jeudi 08 février 2007
Devant le massacre des Guinéens par le Général Lansana Conté soutenue puissamment par cette horde sanguinaire de mercenaires-Militaires venus de la Bissau, il est de la responsabilité de tout nouveau gouvernement, qu’il soit issu du consensus ou d’un coup d’Etat militaire, de suspendre les liens diplomatiques avec ce pays.
Photo : Le Carnage de Conakry : Manifestants innocents victimes de la rage sanguinaire de Lansana Conté et des Mercenaires-Militaires Bissau-guinéens le Lundi 22 Janvier 2007.
Il est inacceptable de grader des relations d’amitié et de bon voisinage avec Bissau après ce carnage de près d’une centaine de civils innocents, de plus 200 personnes blessées, pour des revendications les plus naturelles de vouloir vivre dans un Etat de droit et de bonne gouvernance.
Le massacre des manifestants du 22 janvier passé et le sang innocent qui a coulé en abondance à Conakry sous les balles de ces mercenaires Bissau-guinéens obligent la mise en place d’une « Commission Nationale Indépendante » pour enquêter sur le rôle de ces mercenaires dans ce massacre, leur extradition et leur jugement devant la justice.
Toute démarche contraire à cela serait une insulte à la mémoire de ces innocents Guinéens, insulte au peuple de Guinée qui pendant des années a sacrifié tant d’efforts humains, matériels et financiers dans la lutte de libération de ce pays au temps du PAIGC.
La Guinée a servi de base arrière, commande contrôle et de support logistique et financier pendant les années dures de la lutte de libération contre le Portugal.
Après tant de services rendus au peuple Bissau Guinéen, la Guinée Conakry mériterait mieux de la part des Bissau-guinéens.
Pour ceux qui ont suivi et continuent de suivre à la loupe l’évolution politique de ce petit pays ancré entre la Guinée Conakry et le Sénégal, il y a lieu de s’inquiéter sur l’avenir et la stabilité de la sous région.
En effet, le Sénégal a pendant des années, souffert de l’ingérence de la Guinée Bissau dans ses affaires intérieures en soutenant la rébellion casamançaise et continue toujours de payer le prix de cette immixtion. Bissau ne cache pas ses revendications territoriales au Sénégal et en Guinée.
La Guinée Bissau représente ce que le Rwanda représente pour la RD Congo, l’ex-Zaïre.
Pays pauvre, sans ressources minières, une déstabilisation de la Guinée Conakry ou tout un gouvernement moribond à la solde de Bissau, ferait l’affaire de ce pays en mal avec ses voisins y compris, son jumeau, les Îles du Cape Vert, qui, ayant anticipé le caractère égoïste et expansionniste des leaders Bissau-guinéens, avait demandé la scission entre les deux nations.
Alors que le Cape Vert se développe dans une démocratie florissante, la Guinée Bissau traverse des turbulences politiques internes qu’elle entend exporter dans la sous région notamment en Guinée Conakry et au Sénégal.
Il est tout àfait normal que le Président Bissau Guinéen se défende et défende son pays devant ces massacres horribles qui font le tour du monde, massacres perpétrés par cette horde de mercenaires-Militaires sanguinaires envoyés par Nino lui même. Mais les Guinéens de Conakry ne sont pas bêtes ou des idiots. Ils savent faire la différence entre les citoyens de la sous région. Ils savent reconnaître le Sénégalais, le Libérien, le Léonais, l’Ivoirien et le Bissau Guinéen.
Si les Guinéens de Conakry laissent impunie cette agression contre ces innocents, la prochaine intervention de l’armée Bissau Guinéenne sera encore plus meurtrière.
Tout gouvernement responsable demanderait des comptes au régime de Bissau Guinéen.
La grève en Guinée est une affaire interne et intérieure entre les Guinéens et il est inacceptable de tolérer l’intervention des forces armées de Bissau sous quelque forme que cela soit.
La légitimité, le nationalisme et le patriotisme du nouveau gouvernement seront testés sur son comportement face à cette ingérence Bissau Guinéenne et le bain de sang qui s’en est suivi.
Les coupables doivent être punis.
Les hommes passent et les institutions restent. Le nouveau gouvernement devra prouver face à des Guinéens et du monde qu’il n’est une clique de faux patriotes, en étant fermes pour établir tous les véritables acteurs du massacre du 22 Janvier 2007. C’est une des obligations nationales prioritaires.
Le sang du Guinéen de Conakry n’est moins cher que celui du Bissau Guinéen.
On n’a pas besoin de porter une loupe pour lire le tableau chaotique qu’offre la Guinée sous la dictature de Lansana Conté, cet « Homme-Animal », dans une agonie lente et fatale. Le temps et l’histoire sont les meilleurs juges des nos actes, mais cette fois ci, il faut que les Guinéens soient proactifs que justice soit rendue. Les Guinéens ont la responsabilité historique d’honorer ceux qui sont morts dans le champ de bataille contre cette dictature amer du Général Lansana Conté.
La Guinée Conakry va droit vers la catastrophe et les mercenaires Bissau Guinéens ont une part de responsabilité.
Les Guinéens qui vivent le long de la frontière avec la Guinée Bissau, notamment à Boké, Gaoual et Koundara, doivent assurer la fermeture de la frontière avec ce pays démon qui cherche a annexé la Guinée ou à la dominer par proxy.
« Ce sont les moyens de l’oppresseur qui dictent à l’oppressé les moyens de sa résistance ».
La lutte doit continuer par tous les moyens car, comme le dit, « ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire les grimaces ».
Les Guinéens doivent utiliser tous les moyens à leur disposition pour barrer la route a « le duo du Mal » que constitue Lansana Conté et Nino Vierra. C’est un duo caustique et mortel pour les Guinéens.
Dr Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD
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