mercredi 07 février 2007
Notre pays est à " l'article" du chaos, sur le fil du spectre de l'implosion sociale et du renouveau démocratique; d'où il faut sortir des sables mouvants de l'imbroglio constitutionnel, de la rhétorique juridique sans prise réelle avec les enjeux et exigences de libération nationale inéluctable de l'histoire immédiate.
Nous ne pouvons pas envisager le devenir social de notre pays sur les bases d'une constitution falsifiée, dévidée de ses principes démocratiques et de ses garanties publiques d'une vie politique civilisée, courtoise et pacifiée par des lois et débats démocratiques contradictoires pour des élections transparentes et des règles incorruptibles de gouvernance aseptisée.
Que les "néo"-conservateurs de l'ordre dictatorial Conté détricote la constitution pour y trouver des nœuds, pour y sceller dans des manœuvres dilatoires, un second souffle à leur parrain se rendent à l'évidence, que leur cause est usée et historiquement dépassée par le front social grandissant contre l'injustice sociale et la tyrannie.
Il va falloir s'incliner devant la certitude, l'évidence au Zénith de la volonté patriotique inflexible du peuple guinéen de changer de destin, d'en finir avec cette race de démarcation qui a scellé la destinée de notre pays dans des servitudes inhumaines et des calamités économiques dégradantes et infamantes.
Entre le pire et le moins pire, il faut choisir le moins pire, dit-on; en l'espèce, le moins pire est paré d'incertitudes terrifiantes, tant les risques de dérives sont constitutionnellement incontrôlables et humainement imprévisibles.
Un énième PM avec le plein de pouvoir, auréolé de l'onction populaire, comme sésame pour lutter contre la destruction massive de notre économie par la corruption de notre administration, crapuleusement menée par le gangster en chef Conté est une alliance contre-nature improductive. Cela reviendrait à vouloir différer le destin de notre pays dans un immobilisme funeste, de conflits d'intérêts antinomiques; en consacrant l'union d'un âne estropié et un cavalier borgne, pour des horizons illusoires de paix sociale lointaines, fuyants, aussitôt qu'on s'en approche.
Nous avons, ici et maintenant, le choix de nous épargner un bourbier désastreux du type " irako-ivoirien" avec ses effets collatéraux incalculables sur le plan humain et économique; sortir des griffes de l'exception culturelle guinéenne de la dictature meurtrière et du matérialisme consumériste autodestructeur de notre indépendance.
Nous ne pouvons pas nous soustraire à l'exercice inexorable de la lucidité et de la sagacité, pour exiger le départ inconditionnel de Lansana Conté et son aréopages de prébendiers non-recyclables. Sous peine de trahir en âme et conscience la mémoire des filles et fils de la guinée sauvagement assassinés sur les chemins de la liberté et de la dignité.
A situation exceptionnelle, des personnalités exceptionnelles qui doivent prendre leurs responsabilité devant les urnes de l'histoire. On ne peut plus continuer à nous faire désirer ce dont nous avons plus besoin, une magistrature monarchique de mauvaise foi obscène; encore moins nous créer un besoin d'acceptation servile d'un PM corvéable et taillable dans les besognes sordides et bassement matérialistes du clan présidentiel que nous ne désirons plus jamais.
Jadis, confinée dans les officines inhumaines des idéologues pedegistes recyclés, nos explorateurs locaux de la modernité démocratique, ont brisé le tabou du monopole de la parole politique, qui est sommée d'être en phase avec les exigences de probité et de loyauté au service des aspirations de la nation, pour porter le tocsin du changement démocratique, cause nationale depuis des lustres qu’ils n'ont pas la possibilité d'écarter sous quelques prétextes que ce soient. Car ce serait vain de tenter de noyer le poisson en acceptant un PM impotent qui n'aura jamais les coudées franches pour mener une vraie politique du changement.
Lansana Conté est un aventurier politique, mu par la seule volonté et égoïsme forcené de s'enrichir aux dépens du peuple guinéen et se maintenir au pouvoir jusqu'à mort s'en suive, le déluge. Il n'a jamais eu une stature d'homme d'Etat, de projet pour la guinée à part celui de le détruire en l'asservissant aux clans mafieux du type françafricain et à leurs ramifications à l'international. Il n'a ni l'éducation, ni l'instruction d'un général du genre ATT, pour impulser une vision moderne et résolument tournée vers l'avenir à notre pays ravagé par des décennies de privations.
Si cela était le cas, cela se verrait au bout d'un quart de siècle de pouvoir absolu et de gestion cataclysmique de notre économie.
L' insurrection sociale patriotique républicaine doit sortir de l'impasse de la solution illusoire premier ministériel , dissoudre les appels à minima de changement qui vont pas au-delà de revendications alimentaires, pour trouver son apothéose, dans une lutte sans merci , avec un afro-réalisme optimiste pour extirper et chasser l'épine Conté sis dans le pied de la guinée, pour mettre le peuple en branle pour sa renaissance et sa délivrance : l'ère Conté est désormais derrière nous.
Il faut invraisemblablement, être frappé de cécité politique ou être autiste aux attentes souveraines du peuple pour jouer les prolongations, c'est le moment ou jamais de chasser Conte du pouvoir.
Société civile, Partis politiques et Syndicats, toutes attitudes ou comportements contraires aux aspirations démocratiques et de développement seront désormais considérés comme un acte de trahison envers les priorités et exigences de libération immédiate de notre Nation sous coupe réglée d'une dictature impitoyable.
Le changement de régime est la seule constante sure pour la survie de notre pays comme nation prospère et libre.
Alpha Oumar Fela Barry
Contact : alphawin2003@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com