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    Guinée : Acceptons de faire face à l’histoire… !! (Suite)

     jeudi 08 février 2007   

    Il n’est un secret pour personne que le développement d’un pays peut se produire malgré l’inexistence ou l’insuffisance de démocratie, à condition que l’Etat n’ait jamais confisqué l’économie, que la liberté d’entreprendre et la répartition équitable des biens puissent êtres une évidence.

    Mais partout où la dictature politique se double d’une dictature économique, la pauvreté persiste, la précarité est entretenue par un système autoritaire et cynique. C’est un tel système qui fait subir l’immense majorité des guinéens depuis près d’un quart de siècle.

    Le « Général-roi Conté » s’est emparé de tout le pouvoir en institutionnalisant une pagaille insolente au plus haut niveau de l’Etat, à l’image bien évidemment du « Camarade Sékou Touré » qui, au lendemain même de l’indépendance s’était arrogé toutes les prérogatives en instaurant une dictature implacable interdisant toute initiative privée sur le plan économique, au nom de l’idéologie socialiste.

    Pourquoi certains guinéens s’obstinent alors et refusent toujours de faire face à l’histoire réelle et cruelle de notre pays ?

    En réponse à son long courrier qu’il m’a adressé pour une seconde fois, je voudrai affirmer dans cette brève parenthèse à l’intention de Monsieur Kouyaté – qui continue de réagir maladroitement dans une expression française à parfum suranné – que les jeunes guinéens ne doivent plus lire le passé de notre pays à l’envers.

    Qu’il est plus que temps de nous permettre d’accéder objectivement à l’histoire collective de la Guinée. Qu’on nous laisse au moins la liberté d’écrire du peu qu’on connaisse sur ce pays.

    Qu’il existe maints exemples de défaillances diplomatiques, de pendaisons arbitraires, d’emprisonnements injustifiés, d’illégalités manifestes, de règlements de compte inhumains, de bavures judiciaires à caractère régionaliste et ethnique des 2 régimes de la Guinée, on ne peut assurément pas le contester.

    Il faudrait encore rappeler qu’entre 1958 et 1971, sur 71 ministres et secrétaires d’Etat, neuf ont été pendus ou fusillés, huit sont morts en détention, dix-huit ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité, vingt remis en liberté provisoire et cinq se sont réfugiés à l’étranger ?

    Qui peut contredire l’injuste exécution de l’ex-ministre de l’intérieur Keita Fodéba, le créateur des ballets africains, et le colonel Kaman Diaby … ?

    Qui ne regrette pas la mort en détention de Diallo Télli, ancien secrétaire Général de l’organisation de l’unité africaine, de Karim Bangoura, de Lansana Soumah..., accusés de complot ?

    Peut-on ne pas s’accorder qu’à la suite de l’échec du débarquement du 22 et 23 novembre 1970, l’assemblée nationale érigée en tribunal révolutionnaire condamnait à mort une centaine de personnes, parmi lesquels des anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des ressortissants portugais et libanais ?

    Que dire des multiples chasses à l’homme orienté contre les citoyens innocents à l’interieur et à l’exterieur de la Guinée, par des hommes au solde de la révolution ?

    On peut citer ces abus jusqu’à nous faire couler les larmes et nous mettre dans une sorte de colère de diable.

    Par rapport à la dernière partie de son courrier où il prend naïvement la défense du « Général-roi Conté », j’aimerai faire comprendre à Monsieur Kouyaté que je ne continuerai pas à échanger avec un homme qui, lâchement accepte de perdre la face, s’exprime dans la confusion, refuse de s’engager dans une discussion saine et démocratique, récuse tout débat intelligent et patriotique.

    Je ne me plais donc pas de répondre aux niaiseries placardées dans un schéma de raisonnements subjectif et biaisé. Je lui conseille vivement de respecter la sagesse du proverbe arabe qui dit que « lorsque, ce qu’on a à dire n’est pas plus beau que le silence, se taire serait le mieux ».

    Pour permettre à Monsieur Kouyaté d’être à la hauteur du débat, il lui faut plonger dans des grands dossiers afin de comprendre que les profiteurs de l’économie guinéenne, ont toujours repoussé toute proposition liée à la transparence dans la gestion des aides économiques étrangères, puisqu’ils savent que toute transparence réduirait une bonne part de ces aides dont ils s’emparent pour eux-mêmes.

