vendredi 16 février 2007
Les Etats-Unis sont extrêmement préoccupés par la crise en Guinée et la déclaration de l’état de siège.
Nous condamnons la suspension – même partiale – du pouvoir civil, l’utilisation de la force mortelle contre la population civile, la suppression des libertés fondamentales et le recul du processus démocratique.
Nous sommes extrêmement préoccupés par des rapports crédibles de graves violations des droits de l’homme.
Nous demandons aux militaires et aux forces de l’ordre de Guinée de faire preuve de retenue et de s’abstenir de commettre des actes d’intimidation ou de violence à l’encontre de la population civile.
Les forces armées, les forces de l’ordre et les civils du gouvernement de Guinée impliqués dans ces violations doivent être amenés à répondre de leurs actes.
Nous déplorons les actes de violence, notamment le vol et la destruction de biens par des civils et des non civils.
Le désordre qui règne en Guinée est le reflet d’un vaste mécontentement populaire causé par des décennies de mauvaise gouvernance.
Nous regrettons que les efforts déployés pour résoudre cette crise par le dialogue aient échoué jusqu’à présent. La déclaration d’état de siège et les restrictions aux libertés civiles qui l’accompagnent n’incitent pas au dialogue politique dont la Guinée a désespérément besoin.
Les Etats-Unis restent l’ami de la République de Guinée et du peuple guinéen. Nous demandons la suspension de l’état de siège avant l’expiration de la période de 12 jours, le retour des militaires dans leurs cantonnements, le rétablissement des libertés civiles, la reprise du dialogue politique et la restauration du pouvoir civil.
Nous invitons l’ensemble des Guinéens à engager un dialogue politique constructif et à utiliser les moyens constitutionnels mis à leur disposition pour amener les changements nécessaires à la résolution la crise et la mise en place d’une gouvernance démocratique efficace.
Ambassade des Etats-Unis d'Amérique en Guinée
Koloma, Conakry
République de Guinée