lundi 05 février 2007
La nomination d’un premier ministre quoi qu’il soit de consensus ne devrait pas apaiser le peuple guinéen parce que celui-ci ne serait que le sixième premier ministre de l’ère Conté et l’on sait bien comment ont fini ses prédécesseurs. Attendons de voir que celui-ci fasse les réformes nécessaires et s’attaque avec succès au clan présidentiel impliqué dans des détournements et trafiques d’influences à tous les niveaux pour enfin crier à la victoire.
Nous ne devons pas oublier qu’à chaque fois qu’un premier ministre s’est attaqué au clan du dictateur Lansana Conté, ou a engagé des réformes profondes, il a été viré ou contraint de démissionner (Lounceny FALL).
Ceci s’explique par le fait qu’un dictateur ne commande qu’à ses profits et Conté étant un prototype même du dictateur zélé, il est quasi impossible de cohabiter avec lui parce qu’il ne fait aucune concession sans contrainte.
MM. Sidya Touré, Louncény Fall ou Cellou Dallein Diallo, ne vous diront pas le contraire. Il faut être extrêmement prudent et surtout très vigilant pour ne pas tomber dans le piège tendu par Conté et les siens.
Le ras le bol des guinéens est clair et net ; donc on ne devrait pas se contenter du peu que l’on nous propose, surtout si nous pouvons rationnellement anticiper les effets des promesses qu’on nous tient.
Nous avons droit au bonheur au même titre que les autres citoyens du monde. A cet effet, nous sommes fatigués de souffrir à cause d’une minorité, nous voulons plus que jamais des personnes loyales ayant les compétences nécessaires pour offrir au peuple de Guinée un bien être proportionnel à nos ressources bien gérées.
D’ores et déjà, le dictateur doit savoir que nous ne lui demandons pas une doléance mais plutôt une obligation et s’il continue à s’entêter comme il sait le faire, nous redescendrons dans les rues de Conakry pour mettre un point final à sa présidence.
Une fois encore l’heure n’est plus à la fatalité ou à la résignation à vie, nous en avons marre de la mauvaise gouvernance, ou de porter des médailles de pays le plus corrompu au monde ou encore raser le bas du tableau à tous les niveaux.
Nous nous aimons notre pays, nous voulons progresser, et développer notre cher pays et nous n’avons plus de temps à perdre, ceux qui cherchent à jouer la montre pour se maintenir, ne doivent pas pouvoir nous divertir cette fois ci.
Les syndicats, partis politiques et peuple doivent faire marche commune et demander le départ immédiat et sans condition des trafiquants, pour former un gouvernement de coalition afin d’obtenir notre deuxième indépendance mais cette fois ci contre la dictature.
Y’en a marre de la dictature !!!
Nous devons nous lever et clamer haut et fort nos droits notamment à la bonne gestion, et une démocratie réelle qui favorise l’alternance et non la présidence à vie. C’est vraiment triste de voir notre pays sombrer dans les ténèbres de la dictature alors qu’un pays comme le Libéria qui après 14 ans de guerre civile, a réussie à instaurer une démocratie malgré toutes les tensions qui y règnent… Grâce à cette démocratie le Libéria réalise une croissance économique d’environ 8% en 2006 et a récemment réussie à annuler la totalité de sa dette auprès de la Chine soit environ 15 millions de dollars.
Pendant que nous qui avons tous les préalables pour se développer, nous affichons une croissance record en misère, qui fait de la Guinée l’un des derniers pays au monde si ce n’est pas le dernier.
A quoi servent nos gouvernants ? A se servir ou à servir les guinéens ?
L’état actuel des choses me laisse profondément croire, que la Guinée n’est pas gouverné, c’est pourquoi j’invite tous les guinéens à reprendre conscience celle que nous avions tous entre le 10 et 27 janvier 2007, pour trouver la solution à nos problèmes pendant que Conté et ses Charlatans ou acolytes (experts incontournables pour lui) sont entrain de définir le profil du futur premier des ministres.
En tous les cas, si nous voulons que la Guinée de demain soit une Guinée développée, synonyme de paix et de bonheur, nous devons agir maintenant car nos actuels gouvernants ont collectivement détruits le pays, donc l’héritage sera lourd de conséquences notamment le remboursement des dettes dont les guinéens n’ont jamais profités.
C’est pourquoi nous ne devons plus attendre, après environ 50 ans de dictature. Nous devons impérativement nous débarrasser des personnes et/ou clans qui nous mettent en retard, devenus encombrants pour nous et appuyer sur l’accélérateur.
Aujourd’hui en Guinée tout est à l’image du dictateur malade, l’économie malade, l’éducation malade, l’armée malade sinon elle ne soutiendrait pas un président comme Conté pour tirer sur un peuple qui clame son droit.
Même notre santé et malade alors comment se soigner ?
En éradiquant le virus de la dictature avant que tout le peuple ne soit contaminé.
Attention à l’effet de contagion !
Vive la démocratie et vive la SOLIDARITE
Mamadou chérif LY
Mail : lycherif80@hotmail.com
Pour www.nlsguinee.com