à craindre une défection de l’électorat en cas de consultations trop rapprochées. Cette défiance d’une partie des citoyens à l’égard des précédents élus est la résultante de l’état de décomposition de l’opposition qui n’a pas été à la hauteur et qui devrait se reconstruire avec une nouvelle génération citoyenne.

    L’actuel débat participatif dans les textes, dont je me réjouis, devrait se traduire par une véritable participation démocratique sur le terrain car une population informée ne se laissera pas abuser par «la politique du ventre» ni par reprend les élites dirigeantes qui ont la science infuse pour tout ce qui touche au débat public. Nous devrons nous enrichir de nos différences et tordre le coup à une forme d’intolérance qui a toujours prévalu dans notre pays : celui qui n’est pas avec moi, est contre moi.

    La rénovation de la démocratie à la guinéenne nécessiterait d’associer la population par l’apparition des comités citoyens sans tomber dans les travers du populisme. Nous saurons bientôt où va la Guinée avec de nouveaux acteurs politiques, une prise de conscience collective et la volonté d’aller vers une démocratie adaptée à nos réalités.

    Personnellement, j’embrasse cette vision citoyenne que j’aimerais partager avec la majorité des Guinéens. Toutes nos critiques doivent être assorties de propositions si nous voulons faire évoluer les choses. C’est trop facile de prendre un micro ou une plume pour manifester son désaccord mais il serait plus juste et plus honnête d’apporter la preuve contraire. Nous savons tous que la meilleure équipe gouvernementale au monde ne serait pas capable de résoudre tous les problèmes, toute seule. De ce fait, nous devrons mettre toute notre énergie pour la réussite du 1er gouvernement de l’ère «Guinée nouvelle» car son échec serait l’affaire de tous.

    Pendant que le Darfour se meurt au vu et au su de la planète entière, quelques «visionnaires» bien calfeutrés dans leurs acquis et éloignés de la rue, voudraient lui emboiter le pas. La Guinée est à la croisée des chemins et demande une implication citoyenne, responsable et collective de tous.

    Pendant que certains dansent le coupé-décalé, d’autres craignent le couplé-décalé. Il n’y a qu’une chose qui vaille présentement, c’est le moment de se mettre au travail en attendant l’heure des comptes. Nous n’avions que les yeux pour voir et pleurer! A présent, nous avons le cœur pour nous opposer, les mots pour le dénoncer et le verbe pour l’écrire.

    El Hadj Soumah, Paris – France
    Contact : esoumah@hotmail.com
    Pour www.nlsguinee.com


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