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Afrique : La banalisation des pouvoirs sales
Afrique
 16 mai 2005  

Le malheur des uns est sans aucun doute, une leçon pour les autres, et en même temps, une excellente occasion pour une profonde interrogation. Mais que sommes-nous vraiment ?
Où allons-nous, de quoi demain sera fait, et comment nous en sortirons-nous ?

La trop bonne habitude de porter des accusations stériles d’opposants, d’agitateurs et d’aigris à l’encontre de quelques rares Africains qui par-ci et par-là résistent encore et refusent de succomber à l’air du temps qui voudrait voir dans les pires régimes totalitaires des instruments de paix et de stabilité, ne nous découragera point. Notre conviction n’a jamais cessé de grandir, sur le fait qu’un jour, demain ou après-demain, le monde entier se lèvera et nous donnera raison, applaudissant à notre passage en louant nos écrits comme des faits de guerre.
Qui donc a soutenu que des individus violents, tortionnaires du silence, faiseurs de misères, et responsables de toutes les épithètes négatives sur l’Afrique, étaient des saints, des amis fréquentables de nuit comme de jour, des types que l’on qualifie de grands hommes sans jamais consulter leurs peuples, et au point de couvrir leurs sépultures de gloire ?
Nous ne mêlerons pas notre voix à celles, banales et tardives, qui voient dans l’effacement d’Eyadema, un simple événement. Nous ne resterons pas au stade de la contemplation, ni à celui de l’injure. Ce que suscite en nous la mort de ce monsieur, c’est une profonde interrogation, après que sa vie nous ait inspiré le plus amer des dégoûts. Mais que voudrait-on en fait insinuer, en plongeant ce pauvre cadavre dans un débat sur une quelconque succession ?
(…)

La mise en scène togolaise est le symbole de toute notre mauvaise conscience et implique l’exposition au reste du monde, à la fois des limites de notre civilisation, et des travers de notre culture. Il ne sert à rien de verser dans des condamnations de circonstance, car le mal est profond, structurel et chronique. Et puis, le courage, l’honnêteté intellectuelle et un certain amour pour la vérité, exigent que nous disions sans détour, que l’affaire togolaise, est le même film qui attend le Cameroun, le Gabon, l’Egype et bien d’autres encore, si d’ici au jour du malheur imparfait, les rapports des forces en restent au stade où ils sont.
Il est bon de se souvenir que le schéma togolais renseigne beaucoup et articule tous les ingrédients d’une décrépitude tout à la fois morale, institutionnelle, politique et diplomatique. Mais pourquoi Paris devrait-il parler en deux temps et par deux voix, l’une du président Chirac qui exprime des admirations et des amitiés pour un dictateur sanguinaire, et l’autre du Quai d’Orsay qui exige le respect de la constitution ? Mais pourquoi devrait-on prendre tant de pincettes pour parler de criminels qui sont responsables de la mort de millions de personnes ? Combien d’Africains sont morts et combien mourront-ils encore à cause de la confiscation des pouvoirs par ces truands que l’on accueille en grande pompe au nom de ce qu’ils sont des chefs d’Etats ? Et si nous célébrions les traîtres de la France et de l’Amérique ? Nous vivons un drame permanent dont la disparition de monsieur Eyadema ne constitue qu’un des épisodes. Ne nous reprochez pas de cracher sur les morts, car certaines morts valent la célébration. Qui ne serait pas content des malheurs de son tortionnaire, son geôlier, son oppresseur ? La voix des peuples se perd toujours dans ce silence dont seuls les cœurs connaissent la substance, et les louanges si lointaines des autres, n’est rien du tout, sinon la meilleure preuve que le disparu servait les autres au lieu de servir les siens.

