mardi 13 mars 2007
Il est difficile de traduire par des mots ce que j'ai vu dans notre pays, l'état de décrépitude et de déliquescence de notre société, de nos valeurs sociales, de notre économie, de notre monnaie et de la Guinée physiquement !
Survolant, notre capital Conakry, j'eu l'impression que le vol d'air France planait sur un pays qui venait de subir un bombardement. L'état poussiéreux des routes, des maisons et des véhicules, dénotait là, un état de régression et de recule sans précédent dans l'histoire de notre pays.
Après quatre années d'absence, le délabre et l'état de destruction physique du pays saute aux yeux d'un sourd, muet et aveugle !
Les grèves et les casses qui ont suivies ont achevés la descente aux enfers, d'un pays ruiné par un régime d'immobilisme, de clientélisme et de corruption sans précédent dans les annales de notre triste et pauvre parcours, depuis notre accession à l'indépendance le 2 octobre 1958.
Pauvre guinée, pays riche de son histoire, riche de ses ressources humaines et minérales, pauvre de ses dirigeants corrompus et apatrides !
Je commence mon pèlerinage sur le chemin me menant au Foutah Djallon, terre de mes ancêtres. Les barrages de fortunes destinés aux raquêtages des transporteurs par les forces de l'ordre, nous conduisit droit vers le chemin de l'enfer, cet enfer des routes défoncées, courbaturées et creux de la profonde guinée, celle qui se courbe et se recourbe sous le poids de la misère, engendrée par bientôt un demi-siècle de misère et de désespoir.
Les feux de brousse qui longe le parcours, n'en finissent pas de faire découvrir, un pays chaotique, sinistré et détruit par ses propres fils indignes, qui s'accrochent à un régime finissant et désuet.
Nous avons vu, un peuple debout, décidé à conquérir sa souveraineté, sa dignité et sa liberté, même au prix du sang de ses fils.
Cette volonté, cet engagement nous l'avons senti, palpé, reniflé et savouré !
Nous avons vu un pouvoir affaibli, un régime déboussolé et aux aguets, un Président décrié et contesté, face à un peuple déterminé.
Nous avons senti un fort et doux parfum, celui du changement, celui de la liberté et cela a vibré au plus profond de notre âme !
Un espoir est né et personne n'a le droit de trahir l'espérance du peuple, car la sentence d'une quelconque déception pourrai être terrible pour ceux qui en prendront la responsabilité !
Notre pays est ruiné, détruit et sinistré, nous avons le devoir de le reconstruire et de le mener sur le chemin de la paix, du progrès et de la prospérité.
Nous attendons la mise en place d'un véritable gouvernement d'hommes intègres et compétents, dont la mission sera de relever les énormes retards cumulés depuis bientôt 50 ans.
Nous espérons, que le nouveau Premier ministre, chef de gouvernement mesure la tâche qui l'attend, lui et son futur gouvernement.
La priorité des priorités, remettre les équilibres macro-économiques rompus en place, assainir les finances publiques, le fichier de la fonction publique, redonner de l'eau et de l'électricité et lutter contre toutes les formes de corruptions et de clientélisme.
Nous devons opter pour un véritable toilettage de la loi fondamentale, réaffirmer la laïcité de notre pays et le respect de la séparation des pouvoirs : L'exécutif, le législatif et le judiciaire.
Remettre les guinéens au travail, en leur assurant leur intégrité physique et la sauvegarde de leurs biens.
A bon entendeur...
Suite de notre compte rendu dans le prochain article...
Alfa Ousmane Diangolo BARI
Directeur de publication de Guinea-Forum
Contact mail : alfa_ousmane@yahoo.fr
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