mercredi 14 février 2007
La dictature sanguinaire de Lansana Conté assoiffée du sang des guinéens en a fait couler à flots et à répétition à Conakry, Kankan, Labé, N’Zérékoré, Kissidougou, Mamou et bien d’autres villes du pays en ces mois de Janvier et Février 2007.
Des dizaines de citoyens sans armes ont été fauchés, la plupart à la fleur de l’age, sur ordre du dictateur assiégé, mais sans foi, ni conscience. Il avait déjà annoncé la couleur la semaine du 10 Janvier dernier durant sa rencontre avec les dirigeants syndicalistes en proférant contre eux la menace de les tuer comme il sait le faire et comme il l’a fait avec d’autres auparavant.
Avec d’innombrables personnes tuées ou blessées au cours des fusillades du début de l’insurrection à ce jour le bilan provisoire dépassant la centaine de morts deviendra malheureusement très lourd au fil des heures et jours qui s’écoulent.
Le dictateur et sa famille sentant le glas sonner pour eux cèdent à leur dernière folie: tuer, tuer, tuer… ces punaises de guinéens qui osent nier à Lansana le sanguinaire ce que Dieu lui aurait donné: le pouvoir et l’argent du peuple.
Pour cette dernière bataille contre l’héroïque peuple de Guinée, le bourreau ne lésine pas sur les moyens et les armes : des mercenaires importés de Guinée-Bissau et du Liberia, des fusils mitrailleurs et même des chars de combats on été mobilisés aux côtés de ce qui reste de sa soldatesque bestiale et apatride.
L’état de siège a été décrété. Ils n’ont rien compris ces guinéens; leur misère, leur manque de droits et de liberté ne sont pas autant de raisons pour se rebeller. Lansana-Dracula pourrait leur laisser des miettes s’ils lui collent la paix pendant qu’il continue de piller les deniers publics, s’abreuver du sang humain et préparer son fils au trône.
Un peu de sagesse petits guinéens! Ne lui donnez pas de fils à retordre, car il sait mieux que vous ce qu’il vous faut et qui lui aurait été révélé par Dieu: son droit de vie et de mort sur vous tous et celui de son fils après lui. La boucherie continue…
Pleure tes morts, peuple de Guinée, mais ne cède pas d’un iota ! Les jours du bourreau sont comptés.
Le 14 Février 2007
Par Dr Mamadou Touré
Pour www.nlsguinee.com