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Guinée : Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) :
Le Coup d'Etat Mauritanien servira-t-il de modèle de transition ?

 28 août 2005  

Dans une déclaration du 3 Avril 2005 nous affirmions péremptoirement que le coup d'état du Togo après le décès du Général Eyadema Gnassimbe serait le dernier en Afrique de l'Ouest. En effet la réaction immédiate de l’Union Africaine d'abord, de la CEDEAO ensuite et de la, Communauté Internationale enfin nous avait fait croire que personne ne laisserait plus des militaires s'installer et s’éterniser au pouvoir.
La CEDEAO a toute fois réussi à faire reculer les notaires du Togo qui ont dû renoncer au pouvoir en se pliant à la légalité constitutionnelle (réaménagée par l'exclusion du Président de l'Assemblé et son remplacement par son vice Président).

Malheureusement le résultat obtenu n'a pu aboutir à des élections libres et non contestées et on peut même dire que le règne du Général Eyadema a été prolongé. L'action de la CEDEAO a permis simplement d'installer le candidat des militaires dans le fauteuil Présidentiel tout en faisant semblant de respecter en partie la constitution. En effet la Constitution doit être un tout et on se doit de la respecter entièrement si on veut restaurer la démocratie et l'Etat de droit dans un pays.

Le cas Togolais

Aujourd'hui les pauvres Togolais se trouvent encore plongés dans une autre dictature dont ils auront de la peine à se débarrasser. Il faut tirer les leçons de cette expérience en essayant tout d'abord de mieux préciser les objectifs poursuivis. Certains laissent souvent croire que les objectifs sont la paix et la sécurité, alors qu'on décrit plutôt une situation ou un état.

Comme disait le Président Houphouët Boigny la paix est un comportement. Pour les membres du G8 par exemple ce qu'il faut promouvoir c'est la paix et la sécurité. Si un dictateur peut maintenir la paix et la sécurité sans toutefois respecter la constitution on doit quand même le soutenir car il ne crée pas de problème à la Communauté Internationale (mieux vaut l'injustice que le désordre).

A notre avis les objectifs à poursuivre doivent être la liberté et la démocratie par conséquent tout Chef d'Etat qui bafoue la constitution doit être rejeté même s'il est un bon élève du FMI et de la Banque Mondiale sur le plan économique. Le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance pose clairement les problèmes mais constate que le défi à relever concerne son application intégrale.

Il faut cependant noter que les sanctions ne sont pas encore clairement indiquées pour être suffisamment dissuasives La Communauté internationale devrait tenir compte des risques d'implosion quand un peuple est opprimé; il ne faut pas conclure que tant qu'il existe un calme apparent le peuple est heureux (I'absence de guerre ne signifie pas qu'il y a la paix) .

L'exemple Mauritanien

Le coup d'Etat de la Mauritanie organisé par les piliers du régime de Ould Taya salué par l'allégresse populaire qui lui a conféré une certaine légitimité ainsi que le soutien de toute la classe politique, mérite d'être mieux analysé. La communauté internationale tout en condamnant par principe, ce coup d'état n'a demandé ni sanction ni insisté sur le retour à la légalité constitutionnelle.

Là encore nous pensons qu'on a voulu privilégier la paix et la sécurité. Tant qu'il y a de l'ordre et pas de victimes, on estime qu'on peut bien s'accommoder quelques entorses constitutionnelles. Aucune condition autre que celle de la limitation de la période de transition n'a été exigée des putschistes Mauritaniens.

L'opinion internationale doit savoir que partout où il existe la liberté et la démocratie la paix s'installe nécessairement. Mais il y a des dictatures où règne la paix et même la croissance mais cela n'est pas durable et se termine toujours dans le sang avec destruction des biens publics et privés (Libéria, Sierra Léone, Côte d'Ivoire).

L'objectif doit être de promouvoir le processus d'instauration de la démocratie et de l'Etat de droit en mettant tous les apprentis dictateurs en garde contre toute violation de la constitution (mieux vaux prévenir que guérir). Les périodes de transition qui doivent suivre toute alternance difficile doivent faire l'objet d'une attention particulière pour jeter les bases d'un Etat de droit et démarrer le processus démocratique.

