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Guinée : QUE RESTE-T-IL DE NOS INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES ?

 28 août 2005  

La question est si récurrente qu'elle agace les premiers responsables des institutions républicaines de notre pays , ''piliers'' de la jeune démocratie qui a du mal à se frayer du chemin dans un paysage politique jonché d'obstacles de par la volonté des clans qui ne cessent de se former au sommet de l'Etat en vue de la succession du Général Lansana CONTÉ dont l'état de santé très critique fait de lui un incapable au regard de la loi pour conduire les destinés de notre pays. Mais comment alors la république de Guinée s'est-elle retrouvée dans le piège CONTÉ ?

Il n'est un secret pour aucun observateur impartial de la scène politique guinéenne que le Général Lansana CONTÉ a réussi à se faire des textes de lois taillés à sa seule mesure avant de trouver des hommes acquis à sa politique destructrice afin de l'accompagner dans sa gestion calamiteuse du denier public .

Si vous faites une lecture attentive de la constitution guinéenne , vous y constaterez que c'est un régime présidentialiste très fort que nous avons en république de Guinée. Tout commence par le président Lansana CONTÉ et tout lui revient également.Il est comme la majorité des chef d'Etat , le commandant en chef des forces armées , il nomme les hauts cadres dans l'administration civile tout comme militaire et dans les missions diplomatiques.

A ce titre , le Général Lansana CONTÉ nomme trois des cinq présidents de nos institutions républicaines à savoir : le président de la cour suprême , celui du conseil national de la communication et enfin le président du conseil économique et social est également fruit du décret présidentiel.Sans compter que le seul qui n'est pas nommé c'est-à-dire celui de la deuxième institution républicaine par ordre de préséance, est issu du parti au pouvoir , il s'agit du président de l'Assemblée nationale.

Au finish , toutes les institutions républicaines se retrouvent ainsi donc sous le joug du Général Lansana CONTÉ sans exclusive aucune.Leur fonctionnement laisse fortement à désirer. Le poids de l'exécutif est si fort que celui parmi les présidents de ces institutions qui va vouloir que les règles du jeu soient respectées aura sur sa tête la foudre du locataire de sèkhoutouréya.

Ainsi si nous faisons une radioscopie du fonctionnement de nos institutions républicaines nous serons tous déçu car ils sont tous des caisses de résonance de l'exécutif principalement de son président le Général CONTÉ.

Le parlement qui, dans les conditions normales contrôle les actions de l'exécutif , plane régulière sur lui , l'épée de damoclès de la dissolution en cas de ''désaccord persistant sur les questions d'intérêt national''. Et donc le Général peux dissoudre le parlement à tout moment , il suffit qu'il invoque un argument bateau pour y arriver.

Mais le plus grave est que les lois taillées sur la mesure du président ont fait de l'initiative des lois accordée aux députés une tête de boeuf sans la langue pour ne pas dire caduque ,car pour qu'un projet de lois initié par un député soit examiné par l'assemblée, il faut que la présidence de la république donne son accord de principe sinon le projet risque de finir ses jours dans les tiroirs au petit palais.

En effet l'un des fonctions majeures des députés est de pouvoir proposer des projets de lois capables de changer la donne favorable à ses électeurs sur les plans économique, social et politique, une fois cette prérogative contrariée , le représentant du peuple devient un instrument à la solde de l'exécutif face auquel il est censé être un contre pouvoir.

Ensuite tout président de l'assemblée nationale guinéenne qui est en odeur de sainteté avec le président CONTÉ, est celui qui est sans doute sa croix de transmission.L'expérience montre que les présidents qui se sont succédés à la tête de notre parlement soient toujours opposés au Général du moins dans les faits.Tout comme l'a été El.Boubacar Biro DIALLO , c'est le tour de El.Aboubacar SOMPARÉ de se retrouver dans son collimateur à la suite de son opposition réussie au mode de désignation du président de l'assemblée nationale.

Tirant les leçons ''amères'' du passage de Biro au parlement , le Général voulait que le mandat du président de l'assemblée nationale soit de un an non renouvelable , comme c'est le cas pour les présidents des commissions.Et pourtant la loi disposait que le mandant du président s'étend sur toute la législature c'est-à-dire sur une durée de cinq ans.Le bras de fer qui l'opposât à SOMPARÉ a fini par être remporté par ce dernier qui s'était fait entourer d'un ''fort'' mouvement de soutien des députés qui n'ont pas suivis la volonté du dictateur Général.

Il est aussi reproché à SOMPARÉ son ambition présidentielle de succéder au Général épuisé par la maladie, comme le lui reconnaît l'article 34 de la constitution.Ce dernier attend les pieds ferme le moindre empêchement du Général CONTÉ , mais les moyens pour y parvenir lui manquent cruellement tant il est un personnage controversé au sein de la mouvance présidentielle qu'au sein d'une frange importante de l'opposition ( FRAD ) qui ne reconnaît pas l'institution dont il est le président , mais aussi le président de la cour suprême qui doit déclencher le processus d'incapacité de président de la république ne lui est pas favorable du tout.A ce stade l'assemblée nationale guinéenne est devenue la réunion des collégiens dont le rôle se limite à la lecture de la loi de finance rectificative et des projets de lois du gouvernement dont ils avalisent à la première lecture.

Ceci nous amène à la troisième institution qu'est la cour suprême dirigé par un des faucons du régime du Général Lansana CONTÉ:Maître Lamine SIDIMÉ dont on qualifie de revenant à la suite du décès de Alphonse ABOLY dans un accident de circulation sur la nationale Conakry-Boké. Lamine SIDIMÉ est considéré par beaucoup de guinéens comme le pilier fondamental du pouvoir actuel, pour d'aucuns il est le concepteur , la tête pensante , à cause des rôles qui a non seulement joué avant l'adoption de la loi fondamentale au mois de décembre 1990 et ses multiples validations des élections truquées de 1993 et 1998.