L’occasion est bien plus excellente, pour confirmer et soutenir nos moqueries inlassables à l’endroit de ces brouillons de circonstance que les pouvoirs sales appellent “ constitution ”. La dictature est le règne du pouvoir personnel, contre le peuple, sans le peuple, pour tuer et humilier le peuple. On décide de tout, de simulacres d’élections, de révisions constitutionnelles, de la durée des mandats, de la classification des citoyens en autochtones ainsi de suite et… etc. On prend ensuite appui sur quelques intellectuels affamés dépourvus de toute dignité et de tout respect de quelconques valeurs, pour s’affirmer Etat de droit.
La réalité dans la situation togolaise c’est que les militaires n’ont fait que exécuter un scénario conçu et imposé par l’illustre dictateur avant sa mort. Le président de l’Assemblée nationale comme tous les autres détenteurs de petits postes, ne sont que des faire-valoirs. Tout le monde là-bas comme ici, est au service d’un pouvoir personnel et familial tortionnaire, totalitaire et absolutiste. S’il faudrait nous trancher la tête, il faudrait tout au moins que nous ayons dit la vérité et dénoncé ce qui de notre avis, recouvre tous les scandales de notre mise à la marge du monde et les causes indiscutables de notre arriération. Il convient de rappeler qu’à l’époque de la folle rumeur sur la mort du chef de l’Etat camerounais, des cercles ethniques proches du pouvoir s’étaient déjà concertés pour décider de la mise à l’écart du président de l’Assemblée nationale dans l’éventualité d’une problématique successorale.
La montée en première ligne de l’Union africaine, de l’Onu, et de quelques autres instances respectables, traduit bien plus qu’un embarras, que l’adhésion à une nouvelle approche radicale et pragmatique concernant les questions africaines. C’est à une idée complètement neuve de la gestion du pouvoir, de son émanation et de sa dévolution qu’il convenait de se référer. Hélas, ce que nous découvrons avec plus de chagrin que hier, c’est que les pourfendeurs des criminels togolais, ne sont pas encore prêts à faire le saut pour dénoncer et interpeller les autres acteurs des drames de même nature en préparation. C’est ce que l’on dira du Tchad, du Cameroun, du Gabon, ou de l’Egypte qui importe. Il ne faut pas un ordinateur très sophistiqué pour entretenir les mêmes drames en perspective.
Il faut ainsi, s’interroger plus que l’on ne condamne, et anticiper sur les drames plus que l’on n’apporte des secours. Le gouvernement du monde ne saurait plus s’accommoder de pouvoirs qui enferment les peuples dans les régimes de plusieurs décennies par la force, l’humiliation et l’oppression. Il s’agit de dire non à ces génocides lents mais incertains, qui ruinent les intelligences, tuent les génies, et aggravent les fractures entre les nations. C’est parce que l’on a banalisé les pouvoirs sales, que la tentation d’instauration des monarchies obscurantistes, gagne du terrain en Afrique.
Les Eyadema n’ont-ils pas reçu récemment l’onction de l’Union européenne, au point d’organiser une fête qui s’est soldée par la mort d’une dizaine d’enfants innocents manipulés par les criminels du pouvoir ? La responsabilité de ceux qui de l’intérieur ou de l’extérieur encouragent ces régimes est lourde, et il n’y a plus de doute, que le jour viendra où, les procès forceront chacun à venir se répentir après avoir accepté la sentence des juges.

La mort de monsieur Eyadéma n’est pas en réalité un malheur pour les patriotes africains, c’est une belle occasion d’information, de renseignements, d’enseignements et de mise en garde. Pour tous ceux qui n’ont pas souvent compris le sens de notre lutte et des bruits vexatoires de notre plume, voici venu le jour de la vérité. Chacun peut mieux apprécier ce qui nous attend, et prendre conscience du piège dans lequel des régimes si méchants nous ont enfermés.
On nous a eu, en banalisant les pouvoirs sales, en nous faisant croire qu’il est normal qu’un individu s’accroche à un poste de responsabilité pendant des décennies, sans toujours rendre compte, et au nom d’une paix et d’une stabilité dont il est seul le bénéficiaire, renforcé par des comparses de l’extérieur.

L’éclairage de SHANDA TONME

Source: Alwihda - Le Messager


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