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    Fin d’une grève : de la victoire presque assurée à une défaite presque « voulue »

     lundi 05 mars 2007   

    M. Lansana CONTE aurait donc « cédé » en nommant un premier ministre de son choix. Certains syndicalistes célèbrent ce qu’ils croient être leur « victoire ». Le choix fait par M. Lansana CONTE est donc le leur. Il se peut que l’homme désigné par un président massivement rejeté par l’ensemble du pays se révèle être une surprise heureuse, du point de vue de l’intérêt général, c’est-à-dire, celui de ceux qui n’osent plus espérer, même un repas unique quotidien.

    On peut toujours rêver. Le rêve n’est pas interdit. Laissons donc à M. KOUYATE le temps de prendre ses marques, même si la soudaineté de son apparition sur la scène politique du pays laisse nos concitoyens dubitatifs. Gardons-nous de tout procès d’intention.

    Toutefois, la réserve courtoise habituelle n’interdit ni interrogation, ni suggestion. Après tout, si « état de grâce » il y a, il sert aussi à mettre en lumière des zones d’ombre, et à livrer certaines grilles de lecture à nos compatriotes. C’est donc en citoyen libre, ayant activement participé à ce mouvement populaire, de là où je suis et avec les moyens dont je dispose, que je m’exprime.

    Le citoyen de base se réjouit à juste titre d’avoir fait « céder » M. Lansana CONTE. Il a l’impression de lui avoir imposé un premier ministre. Des syndicalistes sont célébrés, héroïsés. Certains d’entre eux seront vraisemblablement promus ministres dans très peu de temps. Il n’y a pas de mal à cela. Ils se sont « battus » pour ça.

    Mais, par honnêteté intellectuelle, il nous faut admettre que c’est l’action des organisations de la Société Civile qui a été décisive. Elle a durablement fragilisé un pouvoir déconsidéré par l’ampleur de la corruption au plus haut sommet de l’Etat. Dire cela, ce n’est pas amoindrir l’action des « syndicats ». C’est rétablir la réalité des faits. Les syndicats avaient des revendications matérielles immédiates (augmentation de salaire, emplois dans la fonction publique…). C’est normal. Ils étaient dans leur rôle.

    La Société Civile, dans toutes ses composantes non syndicales, à l’Intérieur comme à l’Extérieur, a pris en charge les problèmes vrais du pays (le pillage des ressources naturelles par des mafias associées du pouvoir, la jeunesse abandonnée, privée de toute espérance…).

    En mobilisant l’ensemble de nos concitoyens pour exiger le départ de tous ceux qui incarnent et représentent ce pouvoir, les représentants de la Société Civile ont à mon sens, saisi la nature réelle du problème de notre pays.

    C’est plus qu’une question de mauvaise gouvernance ou de revendication matérielle catégorielle. Il s’agit d’abord et principalement d’une question politique fondamentale : l’avenir proche et à long terme de notre Patrie commune.

    Quel avenir veut-on créer pour cette jeunesse innocente, abandonnée à elle-même.. Comment purger le pays du système Pdgiste et de ses héritiers, quel que soit le déguisement dont ils se seront affublés ?

    Dans la configuration socio-politique actuelle, nommer un premier ministre d’extraction Pdgiste, c’est au mieux pérenniser le système, au pire créer les conditions d’une guerre civile qui deviendrait inévitable. L’imprégnation sanguinaire et totalitaire des héritiers de Sékou TOURE les conduira inexorablement à exaspérer les populations qui prendraient alors des armes pour se défendre contre un système archaïque et criminel.

    Seule la Société Civile a eu cette intuition. Elle a répondu à ces graves questions en exigeant le départ de M. Lansana CONTE et du système Pdgiste.

    Les syndicalistes ne pouvaient qu’avaliser le choix de M. CONTE. Il n’y a pas à les suspecter de je ne sais quoi. Ils ont fait ce qu’ils pouvaient faire et comme ils savaient le faire. Mais, parler de syndicalistes ou de syndicalisme en Guinée, procède plutôt d’une utilisation extensive de cette notion. Car, le concept de syndicat est inséparable de la réalité de rapport de travail salarié contractuel sur fond d’exploitation d’une force de travail dépourvue de tout moyen d’existence, autre que sa force de travail. Or, cette réalité est tout à fait marginale en Guinée, en tout cas plus marginale ici, que dans tout autre pays de l’Afrique Noire. Il n’y a pas d’entreprises, ou si peu.

    L’Etat-employeur est quasi-fictif. Les salariés sont presque exclusivement dans la fonction publique. Et à mon sens, il serait inexact de dire que les fonctionnaires seraient exploités. Les petites activités économiques familiales (agriculture, commerce, transport, commerce, ateliers de réparation…) fonctionnent sur un mode primitif, c’est-à-dire parental ou clanique. Mis à part les fonctionnaires, la notion de salariat n’a quasiment pas de réalité en Guinée.
    Or, les responsables syndicaux fonctionnaires sont presque toujours désignés par l’administration, c’est-à-dire l’Etat. Il n’est pas rare qu’ils soient liés à un membre du gouvernement ou même à M. Lansana CONTE. On est ici dans la continuité du système Pdgiste d’inspiration communiste de type totalitaire. D’ailleurs, ils finissent tous par être ministres.