Il dirige une institution qui connaît en premier et dernier ressort les contestations nées de toutes les élections en république de Guinée. Et justement c'est là que le sieur SIDIMÉ s'est montré serviteur de la cause du Général CONTÉ.Si quelqu'un est déçu du retour de Lamine à la cour suprême c'est bien le vieux Biro, et pour cause. Le parlement sous la présidence de El. Boubacar Biro DIALLO avait jugé nécessaire de se trouver un conseiller juridique vue l'immensité des tâches qui était les leur.

À l'unanimité les députés ont choisis le président de la cour suprême estimants qu'il était le juriste guinéen le plus instruit et le plus expérimenté. Une délégation conduite par le président de l'assemblée d'alors, Biro DIALLO, s'est rendue à la cour suprême pour faire part de SIDIMÉ le choix porté à sa modeste personne pour assumer cette fonction de conseiller juridique et de parrain de l'institution.C'était mal connaître l'individu.

À la surprise générale de la délégation , Lamine SIDIMÉ a rejeté l'offre en lançant à la figure des députés que son handicap est que si on lui demandait de choisir entre ce que dit la loi et la volonté du Général Lansana CONTÉ , qu'il choisira sans doute la volonté de CONTÉ.Voilà l'image que l'ancien président de l'assemblée nationale retient de Maître Lamine SIDIMÉ.

Son retour à la cour suprême n'apportera rien de bon au processus démocratique guinéen sinon qu'il est revenu pour tordre le cou à la loi pour préparer la succession de façon douteuse en faveur des éléments du clan CONTÉ.Les démocrates guinéens qui le connaissent déjà très bien , ne doivent rien attendre de lui.Jamais Lamine SIDIMÉ ne déclarera CONTÉ incapable à gouverner la Guinée quelque soit son état de santé.Au contraire l'homme s'évertuera à coup sûr à manipuler les textes de lois comme il a fait par le passé .

Quid du Conseil National de la Communication ( CNC ) dirigé par un des éminents confrères en la personne de Boubacar Yacine DIALLO. L'ancien Directeur Général de L'Office de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne ( ORTG ) aura du mal à faire oublier ses compatriotes de son image de grand éditorialiste au service exclusif du Général Lansana CONTÉ , dont il est à certains égards l'un des ''fils'' protégé.

Lorsque Yacine a démissionné de son poste , certains guinéens avaient crus dans un prémier temps que c'est parce que le journaliste en avait trop sur sa conscience du fait de ses nombreux éditos excessifs , il a fallu que le ''frondeur'' clarifie les raisons de son départ pour cause d'incompatibilité d'humeur d'avec l'équipe de l'ancien ministre de la communication , son camarade de promotion, Mamady CONDÉ.

Là nombreux étaient ceux qui ont dit que certainement le journaliste Yacine pensait que le chef de l'état n'a pas l'intention de le récompenser pour service rendu .Mais qu'à cela ne tienne, sa démission avait été perçue comme le fruit d'un grand courage qu'il faut saluer positivement surtout quand on sais que les rares guinéens qui avaient démissionnés avant l'ont fait à partir de l'extérieur du pays.C'est pourquoi certains leaders lui avaient ouvert grandement les portes de leurs partis politiques pensant que le journaliste allait se lancer dans la politique .

Mais Yacine a trouvé ''refuge'' au sein de la presse écrite privée par la création du bi-mensuel '' L'Enquêteur'' dont il était le Directeur Général jusqu'à sa nomination à la tête du Conseil National de la Communication ( CNC ).Aujourd'hui la question que l'on se pose est : Que peux faire Yacine pour le processus démocratique guinéen ?
Celui qui connaît la nature des relations qui lient l'homme au Général , sait qu'il sera beaucoup plus facile pour l'homme de sécuriser le travail de ses confrères contre les abus de certains faucons du régime , que de poser des actes qui mettront son maître en difficulté face l'opposition.

A ce titre , il n'est pas exagérer de classer Yacine dans le même camp que les deux autres présidents des institutions républicaines à savoir Lamine Sidimé de la Cour suprême et EL. Aboubacar SOMPARÉ du parlement.

Terminons notre tour d'horizon par le Conseil Économique et Social avec à sa tête Michel KAMANO , un autre cadre dont les qualités sont reconnues de tous ses compatriotes.L'on se souvient d'ailleurs de son passage très positif à la tête du ministère de la communication , il faisait partie des ministres qui faisaient parler moins d'eux dans le sens négatif.

Aujourd'hui à la tête du C.E.S dont les attributions essentielles se limitent à donner des avis sur les questions d'ordre économique , politique et social du pays , avis qui ne s'imposent pas à l'exécutif comme c'est le cas de la cour suprême et de l'assemblée nationale.Celui qui sait que le Général Lansana conté n'aime que donner des ordres à exécuter, dira que l'institution Conseil Économique et Social est là comme meuble meublant , pour compléter la liste des institutions républicaines dans la théorie seulement.

Conclusion , les présidents des institutions républicaines de la Guinée sont tous au service du seul Général Lansana CONTÉ ; aucun d'entre eux n'osera lui porter la contradiction jusqu'à le mettre en position de difficulté par rapport à l'opposition démocratique parce qu'ils sont tous convaincus que la chute du régime équivaut à leur départ ; c'est donc pour eux une question de survie que de la défense de la démocratie même s'ils sont présidents des institutions qui sont ailleurs des piliers de l'état de droit, donc de la démocratie qui reste à réinventée en Guinée.

Aboubacar SAKHO
Directeur de la Publication du site de '' L'observateur''


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