Nous continuons de penser que les seules possibilités pour remplacer un dictateur solidement installé après une vingtaine d'années au pouvoir est soit la rébellion armée, soit un coup d'Etat militaire, soit des mouvements populaires. En effet le dictateur n'acceptera jamais de perdre les élections qu'il organise.

Cependant nous avons constaté que lorsqu’il y a de révoltes populaires, elles se réduisent souvent au pillage des biens publics. Quelles perspectives pour la Guinée ? En Guinée lors de la tentative de coup d’Et du colonel Diarra Traoré, les pillards (militaires et civils) qui ont attaqué systématiquement des biens de l’ethnie malinké n’avaient pas de revendication politique. Lors de la mutinerie des 2 et 3 Février 1996 les pillages ont visé les magasins de ceux qui semblaient être liés au Général Lansana Conté dont les biens n’ont pas été épargnés non plus A notre avis, en cas de départ prématuré du Chef de l’Et, il ne sera pas possible d’éviter les pillages sans l’intervention prompte et décisive de l’armée. D’autre part si on respecte la légalité constitutionnelle le Président de l’Assemblée usera tous les moyens pour se maintenir au pouvoir après les 2 mois d’intérim ; seule une période transitoire permettra d’organiser des élections libres et transparentes, à condition que l’intérimaire ne soit pas candidat.

En effet, si les militaires de Mauritanie ont été tolérés c’est qu’ils avaient compris qu’il fallait faire des concessions et montrer que leur seul objectif est d’organiser des élections dans un laps de temps limité à 2 ans au maximum et aux quelles élections ils ne pourraient pas se présenter. A notre avis c’est la solution qu’il faut adopter pour une période de transition, efficace; quel que soit l’intérimaire il ne doit pas être candidat aux élections.

Il peut arriver cependant qu’une période de transition ne puisse pas permettre d’avoir des élections libre et transparentes. C’est le cas de la Guinée Bissau où les élections ont été contestées par les divers candidats qui ont fait état de fraudes massives. En Côte d’Ivoire il semble qu’on s’achemine vers l’élimination du Président Gbago considéré comme un obstacle à des élections libres et transparentes. Ses chances d’être élu sont très minces et sa volonté de rester à tout prix au pouvoir est assez nette.

A Haïti et au Libéria la Communauté Internationale a réussi à faire partir en exil des Présidents qui disaient « démocratiquement élus ». Quelle que soit la formule de transition adoptée (légalité constitutionnelle, transition militaire, consensus politique sur une personnalité) il est indispensable de se concentrer sur l’objectif essentiel qui est d’obtenir des élections libres transparentes et crédibles acceptées par tous les acteurs politiques. Il sera nécessaire d’envisager la constitution d’un gouvernement de transition dont le »s membres ne seront pas candidats aux élections Présidentielles.

Ce gouvernement sera dirigé par un Premier Ministre dont la mission se limitera à : Préparer un Et des lieux pour établir un bilan exhaustif et fiable de la situation politique, économique et sociale du pays. Prendre des mesures immédiates qui permettront D’équilibrer les finances de l’Et et de soutenir la monnaie nationale Mettre fin aux abus de pouvoir des autorités Administrative, judiciaires et des forces de sécurité Lutte contre la corruption, le détournement de deniers publics, la fraude fiscale etc…

Ouvrir le paysage audiovisuel pour permettre immédiatement une expression plurielle des medias publics et privés. Lancer le processus électoral qui permettra d’organiser le plus vite possible des élections justes, libres transparentes et crédibles en partant des Communautaire, puis des Communales, ensuite des Législatives et enfin des Présidentielles. Nous pensons, pour conclure, que les lutte pour le pouvoir sont un fléau pour nos pays car les contestations électorales répétées débouchent toujours sur la rébellion et la guerre civile.

Seules des élections libres et transparentes acceptées par tous les partis permettront aux acteurs politiques d’évaluer de façon incontestable leurs poids politiques respectifs et garantir ainsi des périodes de paix, de liberté et de démocratie dans le strict respect des lois et de la constitution conformément au protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance ratifié par la Guinée en 2004. Laissons donc le peuple « peser » les politiciens par la procédure d’élections libres, justes et crédibles ! C’est le peuple qui est souverain.

Conakry, le 25 août 2005

Le Président de l’UFDG
Elhadj Bâ Mamadou


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