dimanche 04 mars 2007
Hier samedi 3 mars 2007, pour la première fois depuis que je vis à Montréal il y a de cela 17 ans maintenant, alors que je sortais d’un restaurant avec mes fils vers 20h, nous nous sommes séparés devant le restaurant je me suis retrouvée seule pour rentrer à la maison. La rue était un peu déserte derrière la pharmacie avec d’énormes quantités de neiges sur la rue Queen-Mary, devant le Collège Notre Dame; un homme de race blanche me suivant a sorti un chapelet d’insultes en français avec un accent québécois, me demandant de cesser d’écrire !
J’informe les guinéennes et guinéens lecteurs de mes écrits et ceux qui apprécient et m’encouragent à écrire; que je n’ai absolument rien à me reprocher en tant que citoyenne de Montréal; bien au contraire, (cette fois-ci je vais le dire sans vanité) que je me considère comme une très bonne citoyenne de Montréal et du Canada et je peux le prouver.
On m’a dit que l’on pouvait être victime de ses qualités à cause des envieux…!
Je crois cela possible. Je connais très bien mes droits et mes obligations en tant que personne et citoyenne. Les raisons qui me poussent à écrire sont à mes yeux justes, nobles et légales.
Il y a des gens qui choisissent d’aller grimper l’Himalaya, d’autres peindre, d’autres collectionner des voitures, devenir dictateurs!..., ressembler à Barbie etc. Moi j’ai choisi en toute connaissance de cause d’écrire dans le seul but de contribuer à la lutte pour la fin de la dictature et ses corollaires dans mon pays la Guinée.
Les québécois et les canadiens ne rêvent pas d’immigrer en Guinée! Mais la majorité des guinéens rêvent d’une qualité de vie qui se rapprocherait tant soit peu à celle des québécois et des canadiens. C’est le pays de mes ancêtres et de mes parents d’ailleurs ils font partie des victimes des conséquences de la dictature.
La majorité des guinéens ne rêvent pas d’immigrer; mais tous les guinéens rêvent d’une vie meilleure que celle qu’on leur impose par la dictature, pourtant ils sont chez eux! Un pays qui peut leur offrir tout s’il était bien géré et que les fruits des richesses bien partagés.
J’informe le gars qui m’a suivi mais qui ne voulait pas que je le dévisage adéquatement; que je n’ai pas peur de mourir! Comme je suis persuadée qu’aucun être vivant n’y échappera; et je crois aussi qu’il y a des choses pour lesquelles il vaut la peine de mourir et ce serait la dernière chose qu’ils pourraient faire pour compléter…une œuvre!?
Il vaut la peine de se battre pour la justice, sinon la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.
Donc à mes lecteurs, je vous dis que je continuerais à écrire, pour participer à la lutte contre la dictature dans mon pays la guinée avec mes mots car cela est efficace aussi. Cela ferait moins d’aventuriers guinéens et moins de gens qui ont besoin d’aide étrangère et tout le monde pourrait être gagnant comme ça…
Vive la Guinée libre de la dictature, de l’égoïsme et de l’opportunisme.
JE VOUS AIME.
Bilguissa BARRY
Montréal CANADA
Pour www.nlsguinee.com