lundi 12 février 2007
Après avoir appauvri son pays, Lansana Conté s’accroche au pouvoir avec l’énergie du désespoir. Malgré une large contestation populaire de son pouvoir longtemps usurpé, le principal responsable de la débâcle actuelle, Lansana Conté l’apatride se résout à décréter l’état de siège pour mieux assouvir ses desseins machiavéliques.
Peine perdue mon Général, car état de siège ou pas, les guinéens ne désarmeront plus jamais face à la haine que vous leur vouez !
Pour mieux comprendre ce que le sinistre personnage de Wawa vient de faire, référons-nous à l’étendue du pouvoir qu’il vient de s’octroyer pour mieux broyer du guinéen.
L’état de siège permet à Lansana Conté l'extension des pouvoirs de police, leur transfert à l'autorité militaire, la création de juridictions militaires, etc.
Il est généralement décrété sur tout ou partie du territoire lorsqu'il y a péril imminent du fait d'une insurrection armée ou d'une guerre.
Bref, retenons que pendant l'état de siège, il y a un transfert de pouvoirs des autorités civiles aux autorités militaires. Ce qui fait craindre le pire aux guinéens compte tenu du caractère barbare des hommes en uniformes (Bérets rouges notamment).
A partir de ce soir, l’on peut affirmer que le pouvoir est exclusivement entre les mains des militaires guinéens avec pour commandant en chef le général Lansana Conté.
Cette mesure serait-elle destinée à renforcer un pouvoir moribond que les guinéens ont maintes fois rejeté, ou bien s’agit-il de l'ultime préparation d’une éventuelle succession de type militaro-mafieux ?
Lansana Conté veut-il dompter son armée de la base au sommet pour mieux introniser son fils sanguinaire, ou bien s’agit-il d’une dernière manœuvre qui vise à démobiliser les guinéens via des opérations d'intimidation, des assassinats ciblés, le terrorisme d’Etat,…?
Il est fort à craindre que la vie des leaders politiques et syndicalistes soit en danger. Lansana Conté n’hésitera pas à ordonner leur exécution car il les a tous avertis dès les premières lueurs de la grève. Tout le monde se rappelle de ces mots du tyran guinéen : « je vous tuerais tous, j’ai déjà tué… »
Nonobstant ce danger réel qui plane sur le pays, nos compatriotes sont plus que jamais déterminés à chasser tous les symboles de leur malheur. Ils sont prêts à braver menaces, intimidations et assassinats ainsi que toute sorte de pièges pour se débarrasser de ce régime de malheur...
Etat de siège ou pas, la mobilisation continue avec la plus grande fermeté car une dictature aussi diabolique soit-elle n’a jamais vaincu tout un peuple !
Victoire au Peuple !
Mr Ly Elhadji Baila
Pour la Rédaction de "Neoleadership"
Depuis Zurich, Suisse