    Ainsi, en Guinée, les aides octroyées pour réduire les déficits alimentaires, encourager la politique agricole, construire des barrages électriques (tel Garafiri), réaliser des grands travaux d’investissements routiers, allouer des aides à l’enseignement (comme le PASE)… servent en majeur partie à construire des résidences secondaires pour les ministres et les hauts fonctionnaires, sous les yeux incrédules du « Général-roi Conté » qui joue d’ailleurs le chef d’orchestre incompétent.

    De tels cas précis, dont on pourrait allonger la liste jusqu’à l’engourdissement des citoyens, font toucher du doigt le lien organique entre dictature économique et celle politique qui permet aux gourous de ce régime de s’enrichir impunément et d’enrayer toute poursuite judiciaire qui, d’ailleurs n’existe pas dans notre pays.

    Dans le cas de la Guinée – il est toujours utile de le rappeler aux institutions financières – toute aide ou toute remise de dettes renforce inexorablement cette dictature.

    Les partenaires financiers n’ont visiblement pas compris la gravité du phénomène devant lequel ils se trouvent, à savoir que l’économie guinéenne est un malade qu’on a commencé à soigner alors qu’il était déjà mort.

    Seule une profonde contemplation de la conjoncture guinéenne et non pas se contenter des discours fortement laxistes des dirigeants, permettra de saisir pourquoi il est vain, du haut des canadairs financiers de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International, de l’Union Européenne, mais aussi des Fonds Saoudien et Koweitien, la Banque Africaine de Développement,…d’éparpiller des crédits sur l’économie du pays.
    Elle ne peut plus absorber utilement ces aides faute de volontés politiques évidentes c’est-à-dire qu’un organisme humain ne peut transformer directement l’énergie solaire faute de chlorophylle nécessaire à la photosynthèse.

    Les dirigeants guinéens sont corrompus, ils sont tous profondément coupables de l’impasse politico-économique que traverse actuellement le pays, et cela est tellement évident que le père noël n’existe pas.

    Il ne s’agirait plus aujourd’hui de nier la corruption lorsqu’elle existe, ni de disculper ceux qui, pendant toutes ces années en ont tiré profit. Les hommes et les femmes politiques, les élus et leurs principaux collaborateurs ont choisi la scène publique et prétendent en diriger, en influencer ou en contrôler les affaires. Ils sont donc de leur propre gré, ceux qui exercent les plus grandes responsabilités du pays. Ils incarnent la nation, en définissent les règles, en symbolisent les valeurs et en prennent les décisions. Ils se doivent d’être irréprochables, autant que faire se peut, et notamment de ne pas être critiquables sur le registre de l’argent.

    A partir du moment où l’on aspire au pouvoir, où l’on détient une fraction de la puissance publique, où l’on concourt à fabriquer des lois et à conduire le pays, on s’oblige à la vertu financière. Ils ne doivent en aucun cas pouvoir être soupçonnés de corruption.

    Il est logique et démocratique d’être plus exigeant avec eux qu’avec tous les autres guinéens. Il est légitime de contrôler ce qui peut l’être, de sanctionner ce qui doit l’être.

    Il faut être honnête de reconnaître que la corruption de la société politique existe bel et bien en Guinée. Son ampleur, son extension, sa généralisation ne vont qu’en s’aggravant.
    Il est naturel, légitime et souhaitable que la corruption politique soit dénoncée et sanctionnée. Elle ne l’est donc pas dans ce pays.

    Il est urgent et indispensable que la corruption civile soit désignée et pénalisée. Elle ne l’est pas non plus.

    Reconnaissons volontiers que notre pays ne fait qu’essuyer des échecs face aux corrupteurs et les corrompus qui s’enrôlent dans des mécanismes hautement sophistiqués et fermés. Les dirigeants n’en prennent pas conscience, ils ne se mobilisent nullement aujourd’hui et peut être pour l’éternité, parce qu’ils en tirent tous des profits de près ou de loin.

    Acceptons au moins ce qui est. Et ce qui est, est qu’actuellement la Guinée dans le concert des nations, ne mérite qu’un zéro pointé.

    Monsieur Soumah Alseny
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Membre de la rédaction de Guinea-forum
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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