    On perçoit bien ici, le cheminement qui a conduit d’une victoire quasiment assurée, à une défaite préparée par ceux dont on pouvait penser qu’ils avaient enfin compris que la Jeunesse de notre pays ne pouvait s’en sortir que par un changement radical, lequel passe évidemment par le renvoi pur et simple de M. Lansana CONTE et de ses « amis ».

    Mais, que la Jeunesse garde l’espérance. La duplicité ne reste jamais longtemps victorieuse. Il me paraît souhaitable que les Organisations de Jeunes, de Femmes, de Scolaires et Universitaires se structurent en Organisations durables, non liées à un syndicat.

    La Société Civile a déjà acquis une légitimité, une respectabilité que les syndicats n’ont pas ou n’auront pas avant longtemps. Ce premier ministre, protégé et recommandé par M. Laurent GBAGBO, n’est pas le choix de la Société Civile, c’est celui de certains syndicalistes et de M. Lanasna CONTE...

    Et les manifestations de joie entendues parfois dans certains quartiers de Conakry à la nomination de M. KOUYATE, repose sur un malentendu qu’il faut avoir l’honnêteté de lever.. Les populations exprimaient la joie mesurée d’être débarrassées de M. Eugène CAMARA, et en aucune manière la nomination de M. KOUYATE que personne ne connaissait (hormis sa famille), il y a quelques jours. Le même malentendu avait été exploité le 3 Avril 1984.

    Les explosions de joie d’alors, avaient été frauduleusement interprétées par les membres de l’ex-CMRN (Comité Militaire de Redressement National) comme une approbation de la prise du pouvoir par M. Lansana CONTE, alors qu’il s’agissait pour nos compatriotes, de fêter le soulagement d’être débarrassés du système totalitaire criminel du P.D.G et de Sékou TOURE. Cet éclaircissement n’implique pas l’idée que M. KOUYATE est dépourvu de qualité. Le laisser supposer serait une malhonnêteté intellectuelle.

    Pour terminer, osons respectueusement faire une suggestion au tout nouveau premier ministre :

    Il est établi aujourd’hui avec certitude que les tueries des 22, 23, et 24 Janvier dernier ont été planifiées, organisées et réalisées par la Brigade Spéciale Autonome Présidentielle (B.A .S.P.) commandée par le colonel Mougnet DONZO.

    Or, cette brigade est une milice privée, surarmée contre l’Armée Nationale Républicaine laquelle est paupérisée et humiliée. Et le colonel DONZO a personnellement ordonné de tirer sur la foule pacifique de manifestants. Vous connaissez la suite. Plus de cent(100) tués, tous des Jeunes de moins de 25 ans.

    Monsieur le premier ministre, les deux premiers actes qui vous grandiraient aux yeux de tous vos compatriotes me semblent être ceux-ci. (Ne vous y trompez pas. Je ne suis pas le seul à le penser, même si je suis le seul peut être, à l’écrire.)

    1- Demander à votre « bienfaiteur » la dégradation immédiate du colonel DONZO, son arrestation et son jugement pour qu’il réponde de ses crimes contre des populations civiles désarmées et faméliques. Dans n’importe quel pays d’Afrique Noire aujourd’hui, ce colonel DONZO et ses complices seraient déjà rayés définitivement de l’armée et emprisonnés pour crime. Car, ce colonel est un vulgaire criminel de droit commun.

    2- Prenez sur vous d’exiger la dissolution immédiate de cette Brigade Spéciale Autonome Présidentielle (B.A.S.P.). Il s’agit rien moins que d’une armée privée au service d’une personne, financée avec les fonds destinés à l’Armée Nationale Républicaine. Ce qui explique ce paradoxe que l’Armée Nationale est paupérisée, mal payée, mal nourrie et désarmée.

    Tandis que la B.A.S.P. dirigée par le colonel DONZO se vautre dans un luxe insolent, tout en narguant les Jeunes militaires (hommes de troupes, sous-officiers, lieutenants, capitaines..).Et puisque vous vous déclarez partisan de l’Etat de Droit (ce dont tout Guinéen ne peut que se réjouir), vous comprenez donc que la notion de Garde Présidentielle n’est pas juridiquement défendable. Il s’agit d’une armée dans l’armée.

    Ce que la République accepte, c’est la Garde Républicaine, celle qui en principe, doit assurer la sécurité de la personne à qui le pays a confié une fonction présidentielle. Ce qui suppose qu’elle ne peut en aucun cas tirer sur une population désarmée, pacifique en colère. Ce n’est pas le cas avec la B.A.S.P.

    Cette brigade est à la fois une source d’insécurité intérieure, mais aussi un facteur probable d’instabilité. A partir du moment où une personne, fût-elle président de la république, peut créer une armée personnelle, elle le fait nécessairement pour de mauvaises intentions, ou contre une partie de l’Armée Nationale Patriotique.

    Le colonel DONZO vient d’en faire la démonstration.

    Voilà Monsieur le premier ministre, deux mesures simples, qui ne coûtent pas un centime, mais peuvent procurer au pays une quiétude durable.

    Jeunes Guinéens (armée, gendarmerie, police, civile, scolaire et universitaire) lis, fais lire ce document. Discutez-en partout où vous le pouvez.

    Mamadou Billo SY SAVANE, (Rouen), France
    Mon contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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