vendredi 16 février 2007
L’ONUCI prend des dispositions à la frontière Ivoiro- Guinéenne pour protéger le Processus de Paix, Annonce Abou Moussa
« En raison de la situation en Guinée, des dispositions sont en train d’être prises à la frontière ivoiro-guinéenne pour protéger le processus de paix en Côte d’Ivoire» a annoncé jeudi à Abidjan le Chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) par intérim, M. Abou Moussa.
S’exprimant lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, M. Moussa a qualifié de préoccupante la crise qui secoue la République de Guinée et souhaité que les Guinéens arrivent à trouver une solution pacifique et rapide à la tension actuelle.
Au titre des dispositions, M. Moussa a indiqué qu’elles étaient de deux ordres. Sur le volet humanitaire, le chef de la Mission par intérim a déclaré que les agences du système des Nations Unies étaient actuellement à l’intérieur du pays pour s’imprégner de la réalité et voir comment harmoniser leur action sur le terrain.
Sur le volet militaire, il a annoncé que l’ONUCI allait marquer sa présence à la frontière et dans les alentours par une augmentation des patrouilles pour une surveillance plus accrue.
Par ailleurs, abordant le dialogue inter-ivoirien de Ouagadougou à laquelle le Chef de la mission par intérim et le Haut Représentant pour les Elections ont été conviés par le facilitateur, le Président burkinabè Blaise Compaoré, M. Abou Moussa a indiqué que ni l’ONUCI, ni la communauté internationale ne prenaient part aux discussions.
Il a précisé que le but de cette présence était d’informer et de s’informer sur des points précis, sans donner plus de détails. Dans le cadre du suivi des pourparlers, il a séjourné dans la capitale burkinabè lundi et mardi derniers et jugé l’atmosphère entre les participants au dialogue encourageante. Il a émis l’espoir de voir les résultats être à la dimension des attentes des populations.
M. Moussa a réaffirmé la disponibilité de l’ONUCI et la communauté internationale à accompagner le processus de paix jusqu’à son son terme.
Le Haut Représentant pour les Elections en Côte d’Ivoire, M. Gérard Stoudman, a estimé, pour sa part, que des signes positifs étaient perceptibles du fait que « la CEI a passé la vitesse dans les préparatifs techniques pour être prête le moment venu »
Faisant référence aux activités de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la Commission Nationale de Supervision de l’Identification (CNSI) qui a lancé ce jeudi à Yamoussoukro, un séminaire de formation pour ses commissaires, M. Stoudman a estimé satisfaisant que ces deux organes soient actuellement en phase opérationnelle.
Communiqué transmis par l’A.P.P.A
Pour www.nlsguinee.com