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    Guinée : l'état de siège sera prolongé si la grève continue

     mercredi 21 février 2007   

    CONAKRY (AFP) - L'état de siège décrété en Guinée par le président Lansana Conté jusqu'au 23 février sera prolongé si la grève générale illimitée lancée par les syndicats n'est pas levée d'ici vendredi, a annoncé mercredi le président de l'Assemblée nationale Aboubacar Somparé.

    "Si la grève est levée, nous ne prolongerons pas l'état de siège, mais si elle n'est pas levée, nous le prolongerons pour préserver la sécurité" dans le pays, a déclaré M. Somparé, sans préciser la durée de cette éventuelle prolongation.

    Un communiqué du parlement publié mercredi a appelé les députés de l'Assemblée nationale à participer à une session plénière vendredi pour évoquer l'état de siège, décrété du 12 au 23 février par le président Conté face à une contestation qui paralyse le pays depuis plusieurs semaines.

    "Conformément aux dispositions de l'article 74 de la loi fondamentale relative à l'état de siège, les députés de l'Assemblée nationale sont convoqués pour une session plénière le vendredi 23 février 2007 à 10H00" locales et GMT.

    Le Parti de l'unité et du progrès (PUP) du président Conté est largement majoritaire à l'Assemblée nationale avec 90 députés sur un total de 114.

    La Guinée est en proie depuis janvier à des troubles déclenchés par une grève générale illimitée et des manifestations hostiles au pouvoir orchestrées par les syndicats, mais réprimées par les forces de l'ordre et qui ont fait au moins 113 morts.

    Les syndicats refusent jusqu'à présent de lever leur mot d'ordre de grève, lancé le 10 janvier et réactivé le 12 février, tant qu'ils n'auront pas obtenu le remplacement du Premier ministre Eugène Camara, jugé trop proche du chef de l'Etat, ainsi que la levée de l'état de siège.

    L'article 74 de la Constitution guinéenne prévoit que "le décret proclamant l'état de siège (...) cesse d'être en vigueur après douze jours, à moins que l'Assemblée Nationale (...) n'en autorise la prorogation pour un délai qu'elle fixe".

    L'activité économique du pays restait paralysée mercredi par une grève générale illimitée lancé depuis plusieurs semaines pour exiger un changement à la tête de l'Etat.

    Après plusieurs jours de blocage, les syndicats à l'initiative de la contestation ont renoué le contact avec les autorités avec deux rencontres "de concertation" tenues mardi et mercredi.

    "Nous avons remis les pendules à l'heure en expliquant que nous ne pouvons pas cautionner le maintien du Premier ministre", nommé le 9 février, a déclaré après la réunion de mercredi le porte-parole de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) Ousmane Souaré.

    Selon M. Souaré, les représentants du régime ont tenté de faire accepter aux syndicats le maintien à son poste de M. Camara, considéré comme honnête mais trop proche du président par les syndicats.

    "Nous leur avons opposé un rejet unanime et spontané. La balle est dans leur camp", a expliqué le porte-parole, indiquant également qu'aucune nouvelle rencontre n'était programmée pour l'instant.

    "Si nous levons le mot d'ordre de grève, la base ne sera pas d'accord", a confirmé Rabiatou Sérah Diallo, secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

    L'USTG et la CNTG sont les deux centrales syndicales qui ont lancé en janvier une grève générale illimitée suspendue 17 jours plus tard avant d'être réactivée le 12 février à la suite de la nomination de M. Camara.

    Les syndicats estiment que l'entrée en fonction du nouveau Premier ministre a violé l'accord signé avec les autorités le 27 janvier. L'accord prévoit notamment la nomination d'un chef de gouvernement de consensus et la libération des contestataires arrêtés depuis janvier.

    "Nous souhaitons l'application stricte de l'accord ainsi que la levée de l'état de siège", a rappelé M. Souaré après la réunion de mercredi, qui a également rassemblé les présidents de l'Assemblée nationale, du Conseil économique et social et de la Cour suprême, sous la médiation de chefs religieux et de membres du patronat.

    Des sources proches de la rencontre ont indiqué que les responsables religieux devaient s'entretenir "prochainement" avec le président Conté.

    Dans la capitale, le dispositif des forces de sécurité a été sensiblement allégé, avec la suppression des barrages filtrants à l'entrée du centre-ville.

    Militaires et policiers restaient cependant déployés en nombre à plusieurs points stratégiques de la ville.

    Les présidents du Liberia et de Sierra Leone ont exhorté leur homologue guinéen Lansana Conté, à "écouter les syndicats" pour éviter que la crise s'aggrave, a estimé mercredi la chef de l'Etat libérienne.

    "Nous avons dit au président de Guinée qu'il doit écouter les syndicats pour que la situation ne s'aggrave pas", a indiqué la président Ellen Johnson Sirleaf, dans un communiqué lu sur la radio publique libérienne.

    "Le président nous a dit qu'il était ouvert à toutes suggestions qui lui seront faites", a-t-elle ajouté, après son retour de Guinée.

    Mme Sirleaf et son homologue sierra-léonais Ahmad Tejan Kabbah ont rencontré mardi à Conakry le président Conté pour tenter une trouver une solution à la crise qui paralyse la Guinée depuis le 10 janvier et qui a déjà fait au moins 113 morts.

    Le Liberia et la Sierra Leone, ravagés pendant les années 90 par des guerres civiles aux fortes implications régionales, craignent que la crise en Guinée ait des répercussions chez eux, bouleversant une fragile et difficile reconstruction.

    SOURCE : AFP


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